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Une enquête du Monde sur l’association SOS Education et sa "galaxie conservatrice".

21 octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

De SOS Education à la « santé naturelle », voyage dans la galaxie conservatrice des Laarman

Pionnière du militantisme par marketing direct, cette famille a créé et fait fructifier en trente ans un réseau d’associations qui sont autant de produits d’appel pour récupérer dons et fichiers d’adresses.

C’est un sondage comme beaucoup d’autres, réalisé par l’IFOP, et publié mardi 15 octobre dans Le Figaro. On y apprend que les parents ont un « jugement sévère » à l’encontre de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale.

En regardant dans le détail cette enquête, aux côtés de questions classiques sur la qualité de l’enseignement ou le nombre d’élèves par classe, on trouve aussi plusieurs questions sur la sécurité, ou le « niveau de mixité ethnique, sociale ou culturelle » des établissements. Des thèmes qui intéressent beaucoup, depuis près de dix ans, l’association qui a commandé ce sondage : SOS Education.

Début octobre, elle avait fait l’objet de critiques de la part de parents d’élèves, dont les enfants lycéens avaient reçu par la poste un « référendum » dénonçant le « pédagogisme » des « syndicats jusqu’au-boutistes » qui « gangrènent l’éducation nationale », et réclamant « de vrais cours de morale, de civisme et de politesse ».

Interpellée sur les réseaux sociaux par plusieurs parents mécontents, l’association a plaidé l’erreur de l’un de ses prestataires. Ces courriers n’auraient pas dû être envoyés à des moins de 18 ans, comme le veut la loi. « Nos contrats sont très clairs : les fichiers doivent évidemment être expurgés de tous les mineurs, a précisé au Monde Sophie Audugé, déléguée générale de l’association. Une erreur, cela arrive. »
Fonctionnement très américain

Ce n’est pourtant pas la première « erreur » de SOS Education, qui a eu son quart d’heure de célébrité en 2007 en s’opposant à l’exposition « Zizi sexuel », du dessinateur Zep. En 2017, un hiérarque de l’association avait aussi utilisé une fausse adresse mail au nom d’Emmanuel Macron pour envoyer une pétition provenant d’un site d’extrême droite, Damoclès. Un site tenu par Samuel Lafont, militant conservateur libéral, longtemps salarié d’une association sœur, qui milite, elle, contre le « trop d’impôts » : Contribuables associés.

Bienvenue dans une galaxie vieille de trente ans, aux idées bien arrêtées et aux méthodes marketing agressives. SOS Education n’avance en effet pas seule. Elle partage le même « ADN » que plusieurs structures : Contribuables associés, mais aussi Sauvegarde retraites ou l’Institut pour la justice, par exemple. Toutes portent une vision de la société à la fois conservatrice et économiquement libérale. Surtout, toutes ont été fondées ou dirigées par les membres ou les proches d’une même famille : les Laarman.

Extrait de lemonde.fr du

 

SOS Éducation crée une MasterClass inédite !

Elle est dédiée aux enseignants de CP en activité ou actuellement en fin de formation, débutants ou plus expérimentés, désireux de connaître ou d’être initiés à la méthode d’apprentissage de la lecture et de l’écriture selon la méthode Cuissart.

Cette MasterClass de 3 journées se déroulera au siège de SOS Éducation à Paris, pendant la deuxième semaine des vacances scolaires, du 28 au 30 octobre 2019.

Cette MasterClass permettra à une douzaine de professeurs de CP d’entrer dans le détail d’une méthode combinée de l’apprentissage de l’écriture et de la lecture qui a fait ses preuves.

11,5% des jeunes âgés de 16 à 25 ans sont en difficulté de lecture et la moitié d’entre eux peut être considérée en situation d’illettrisme.

On sait tous que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture se joue dès le plus jeune âge, et notamment en début de primaire.

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer a publié, en 2018, le guide « Pour enseigner la lecture et l’écriture au CP » qui recense les bonnes pratiques à adopter en classe. La méthode syllabique est reconnue comme étant la plus efficace, car elle permet d’intégrer les mécanismes de déchiffrage indispensables pour automatiser et acquérir une lecture fluide.

Extrait de soseducation.org

 

SOS Education au coeur d’une galaxie militante et entrepreneuriale (Le Monde)

Dans son édition datée de ces 20 et 21 octobre, Le Monde décrit la "galaxie" et le "business" dont "SOS éducation" est "la vitrine", à l’occasion de la publication d’un sondage IFOP qu’elle a commandé (voir ToutEduc ici). A l’origine, François Laarman "qui a importé en France" des méthodes de marketing importées des Etats-Unis : des pétitions sont adressées à un vaste public, qui est invité à signer et à verser une contribution de soutien et dont le mail va venir enrichir des fichiers d’adresses qui pourront ensuite être loués. Les sujets sont multiples, les impôts, les retraites, la justice, l’alimentation, la médecine, avec une idéologie libérale qu’illustre un lien d’amitié avec l’IFRAP. Elle est marquée par la contestation de l’impôt, la défiance à l’égard des politiques publiques, l’hostilité aux syndicats "qui gangrènent l’Education nationale", et la promotion des valeurs et des pédagogies traditionnelles (la "méthode syllabique" notamment, ndlr).

"En 2001, François Laarman a aidé son neveu Vincent à créer SOS Education, où il sera épaulé par sa soeur Isabelle. Suivra en 2007 l’Institut pour la justice, cofondé par le même Vincent Laarman et son épouse, Marie-Laure Jacquemond. Celle-ci est également trésorière de l’association "Créer son école" (selon les informations recueillies par ToutEduc, elle a depuis quitté cette association créée par Anne Coffinier, ndlr). Marie-Laure Jacquemond a depuis "contribué à créer" à Lausanne une école primaire "d’esprit chrétien et de culture classique" selon le quotidien. "C’est également à Lausanne" (où les Laarman sont installés) qu’a été domiciliée SerenWays qui a notamment lancé des pétitions contre le téléphone portable à l’école (et se flatte, sur son site, d’avoir avec ses 47 224 membres "réussi à faire pression sur le gouvernement français pour interdire les smartphones dans tous les collèges et écoles", ndlr).

Extrait de touteduc.fr du 20.10.19

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