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07/03/06 - Le mouvement dans des ZEP de Seine-Saint-Denis

7 mars 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « Libération » du 06.03.06 : Occupations nocturnes dans des collèges du 93

Alors que parents d’élèves et enseignants de collèges de Seine-Saint-Denis (à Romainville, La Courneuve, Epinay) vont occuper leurs établissements dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 mars pour dénoncer la réforme des ZEP engagée par Gilles de Robien ainsi que la dotation horaire globale (DHG) qui leur est attribuée pour la rentrée 2006, le collège Travail de Bagnolet passe à la vitesse supérieure.

A la suite de l’agression d’une enseignante mi-janvier, professeurs et parents occupent les lieux depuis le 23 janvier. Ils demandent un renfort d’effectifs, sans succès. Ce matin, ils ne feront pas cours dans l’établissement mais dans un square voisin, « pour montrer que la sécurité n’est pas assurée à l’intérieur ». Les collèges occupés du 93 participeront à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

Marie-Joëlle Gros

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Extrait du site « Bella ciao », le 07.03.06 : La grève s’impose

Communiqué de la section SNES du collège Travail (Bagnolet 93)

La souffrance sociale est immense, aggravée par l’oppression, la répression et le mépris du pouvoir à l’égard des plus pauvres, des plus précaires, des plus fragile. Le pouvoir répond à cette urgence sociale exprimée par les révoltes des quartiers populaires et par les mobilisations actuelles des jeunes contre la précarité et le CPE, par une politique d’exception : état d’urgence, 49-3 sur le CPE comme sur la loi Fillon, répression des luttes...

Dans l’éducation nous avons montré notre opposition à cette politique le 2 et le 7 février. Et particulièrement en Seine Saint Denis, qui avait ouvert la voie en marquant son refus de cette politique et aussi de voir rogner ses acquis de 98 et l’éducation prioritaire, par des occupations d’établissements et une grève départementale réussie le 26 janvier.

Depuis la rentrée des congés de février, les occupations d’établissement ont repris dans le 93, avec de nouveaux établissements et souvent les parents d’élèves... Ces occupations énervent l’administration et intéressent les medias. Mais cela ne suffit pas :

- Cela ne suffit pas pour contrer les dégradations tous azimuts des conditions de travail et d’emploi. Par exemple, dans notre collège, le collège Travail, à Bagnolet (93), après cinq jours de retrait et plus d’un mois d’occupation jour et nuit, nous n’avons pour l’instant gagné qu’un demi poste de CPE et le remplacement de notre infirmière en congé.

- Cela ne suffit pas pour faire reculer le pouvoir dans son entreprise d’asphyxie de notre collège, comme de tout le service public et des statuts des personnels. Dans l’éducation, la loi Fillon / Robien, l’apprentissage à 14 ans, et la casse de l’éducation prioritaire s’appliquent. Et si Robien a été contraint de venir en catimini à l’IA 93 pour annoncer qu’il n’y aurait pas de sortie du dispositif ZEP pour le département, c’est à cause de la réussite de la grève du 26 janvier et du rassemblement massif à Bobigny.

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