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Dans les Bouches-du-Rhône, un communiqué intersydical dénonce "une baisse historique et alarmante des moyens alloués à l’éducation prioritaire dans les collèges", liée, selon les syndicats, aux dédoublements dans le primaire

9 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

L’éducation prioritaire (déjà) attaquée dans les Bouches du Rhône

Où prendre des moyens quand ils sont insuffisants ? On sait qu’à la rentrée 2020 le ministère a prévu de supprimer 820 postes dans le second degré alors que l’on attend 30000 élèves supplémentaires. Dans les Bouches du Rhône, selon une large intersyndicale Snes Fsu, Se-Unsa, Cgt, Sgen Cfdt, Sud et Cnt, la croissance démographique dans le 2d degré aurait nécessité 60 créations de postes. Or seuls 12 sont ouverts. l’Inspection académique a donc fait le choix de prendre les moyens manquants dans les marges d’autonomie des établissements classés en éducation prioritaire pour combler le déficit de postes. Les baisses de moyen sont parfois considérables selon les établissements et déstabilisent les organisations pédagogiques mises en place parfois depuis de nombreuses années. Ce choix intervient alors que le ministère envisage une réforme nationale de l’éducation prioritaire qui supprimerait les Rep. D’une certaine façon elle anticipe sur cette politique. Le résultat déborde sur les Rep+ : certains collèges Rep+ perdent jusqu’à 30 heures (soit deux postes) selon l’intersyndicale. "Pour dénoncer ces choix injustes nos organisations appellent à une journée de grève et de mobilisations le mardi 10 mars", annonce l’intersyndicale.

Extrait de cafepedagogique.net du 09.03.20

 

Appel à la mobilisation des établissements second degré des Bouches-du-Rhône : Grève mardi 10 mars
Pour dénoncer ces choix injustes nos organisations appellent à une journée de grève et de mobilisations le mardi 10 mars.

Organisations signataires : SNES-FSU, SNEP-FSU, SE-Unsa, CGT Éduc’Action, SGEN-CFDT, Sud éducation, CNT

Dans un climat global de défiance des enseignants envers leur ministre, les organisations signataires dénoncent les conséquences de l’allocation insuffisante de moyens pour la rentrée 2020 dans les collèges et lycées du département.
Dans un contexte de hausse démographique, cette insuffisance se traduit notamment par une redistribution d’une large partie des moyens des collèges les plus défavorisés pour financer les nécessaires ouvertures de classes. Il en résulte une baisse historique et alarmante des moyens alloués à l’éducation prioritaire dans les collèges. Certains collèges REP+ situés dans les quartiers les plus défavorisés de Marseille vont se voir retirer, à effectif constant, jusqu’à 30 heures sur leur DGH !
Cette situation est la conséquence directe des choix politiques qui ont présidé à la construction du budget de l’éducation pour la rentrée 2020. En effet, afin de permettre des dédoublements dans des écoles de l’éducation prioritaire, notre ministre crée 440 postes dans le premier degré mais en supprime simultanément autant dans le second degré.
En se faisant à moyens constants, cette réforme ambitieuse censée lutter contre les discriminations scolaires se transforme en véritable désastre pour l’éducation prioritaire elle même.
Pour dénoncer ces choix injustes nos organisations appellent à une journée de grève et de mobilisations le mardi 10 mars.

Extrait de cgteducaix.ouvation.org du 12.02.20

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