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30/01/06 - « Faut pas zapper les ZEP », un dossier du SNUipp

30 janvier 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « L’Expresso » du 30.01.06 : ZEP : Les enseignants, levier essentiel pour M. Duru-Bellat

Il faut choisir d’agir sur les leviers les plus efficaces : les personnels, leur pédagogie et l’enseignement. Ce n’est pas simplement en mettant un peu d’argent dans un établissement qu’on va y arriver. Il faut qu’on arrive à mobiliser les enseignants, à les former, à attirer en ZEP les plus expérimentés. Le plus important, ce sont les « ressources humaines » qu’on met dans les ZEP". Pour Marie Duru-Bellat, dans Fenêtres sur cours n°280, la politique ZEP doit s’appuyer sur les enseignants.

"Il faut aussi qu’on réfléchisse aux pratiques pédagogiques qui se sont révélées les plus efficaces en regardant par exemple dans les pays étrangers. Il y a des pays comme le Royaume Uni qui ont réussi bien mieux que nous avec des méthodes pédagogiques bien précises, avec un pilotage fort et une évaluation sérieuse".

Elle rejette l’idée d’une politique basée uniquement sur le suivi individualisé et souligne une erreur du plan Robien : l’accent mis sur le collège au détriment de l’école. " Les politiques scolaires doivent se centrer sur les premiers niveaux. Dans les débats européens, on en revient toujours à cette idée d’intervenir le plus tôt possible. Sortir quelques élèves des zep pour les faire entrer en Sciences-po, c’est intéressant, mais c’est beaucoup trop tard pour avancer vers l’égalité des chances". A noter également, dans ce numéro, un dossier qui met en valeur les ZEP qui réussissent.

Un extrait de Fenêtres sur cours n° 280 : L’éditorial

Notre ministre voudrait faire croire que si le bon sens guidait les actions pédagogiques des enseignants, les élèves les plus en difficulté s’en trouveraient mieux. Pourtant, sa danse médiatique peine à faire oublier une fausse relance des ZEP, une carte scolaire qui néglige la hausse démographique, une baisse de 1500 postes au concours de professeurs des écoles. L’efficacité de l’école ne peut seulement résider dans l’application de bonnes vieilles méthodes. Elle est aussi dans sa capacité à inventer chaque jour des solutions, à révéler à chaque enfant sa capacité à comprendre et parier ainsi sur son intelligence.

Difficile aussi d’avaler qu’il faille accepter une nouvelle perte du pouvoir d’achat. Le chantage auquel se livre le gouvernement - augmentation des salaires contre réduction du nombre d’emplois - est aujourd’hui indigne. Comme l’an passé, une épreuve de force est nécessaire pour notre pouvoir d’achat. Pétitions, rassemblements, signatures d’appel, le SNUipp et la FSU invitent l’ensemble des enseignants à se saisir de toutes les occasions pour s’engager dans la campagne de mobilisation pour l’école et à participer à la grève unitaire du 2 février.

Pascale Pizzato

(Demain, autres extraits de « Fenêtres sur cours n° 280)

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