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Deux études : - Les territoires populaires du Grand Paris. Entre paupérisation, gentrification et moyennisation, par Antonine Ribardière - Les villes moyennes toutes en déprise : vrai ou faux ? (Cget)

19 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Les territoires populaires du Grand Paris
Entre paupérisation, gentrification et moyennisation

Alors que le coût du logement a explosé, la ségrégation dans l’espace francilien s’est-elle renforcée ? Enquêtant sur l’évolution de la distribution des revenus depuis vingt ans, Antonine Ribardière souligne les trajectoires contrastées des communes populaires du Grand Paris et le renforcement général des inégalités socio-spatiales.

La nécessité d’une intervention massive de l’État en direction des banlieues, prônée au printemps dernier par le rapport Borloo [1], n’a finalement pas été entendue. La région Île-de-France a réagi en proposant son propre « plan banlieue [2] » sans que, selon l’opposition, les moyens associés soient à la hauteur. Sans entrer dans les débats sur les moyens et les méthodes de la politique de la ville, nous souhaitons ici contribuer au diagnostic, en interrogeant la spécificité et la diversité des communes populaires franciliennes. Comment ces communes ont-elles évolué, prises dans les dynamiques métropolitaines de la première région économique du pays ? Dans quelle mesure se caractérisent-elles par des profils sociaux spécifiques, relativement aux autres communes franciliennes ? Et comment qualifier ces profils ?

La question de la concentration de la pauvreté et de l’hétérogénéité sociale – la fameuse mixité résidentielle – est le plus souvent posée à l’échelon des quartiers : à l’échelon des quartiers prioritaires dans la littérature consacrée à la rénovation urbaine, à l’échelon des découpages statistiques infracommunaux dans la littérature qui aborde la question de la ségrégation à l’échelle métropolitaine. Ce dernier choix est justifié par la taille de la maille communale et par l’hétérogénéité interne qu’elle renferme inévitablement. Pourtant, la question de la mixité résidentielle se pose également à l’échelon des communes. Elle renvoie alors au partage d’un certain nombre d’équipements et de ressources urbaines élémentaires, aux moyens disponibles pour la mise en œuvre de l’action publique locale, à la pression fiscale exercée sur les ménages imposables – autrement dit à plusieurs facettes de l’égalité entre les territoires. Comme niveau d’action politique et comme niveau d’organisation sociale, la commune constitue non seulement un échelon fondamental d’observation des disparités sociales et territoriales, mais aussi de reproduction des inégalités.

Une base de données établie à partir de la source FILOCOM [3] sur les revenus fiscaux des ménages nous permet justement d’aborder cette question à l’échelon communal, en considérant non seulement les disparités intercommunales, mais également l’hétérogénéité intracommunale des revenus des ménages résidents.

Extrait de metropolitiques.eu du 18.02.19 : Les territoires populaires du Grand Paris

 

Idées reçues sur les territoires
Les villes moyennes toutes en déprise : vrai ou faux ?

La France bénéfice d’un maillage en villes moyennes particulièrement dense. Ces villes représentent ainsi près de 23 % de la population française, soit plus de 15 millions d’habitants en 2013. Elles disposent de 1/4 des emplois, 1/3 des établissements de santé, 1/4 des lycées et des effectifs étudiants… Mais, si les villes moyennes sont donc bien au cœur de l’armature urbaine française, leurs situations sont loin d’être homogènes. « Quartiers & Territoires » distingue le vrai du faux…

Extrait de cget.gouv.fr du 13.02.19 : Les villes moyennes toutes en déprise : vrai ou faux ?

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