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Deux appels collectifs en faveur du secteur associatif, de l’éducation populaire et du droit aux vacances pour tous

27 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Les associations Jeunesse et Education populaire demandent un plan de sauvetage et le maintien des colonies de vacances

Les pertes dues au confinement subies par les associations jeunesse et d’éducation populaire sont estimées à quelque 500 M€, estiment dans une tribune publiée le 23 mai par Libération plusieurs dirigeants des CEMEA, de l’UFCV, de l’ANACEJ, du CNEA, deux vice-présidents de la Ligue de l’enseignement ainsi que des politiques, députés ou élus territoriaux, des chercheurs... Ils ajoutent que ce montant "pourrait se multiplier en fonction du déroulement de l’été et de la rentrée de septembre" et préviennent que "les mesures économiques de l’Etat et les aides des collectivités déjà engagées ne suffiront pas à maintenir les structures la tête hors de l’eau". Ils demandent à l’Etat de "prendre toutes les mesures économiques nécessaires à la sauvegarde du secteur jeunesse et éducation populaire", y compris "des subventions exceptionnelles aux fédérations d’éducation populaire".

Ils demandent également le report du SNU d’une année. Les 30 M€ dédiés au Service national universel doivent pouvoir être réaffectés à ce "plan de sauvetage". Ils demandent aussi à l’Etat de "garantir le droit aux vacances pour tous les jeunes" : "les activités et départs en vacances avec les associations jeunesse et d’éducation populaire doivent être maintenus pour l’été 2020, avec la mise en place de mesures spécifiques permettant d’évoluer dans des conditions sanitaires exemplaires." Ils refusent toutefois "l’éventualité de leur infliger la ’double-peine’ du confinement au printemps et du rattrapage scolaire pendant l’été".

La tribune rappelle que le secteur représente "près de 6 millions de bénévoles et 680 000 salarié.e.s", souvent des précaires, et que "la crise aura quoi qu’il arrive un impact énorme sur le secteur". "Pour autant, passé le confinement, nous aurons besoin de nos associations pour répondre aux besoins essentiels de la population et de la société, en premier lieu la garde des enfants et leur indispensable ouverture sociale et culturelle."

La tribune

Extrait de touteduc.fr du 26.05.20

 

La crise sanitaire ne doit pas être une double peine pour les enfants, alerte un collectif de personnalités réuni autour du spécialiste des sciences de l’éducation Philippe Meirieu

Tribune. Avec la crise sanitaire, les associations jeunesse et d’éducation populaire sont menacées. L’arrêt ou la réduction d’activité même temporaire de ces structures met en danger l’accompagnement quotidien de millions de jeunes, avec des conséquences qui peuvent devenir dramatiques sur les parcours individuels et sur la cohésion sociale. On parle ici des centres de loisirs, des centres socioculturels, de l’action culturelle populaire, des centres et séjours de vacances, des classes transplantées, des habitats jeunes (FJT), des actions de mobilité internationale, d’animation scientifique, de formation à l’animation, de sport pour tous et toutes, d’accompagnement à la scolarité, d’accompagnement des projets, de prévention, des associations de quartier… L’éducation populaire est dans le quotidien de beaucoup d’entre nous ou de nos enfants ; c’est avant tout un vecteur de lien social et de construction du collectif, au cœur des territoires urbains comme des territoires ruraux.

Extrait de liberation.fr du 23.0520

 

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