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La nomination de Jean-Michel Blanquer au ministère : revue de presse

17 mai 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Additifs du 18.05.17

[...] Son programme tel qu’il transparaît dans son dernier ouvrage – élaboré avec l’aide de l’Institut Montaigne, un think tank libéral – est indubitablement " macroncompatible ". Au point qu’on peut se demander si M. Blanquer n’a pas été l’un des principaux inspirateurs du candidat, futur président. On y retrouve la priorité aux premières années de la scolarité et la proposition de diviser par deux la taille des classes dans les zones d’éducation prioritaire. On y retrouve aussi les stages de remise à niveau, l’été, pour les élèves en -difficulté, les études dirigées le soir pour les collégiens, une réforme du baccalauréat, un principe d’autonomie très fort… Autant de promesses de campagne du candidat Macron.

A le lire, l’éducation nationale n’est pas un " mammouth " irréformable ; il préfère à cette image un peu galvaudée celle du " diplodocus ", " avec un grand corps et une petite tête ", précisait-il à la presse à la rentrée 2014. On verra dans les prochains mois s’il parvient à mettre en musique les promesses de campagne d’Emmanuel Macron face auxquelles les syndicats d’enseignants semblent déjà prêts à serrer les rangs.

Extrait de lemonde.fr du 18.05.17 : Blanquer, une ligne de droite pour l’école

 

Ancien recteur de l’académie de Créteil, marqué à droite, il est parvenu à multiplier les expérimentations sans se mettre à dos les enseignants.

[...] A la tête de l’académie la plus tumultueuse de France – là où se concentre le plus gros des réseaux d’éducation prioritaire, il avait multiplié les expérimentations, donnant parfois le tournis au monde enseignant : mallette pédagogique pour les parents de collégiens en 6e ; promotion des internats d’excellence, dont il regrette d’ailleurs la suppression ; développement des conventions ZEP, permettant un accès privilégié à Sciences Po. "Il ne fallait pas lui dire : ’Ça n’est pas possible’", explique Laurent Petrynka, son directeur de cabinet de l’époque.

Extrait de nouvelobs.com du 18.05.17 : Jean-Michel Blanquer, l’iconoclaste du ministère de l’éducation

 

[...] Un idéologue de l’Ecole
Jean-Michel Blanquer est un des animateurs de l’Institut Montaigne qu’il a beaucoup favorisé alors qu’il était aux affaires. C’est quelqu’un qui affirme qu’il y a des réponses scientifiques aux problèmes éducatifs et qui à ce titre n’hésitera pas à les imposer. En novembre 2016 il nous disait : "oui, il y a de « vrais leviers » pour améliorer l’éducation et leur caractère bénéfique est prouvé : une pédagogie explicite et progressive dès les premiers moments de l’école, le rapprochement parents-école, la formation des professeurs, l’autonomie des établissements, l’attention à des facteurs extra-scolaires comme le sommeil etc. Nous avons été trop victimes d’une approche idéologique ou « au doigt mouillé » aggravée par le caractère centralisé et bureaucratique de notre système. On doit le libérer en donnant à chacun les moyens d’agir et en éclairant l’action par la science".

Ses idées sur l’éducation ont été présentées dans deux livres, "L’école de la vie" en 2014, puis "l’école de demain", titre prémonitoire, un véritable livre programme qui a perfusé dans le programme de E Macron.

Quatre idées de JM Blanquer

Exprimées dans "l’Ecole de demain", elles dessinent un nouveau système éducatif.

Le premier principe c’est l’autorité
. JM Blanquer veut cadrer les pratiques pédagogiques dans l’éducation nationale. Et pour que cela soit possible il souhaite renforcer les pouvoirs des chefs d’établissement et des directeurs d’école, qui deviendraient les supérieurs hiérarchiques des enseignants. Les enseignants seraient recrutés sur profil et évalués par les seuls chefs d’établissement, à l’image de ce qu’avait institué le décret Chatel en 2012 (annulé ensuite par Robien). Les inspecteurs disparaitraient, fondus dans un corps unique avec les chefs d’établissement (ce qui est une revendication de certains syndicats) et vaguement associés comme "experts disciplinaires" au controle des enseignants.

