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Montpellier : une école de ZEP à la télé le 13 avril.

30 mars 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « VousNousIls », le 30.03.06 : "Ecole(s) en France"

"Ecole(s) en France", documentaire passionnant qui bouscule les idées reçues (1er épisode diffusé le 13 avril à 23 h)

Une enquête de l’OCDE de 2003 a montré que les écoliers français étaient les plus angoissés des pays développés. "Ecole(s) en France", un documentaire passionnant diffusé sur France 2, s’attaque aux idées reçues et expose les racines du malaise des petits Français.

"Croire que le niveau scolaire est pire qu’il y a quarante ans est une supercherie. Mais croire que tout va bien est faux", déclare Christophe Nick, co-réalisateur avec Patricia Bodet de ce documentaire en trois parties.
"Ce qui m’a frappé le plus, c’est la souffrance des enfants", ajoute-t-il. Le premier épisode de la série s’intitule "Plaisir d’apprendre ?" - avec un point d’interrogation -.

De la rentrée 2005 aux vacances de la Toussaint, les caméras ont suivi le quotidien des élèves et des enseignants de quatre écoles très différentes : le collège militaire d’Autun (Saône-et-Loire), qui est un pensionnat, une école Montessori de Paris (qui n’apparaît pas dans le premier épisode), une école de zone d’éducation prioritaire (ZEP) à Montpellier et un établissement "banal" à Daumont, au sud de Paris.

"On cherchait une grande diversité sociologique" et "nous voulions suivre des méthodes que tout oppose", explique le réalisateur.

Les écoliers chantent la Marseillaise et apprennent à marcher au pas au collège d’Autun, qui accueille des enfants dont les parents, souvent militaires, sont en poste à l’étranger. Mais les militaires, comme les enseignants —des civils— se révèlent être pédagogues et soucieux du bien-être des jeunes qui leur sont confiés.

L’école Antoine-Balard, dans un quartier très défavorisé de Montpellier, bénéficie d’une équipe pédagogique hors du commun, qui parvient à hisser ses élèves au niveau de la moyenne nationale, fait rare pour une école de ZEP.

La classe de Sylvain Connac réunit des enfants du CP au CM2, où les plus grands parrainent les petits. L’instituteur organise des "discussions philosophiques", valorise ses élèves et les encourage à coopérer.

Changement d’ambiance dans la classe de CM1 de Daumont. "L’institutrice a une exigence : la réussite scolaire. Elle répond en cela aux demandes des parents. Il n’y a pas de bavardage, elle impose son cadre, tout le monde travaille pour soi", souligne le commentaire.

Et l’on assiste le coeur serré au désarroi de Lola, une fillette réveuse et fantasque, nouvelle dans la classe, qui ne rentre pas dans le cadre et va peu à peu s’éteindre.

"Alors que l’on apprend en se trompant, plusieurs fois", l’erreur "est systématiquement sanctionnée" à l’école française, regrette le commentaire. "Pas étonnant que cela entraîne peur, panique et stress". Selon l’étude de l’OCDE, 45% seulement des écoliers français disent se sentir bien à l’école, contre 81% dans les autres pays de l’OCDE.

"La raison du mal-être, c’est une énorme angoisse des parents, qui projettent sur leurs enfants la peur de ne pas réussir et la crainte du chômage", estime Christophe Nick. "C’est un film qui s’adresse aux parents, à leurs espoirs et leurs angoisses. On espère que cela fera débat".

Un regret cependant : l’heure tardive de diffusion de ces documentaires (23H00), qui empêchera les jeunes enfants de les regarder avec leurs parents.

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