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Les ZEP dans les commentaires du projet de budget 2007

29 septembre 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable
  Sommaire  

Extrait d’un communiqué de presse du SNUipp, le 28.09.06 : Budget : toujours moins

Alors que les prévisions ministérielles estiment à près de 40 000 le nombre d’élèves supplémentaires qu’accueilleront les écoles maternelles et élémentaires en septembre 2007, le projet de budget envisage la création de seulement 500 postes dans les écoles publiques ! Pour le même nombre d’élèves le budget 2006 avait prévu la création de 750 postes, ce qui était déjà insuffisant. Contrairement aux annonces ministérielles le taux d’encadrement des écoles poursuivra une baisse entamée en 2003 : maintenir le taux d’encadrement nécessiterait la création d’au moins 1 000 postes supplémentaires dans les écoles.

C’est l’exigence que portent les enseignants du premier degré qui font grève ce jeudi 28 septembre.

Les besoins des écoles pour travailler à la réussite de tous les élèves sont bien réels : baisse des effectifs par classe, scolarisation des moins de trois ans, formation, remplacement, fonctionnement de l’école ...

Qui peut croire dans ces conditions à la volonté ministérielle en matière de scolarisation des enfants en situation de handicap, de Zone d’Éducation Prioritaire, de soutien et d’aide aux enfants en difficulté ou d’amélioration de la direction et du fonctionnement de
l’école ?

Le gouvernement doit revoir sa copie. Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à poursuivre l’action.

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Extrait du site du ministère, le 29.09.06 : Rentrée universitaire 2006 - projet de budget 2007

Le discours du ministre
(...)

Egalité des chances

Le troisième grand sujet de la rentrée universitaire, c’est l’égalité des chances.

C’est l’un des grands chantiers de notre Gouvernement, l’une des priorités que nous a fixées le Premier Ministre. Tous les Français souhaitent que l’Etat donne à chacun, quel que soit son milieu, la chance de progresser, de s’élever, et finalement de réussir.

La rentrée universitaire 2006 confirme cette volonté.

• L’ouverture sociale des filières d’excellence, notamment les classes préparatoires, progresse, comme l’a souhaité le Président de la République.
L’an dernier, j’avais demandé aux recteurs de se mobiliser pour favoriser les inscriptions en classes préparatoires d’élèves boursiers méritants. Résultat : le nombre des demandes a augmenté de plus de 5 %, et au moins 10 % d’entre elles émanaient d’établissements qui n’adressaient jamais de candidatures. Je vous reparlerai de l’ensemble de ce dossier prochainement.

• Un effort exceptionnel est décidé en faveur des étudiants s’installant pour la première fois. Le Premier ministre a annoncé la création pour cette rentrée de l’allocation d’installation étudiante (« Aline ») de 300 euros. Les premiers versements interviendront dès novembre. Quant au rapport Wauquiez, la concertation sur ses propositions se poursuit de manière constructive avec les organisations étudiantes, sous l’égide du directeur du CNOUS.

• L’opération « 100.000 pour 100.000 » permet aux étudiants de partager ce souci de l’égalité des chances : il s’agit d’encourager les étudiants des universités ou les élèves de grandes écoles à parrainer et soutenir le parcours scolaire d’un élève des collèges de l’éducation prioritaire et de lui donner le goût et l’ambition de poursuivre des études dans l’enseignement supérieur.

• L’égalité des chances concerne naturellement les étudiants handicapés. Des mesures leur permettront dès cette année de bénéficier de meilleures conditions pour passer les examens, comme par exemple la majoration du temps imparti, ou la conservation des notes sur plusieurs sessions. De plus, pour la première fois, 200 postes de professeurs seront réservés aux étudiants handicapés lors des recrutements d’enseignants au printemps 2007.

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Extrait d’un communiqué du SNES du 28.09.06 : Lycées et collèges : près d’1 enseignant sur 3 en grève

Sur la base des 200 premiers résultats de grève parvenus au SNES à 11h, il apparaît que la grève est suivie dans le second degré à environ 29%.

Ces résultats doivent être appréciés en les resituant dans leur contexte (tout début d’année scolaire, interrogations liées à la proximité des échéances présidentielles) Ils mettent en même temps en évidence la détermination d’une partie importante des personnels. C’est avec ces enseignants que le SNES entend convaincre la profession de s’engager dans la bataille qu’il mène contre les mesures catastrophiques que prend le gouvernement contre le second degré :

Plus de 6 000 suppressions de postes d’enseignant prévues à la rentrée 2007 s’ajoutant aux 20 000 postes déjà supprimés depuis 2003, soit le double de ce qui correspond à la baisse du nombre des élèves sur la période. C’est bien, en dépit des explications filandreuses du ministre, la qualité de l’offre de formation qui est atteinte : dégradation des taux d’encadrement, progression des effectifs de classe, suppression de nombreux enseignements.

Démantèlement de l’encadrement éducatif (surveillants, assistants d’éducation), laissant les établissements, notamment dans les zones difficiles, encore un peu plus démunis face à la violence.

Mise en œuvre du socle commun, de la « réforme » de l’Education prioritaire et de l’apprentissage junior qui vont renforcer la ségrégation sociale, notamment au niveau du collège.

Remise en cause inadmissible des « décharges statutaires » qui ne correspondent pas du tout, contrairement à ce que laisse entendre complaisamment G. de Robien, à des enseignants sans élèves, mais à la prise en compte de sujétions particulières (classes d’examen, post-bac, suivi des labos, etc.).

Le SNES appelle dès maintenant les établissements à interpeller les parlementaires à l’occasion du débat budgétaire. Il s’emploiera, en même temps à interpeller l’opinion publique et à peser dans le débat public des présidentielles pour que s’impose l’idée qu’il faut d’autres choix pour l’Education.

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