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Le rapport de la Cour des comptes : approbation du syndicat des médecins scolaires et indignation du syndicat des infirmier.es

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La Cour des comptes au chevet de la médecine scolaire : le diagnostic est fait, le SNMSU-UNSA Éducation attend le traitement, et c’est urgent !

La Cour des comptes a publié hier une communication à destination de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale intitulée « Les médecins et les personnels de santé scolaire ».
La Cour des comptes constate, comme de nombreux rapports antérieurs, ce que le
SNMSU-UNSA Éducation dénonce depuis des années : pénurie de médecins de
l’éducation nationale, augmentation alarmante du nombre d’élèves par médecin,
organisation défaillante, absence d’évaluation organisée, cloisonnement des personnels consacré par le ministère de l’Éducation nationale, qui a contribué à une forte dégradation du service rendu aux élèves.
Les recommandations émises par la Cour des comptes emportent également notre
adhésion quand il s’agit d’unifier le service de santé scolaire, de revoir l’organisation de travail des différents professionnels de ce service (avec une amélioration de l’attractivité du métier des médecins de l’éducation nationale), d’améliorer les conditions de travail des professionnels de santé (par exemple rénovation des centres médico-scolaires et dotation en secrétariat) et de demander le rapprochement du corps des médecins de l’éducation nationale de celui des médecins de santé publique.

Lors de la présentation de leur rapport à la commission des finances, Mme Sophie Moati présidente de la troisième chambre et M. André Barbé président de section ont bien mis en évidence qu’une amélioration du service rendu par les médecins de l’éducation nationale ne demanderait pas de moyens supplémentaires puisque le budget alloué a été augmenté régulièrement, mais qu’elle nécessiterait surtout une volonté politique de réorganisation du service. Lors du débat en commission, les représentants de la Cour des comptes ont également renouvelé leur recommandation pour le maintien des personnels de santé scolaire dans l’éducation nationale, malgré les observations de certains représentants de groupes et de certains députés de la commission.
Le SNMSU-UNSA Éducation tient à souligner le remarquable travail des membres de la troisième chambre de la Cour des comptes et espère que les autorités compétentes explicitement désignées dans les recommandations se saisiront rapidement de ce rapport et de ses conclusions afin qu’il ne reste pas lettre morte, comme tant de rapports antérieurs.
28 mai 2020
Dr Claudine NÉMAUSAT
Secrétaire générale du SNMSU-UNSA Éducation

Extrait de snmsu.unsa-education.org du 28.05.20

 

Disparition de la santé à l’École
Communiqué depresse Snics-Fsu du 29.05.20
Une Cour des comptes injuste, perfide, et partisane

Sans surprise, c’est un rapport à charge qui, au travers de 10 recommandations, prône la transformation de la Mission de promotion de la santé à l’École en un « service de santé scolaire dans chaque rectorat et chaque DSDEN, en confiant sa direction à un inspecteur d’académie pour animer la collaboration des différents métiers ».

Cette institution, qui a la prétention d’avoir une vision globale des problématiques de la politique éducative sociale et de santé du MENJ, ne connaît et ne reconnaît pas l’ensemble du champ de la promotion de la santé à l’École, ni son objectif.
Partisane, elle occulte totalement les missions des infirmier.es de l’Éducation nationale !

La Cour des Comptes semble même être dérangée par la reconnaissance du rôle des infirmier.es par les élèves et la communauté éducative au sein des établissements.

Ce rapport est truffé d’inexactitudes, d’informations erronées voire totalement fausses. Chaque paragraphe peut être contesté.

Pourtant la Cour des Comptes affirme avoir la solution ! Sa solution magique est une posture médico-centrée, loin des besoins et des demandes des élèves, qui se résumerait à la création d’un service de santé scolaire et à la suppression des textes publiés en 2015. Quelle clairvoyance, un retour dans l’ancien monde des années 80 !

C’est un plaidoyer sans vergogne pour que les infirmier.es abandonnent leurs missions afin de réaliser la visite médicale de la 6ème année qui peut être pratiquée par 120 000 autres professionnel.les de santé en France, dont les médecins généralistes.

Tout serait donc bon pour supprimer du temps infirmier au sein des établissements scolaires.
Exit la responsabilisation de l’ensemble du Ministère de l’Éducation nationale ;
Exit la prise en compte des besoins de santé exprimés des élèves et étudiant.es ;
Exit la proximité au sein des établissements scolaires et les 18 millions de consultations infirmières ;
Exit la participation des élèves et des parents dans les projets éducatifs de santé qui les concernent au premier chef ;
Exit l’intelligence collective d’une équipe éducative et pédagogique pluri-professionnelle.
La réussite scolaire de tous-tes les élèves, objectif ambitieux de l’École et des infirmier.es de l’Éducation nationale, est reléguée au profit d’une politique sanitaire descendante menée par des expert.es en santé, en périphérie de l’École.

Mépriser le rôle primordial des 7 700 infirmier.es de l’Éducation nationale en matière de réussite scolaire, de prévention, d’éducation à la santé et d’inclusion est une fadaise.

En plus d’être inefficace, une telle orientation médico-centrée et partisane est inacceptable.

La Cour des comptes le reconnaît elle-même, « Faute d’une information statistique fiable et continue, l’évaluation de l’activité, de l’efficacité de l’action des personnels de santé est impossible ». Alors pourquoi si peu de vérité et d’humilité ?

Le SNICS FSU continuera de se battre à tous les niveaux contre ce démantèlement du concept de Santé à l’École.

Porter la voix des infirmier.es de l’Éducation nationale et la reconnaissance de notre participation au quotidien à la réussite scolaire des élèves par le biais des consultations infirmières, est notre priorité.

Extrait de snics.org du 29.05.20

 

Voir l’article "Les médecins et les personnels de santé scolaire" : un rapport sévère de la Cour des comptes (le Café, ToutEduc)
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