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Le MEN annonce puis annule une réduction des heures supplémentaires et de Devoirs faits pour la fin de l’année scolaire, y compris en EP

2 mai 2024

Économies budgétaires sur les heures supplémentaires : face à la polémique, l’Éducation nationale recule

[...] Fausse alerte. Contrairement à ce qui avait été annoncé, les économies budgétaires décidées par Bercy n’auront finalement pas de conséquences sur les dispositifs d’accompagnement des élèves pour l’année civile 2024. Plusieurs chefs d’établissement avaient en effet été prévenus par un simple courrier électronique de la suspension temporaire de l’accès à leur logiciel qui sert à déclencher le paiement des heures supplémentaires (HSE) et des indemnités pour missions particulières.

« Conformément à la priorité donnée à l’Éducation nationale par le gouvernement, le premier ministre et la ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse ont souhaité que les établissements scolaires continuent à disposer des moyens de mener à bien leurs missions », a finalement appris Le Figaro auprès de l’entourage de la ministre Nicole Belloubet. « En conséquence, la ministre de l’Éducation nationale a donné instruction pour que, dès demain, les académies recouvrent les moyens budgétaires initialement notifiés afin de poursuivre l’attribution d’heures supplémentaires dans les établissements ».

Dans le courriel d’origine, que Le Figaro a pu consulter, le ministère de l’Éducation nationale évoquait un « objectif de réduction du déficit public » après l’annulation des 10 milliards d’euros de budget de l’État sur 2024. Il y annonçait donc des « mesures de réduction des dotations en heures supplémentaires » et, en conséquence, un réajustement des dotations en HSE qui avaient été attribués aux établissements. D’après des sources syndicales, ce sont des coupes à hauteur de 100 millions d’euros qui avaient été envisagés, rapportent nos confrères des Échos.

Seulement quelques heures après son envoi, les syndicats et chefs d’établissements avaient fait entendre leur colère. « C’est un problème de nombre, mais surtout de méthode », s’était agacé auprès du Figaro Bruno Bobkiewicz, proviseur à la cité Buffon de Paris et secrétaire général du principal syndicat de chefs d’établissement, le SNPDEN. « On piétine notre autonomie, en termes de fonctionnement. Si on nous avait dit il y a des économies à faire, les collègues auraient regardé, ça aurait pu être un échange raisonnable », avait-il martelé. Et d’ajouter : « Le problème de fond c’est le “stop-and-go” permanent. Il y a eu le Pacte enseignant, les devoirs faits et tous ces dispositifs qui coûtent une fortune, puis tout à coup, il y a des retours en arrière. » Finalement, « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, cela vient après un certain nombre d’éléments qui contrarient la profession », avait tranché le représentant syndical.

Extrait de lefigaro.fr du 01.05.24

 

Les heures supplémentaires des enseignants réduites sans délai pour faire des économies

Le ministère de l’Education nationale a demandé aux recteurs de supprimer un tiers des heures supplémentaires relatives à des missions particulières. Mis devant le fait accompli depuis lundi soir, des chefs d’établissement informent les parents d’élèves de la suspension de dispositifs d’accompagnement, tels que « devoirs faits », dès la semaine prochaine.

Extrait de
lesechos.fr du 30.03.24

 

Dans les collèges et lycées, le retrait des heures supplémentaires pour la fin de l’année met le feu aux poudres

Dans le cadre des économies demandées à l’éducation nationale, les rectorats annoncent aux établissements la reprise de moyens. Une décision prise sans concertation par le ministère. Des effets sur les dispositifs d’aide aux devoirs, de soutien ou de remplacement sont redoutés par les enseignants et les personnels de direction.

Extrait de lemonde.fr du 30.04.24

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