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Journée OZP 2017. Atelier 1 (animé par Patrick Picard, C. Alain Savary). Le premier degré en éducation prioritaire : ce qui marche et ce qui est transférable

26 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Journée OZP 2017

Atelier 1. Le premier degré en éducation prioritaire : ce qui marche et ce qui est transférable.
Animateur : Patrick Picard, directeur du Centre Alain Savary

« Puisqu’il s’agit d’un atelier, nous allons travailler ensemble » déclare d’emblée Patrick Picard, le directeur du Centre Alain Savary. Il propose une organisation précise qui est adoptée :

a) Pendant 5 minutes, chaque participant (environ 35) réfléchit seul et, à partir de son expérience personnelle et de son observation du réel des élèves et des enseignants, rédige quelques lignes sur ce qui marche.
Il en est résulté un tableau où se trouvait au centre, écrit en gros car le plus cité : « Le travail en équipe, en cycles, dans l’école, la concertation ». Autour on trouvait d’abord « la disponibilité, mobilisation des enseignants à réfléchir sur les pratiques pédagogiques » puis « le travail avec le PDMQDC, la stabilité de l’équipe, la liaison école-collège, la culture du réseau… »
Toujours au centre du tableau, « l’idée d’évaluer les progrès, l’engagement des professeurs pour la réussite des élèves » ainsi que « la réflexion sur les difficultés des élèves ».
En extension, se trouvait d’abord, écrit en gras, « la relation école – circonscription et la connaissance des rôles de chacun » puis « accueil des nouveaux, le pilotage du chef d’établissement qui pense réseau » ainsi que « le travail conjoint des pilotes, l’articulation entre les niveaux de pilotage (académie, département, réseau) ».
En extension dans une autre direction, on trouvait : « le travail avec les parents, avec le médico-social, l’inclusion, le parcours artistique et culturel ». Enfin, on trouvait « l’ouverture des universitaires au Référentiel » et « des recherches collaboratives (réseaux recherche-enseignant ». Une réponse indiquait « rien ».

b) L’animateur distribue ensuite un dossier rassemblant 8 documents. Chacun choisit ce qu’il souhaite en lire pendant 15 minutes. Ces textes sont disponibles sur le site du Centre Alain Savary.
-  Du plaisir de travailler dans un dispositif, texte d’une enseignante PDMQC, 1 page)
-  A Bayonne , PDMQC questionne les équipes d’école mais aussi la circonscription (2 pages)
-  Evaluer « Plus de maîtres que de classes ? oui, c’est possible (3 pages)
-  Circulaire du 03/05/2017 sur le pilotage de l’éducation prioritaire (2 pages)
-  Conception des formations pour aider les enseignants à faire réussir tous les élèves (1 page) : formations hybrides ;
-  Des « modèles » pour penser l’action ?
-  Multiscalaire
-  Extraits d’articles de Bruno Suchaut

c) Par groupes de 4 et pendant 1 heure 30, des échanges se font à partir des documents choisis. A plusieurs reprises, l’animateur intervient pour indiquer, ce que nous avons écrit en phase 1 (par exemple, il s’étonne qu’aucun texte n’ait cité la formation) ou expliciter certains documents.

d) Après le repas, échanges dans l’ensemble de l’atelier.
De ces échanges, riches et variés, on pourra retenir que le dispositif « Plus de maîtres que de classes » (PDMQDC ou M+), au-delà des modifications intervenues dans les classes concernées, a entraîné différentes évolution dans le fonctionnement des écoles et des réseaux concernées. C’est la conception même du métier d’enseignant qui peut se trouver modifiée. Le travail en équipe et les relations avec les pilotes et la recherche peuvent en être heureusement modifiées.
L’évaluation du M+ s’est révélée, dans les cas exposés, être une source de réflexions sur le concept d’évaluation, sur son sens, ses pratiques et ses objectifs. Alors que l’évaluation pouvait se limiter un résultat statistique, elle a parfois amené à une réflexion sur les missions de l’école et le fonctionnement général du système scolaire.
Il est curieux de constater que les échanges ont peu porté sur le fonctionnement du duo dans les classes M+ et ont vite débordé sur le référentiel et, surtout, sur le fonctionnement général de l’équipe et du réseau.

La question du transfert a été largement discutée à l’exemple du M+. Patrick Picard relate ainsi ses observations :
1°) sur le fonctionnement du dispositif M+
-  Les interactions aller-retour entre les 3 niveaux IA / Circo / école
Transfert possible des modalités de relater
-  Les maîtres = définir des « profils » / transfert possible des critères
o Qui ont de l’expérience, sont volontaires
o Qui permettent la confiance des collègues
o Qui favorisent les échanges, les prises de parole

2°) sur les finalités du dispositif :
-  Lutte pour l’équité scolaire : sur le travail scolaire, les difficultés scolaires des élèves.
-  travailler sur les contenus dans 18 ½ journées de concertation (en faire des moments de formation)
o Analyses de situations,
o échanges d’informations (cadre général et calendrier)
o lecture de documents issus de la recherche

3°) sur l’évaluation :
-  préciser qui évalue, quoi et pour qui.
o Tous niveaux,
o Tous types de formations
-  Evaluation
o dans la classe / l’école
o au niveau de la circonscription
o au niveau statistique, national ou pour chercheurs.
(penser que l’efficacité se teste dans le temps long).

Jacques Bernardin (président du GFEN), présent dans cet atelier, précise pour sa part un élément central sans lequel les moyens sont utilisés sans finalité claire : l’analyse de la situation. Cela vaut à la fois :
-  pour l’élève = faute de cerner la nature des difficultés, l’action est aveugle, peut même contribuer à exacerber les problèmes.
-  Niveau école = le PDMQC peut aider à la prise de distance à l’égard de problèmes alors posés côté problèmes professionnels ; contribuer à un diagnostic partagé ; pi-ce-clé du travail d’équipe. Bien entendu, il fait aussi partie des moyens facilitateurs pour une action pédagogique orientée, concertée, convergente et sur la durée.
-  Projet de réseau = là encore, l’analyse de la situation permet de ressaisir les objets prioritaires remontant des équipes en croisement avec des observations de terrain / dans les classes que les pilotes et/ou l’équipe de circonscription ait pu réaliser. Les choix de stratégie de formation sont plus ou moins pertinents eu égard aux problèmes à résoudre, ainsi mieux cernés.

L’atelier a montré les effets induits par le dispositif M+ : prise en compte des difficultés des élèves, leur analyse et leur traitement par l’ensemble de l’équipe et, au-delà par les pilotes et les partenaires. Sans doute les participants n’étaient-ils pas représentatifs de toutes les situations mais ils ont pu s’enrichir des travaux beaucoup plus larges du Centre Alain Savary qui poursuit sa mission avec ténacité et ouverture.
Compte rendu rédigé par Alain Bourgarel, OZP)

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