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L’Education nouvelle, c’est d’abord un projet d’émancipation démocratique et sociale (Edwy Plenel, président de Mediapart, introduisant les premières biennales de l’éducation nouvelle)

6 novembre 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Les premières Biennales internationales de l’Éducation nouvelle font le plein…

Les Biennales internationales de l’Éducation nouvelle, organisées par les Ceméa, les CRAP/Cahiers pédagogiques, la FESPI, l’ICEM, la FICEMEA et le GFEN, rassemblent du 2 au 5 novembre 2017 à Poitiers, plus de deux cent cinquante membres de ces six mouvements pédagogiques, venant du monde entier. Cette manifestation confirme la volonté de mettre la pédagogie au cœur de la réflexion sur l’éducation.

Edwy Plenel, journaliste, président et cofondateur de Mediapart, lors de la conférence en ouverture des Biennales internationales de l’Éducation nouvelle a rappelé fortement que les mouvements d’Éducation nouvelle ne se sont jamais vus historiquement comme simplement des mouvements pédagogiques faisant un « bricolage pédagogique » avec des enfants. Ils ont pensé l’Éducation nouvelle dans le cadre d’une pensée de l’émancipation démocratique et sociale et en plus internationaliste.

[...] Les mouvements d’Éducation nouvelle ont peut-être oublié ce dont ils étaient porteurs comme projet démocratique, au sens de la démocratie ayant l’égalité en son moteur, ce qui veut dire le déplacement, ce qui veut dire l’émancipation… L’éducation nouvelle est porteuse d’un idéal politique d’émancipation, c’est un mouvement permanent… car nous sommes tous dans une autodidaxie permanente, nous apprenons à tout âge…

Face aux offensives conservatrices… il a interpellé les mouvements organisateurs de ces Biennales sur le nécessaire renforcement de cette dimension dans leur projet… Avec comme élément central, l’enjeu de l’émancipation. « On ne peut pas émanciper sans avoir un horizon, on ne l’attend jamais, mais c’est lui qui nous élève, vous cherchez la ligne de crête, vous cherchez à respirer, vous sortez du marécage… »

L’Éducation nouvelle s’est toujours élevée contre le mythe de l’école libératrice traditionnelle : « il suffit d’aller à l’école pour se libérer… et on ne voit pas que l’école peut reproduire les hiérarchies sociales, qu’elle peut faire intégrer des préjugés »… Il y a là pour l’école, une bataille à mener pour une exigence démocratique et sociale, pour inventer, expérimenter, pour fabriquer des hommes et des femmes libres et responsables, et pour remettre le mot clé « coopération » au centre face à la régression de la lutte des places et de la compétition…

Extrait de mediapart.fr/cemea du 03.11.17 : Les premières biennales de l’éducation nouvelle font le plein

 

La présentation des premières biennales par les Cahiers pédagogiques (avec un historique de l’Education nouvelle)

 

Sur le site OZP
La création rétroactive sur notre site d’un mot-clé "Education nouvelle (généralités)" n’a pas été possible en raison des milliers d’occurrences de chacun de ces deux termes.

Nous proposons les résultats d’une recherche sur le nom de chacun des mouvements organisateurs de ces première biennales :

CEMEA (101 articles)
CRAP (377 articles)
FESPI (41 articles)
Freinet (294 articles)
GFEN (345 articles)

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