Le second principe c’est l’autonomie des établissements, c’est à dire en fait des chefs d’établissement. JM Blanquer s’en défend. En 2016 il nous disait : " L’autonomie des établissements n’est pas synonyme de caporalisation mais de travail d’équipe. C’est une logique de responsabilisation". Mais il souhaite que les chefs d’établissement aient une large liberté pour affecter la dotation horaire entre les disciplines.

Troisième principe : les fondamentaux
, réduits par JM Blanquer aux seuls français et maths. Au primaire, ces deux disciplines représenteraient 20h / 26 h d’enseignement (actuellement il y a 24h d’enseignement). Dans le secondaire, elles représenteraient 10 heures hebdomadaires au minimum.

Le quatrième principe en découle : c’est la hiérarchisation. Sous prétexte "d’intelligences multiples", pourtant peu développées au primaire, le nouveau "collège commun" préparerait des parcours spécifiques pour les élèves. Ceux ci seraient réunis en "groupes de compétences", une formule qui pourrait bien se réduire à des groupes de niveau. Enfin il recommande dans son livre la fin de la poursuite d’études supérieures pour les bacheliers professionnels.

Des rendez vous importants
Le nouveau ministre aura à affronter deux rendez vous importants. Le premier sera la rentrée avec la réaffectation des maitres surnuméraires et la question des rythmes. Le second sera l’instauration de la sélection à l’entrée e université voulue par E Macron les bacheliers pros étant orientés vers une filière supérieure spécifique.
François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 17.05.17 : http://www.cafepedagogique.net/lexp...

 

[...] Jean-Michel Blanquer s’y forge la réputation d’un recteur bouillonnant – l’« hyperrecteur » –, donnant son feu vert à tous types d’expérimentations. Sur ses terres germe une longue série d’expérimentations souvent décriées. Ce sont les débuts des internats d’excellence, structures dérogatoires pour élèves méritants issus des milieux défavorisés, que la gauche enterrera en 2012. Les débuts, aussi, de la « mallette des parents » ou du « cartable numérique » pour les collégiens, le développement des microlycées ou des conventions d’éducation prioritaires avec Sciences Po. Sans oublier la « cagnotte » pour les décrocheurs censée inciter les lycéens à l’assiduité scolaire. Payer les jeunes pour qu’ils ne sèchent pas les cours ? Le projet met en émoi la communauté éducative.

Un homme pragmatique
En homme pragmatique, le recteur Blanquer fait évaluer ces expériences par l’Ecole d’économie de Paris. Une méthode qu’il défend : le pilotage par la science et les résultats. C’est aussi celle qu’il continue à employer en tant que Dgesco, fonction qu’il quitte en 2012, remercié par la gauche.

Pour le monde enseignant, il reste celui qui a fait appliquer la politique éducative sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, une période marquée par les coupes budgétaires et un discours très dur à l’encontre des fonctionnaires.

Extrait de lemonde.fr du 17.05.17 : Un spécialiste marqué à droite

 

[...] Dans ce rectorat, le deuxième de France, il fourmille d’idées de plus en plus remarquées : il fait chanter la marseillaise aux écoliers, invente des stages de « tenue de classe » pour les professeurs, crée un « internat d’excellence » à Sourdun qui accueille des élèves méritants issus de milieux défavorisés dans une ancienne caserne militaire. Il a également inventé la « mallette des parents », pour aider les familles dépassées dans l’éducation de leurs enfants, une idée reprise par Najat Vallaud-Belkacem. Sa méthode ? Partir de toutes les propositions du terrain et les explorer sans a priori. Créteil devient l’académie « bon élève » du gouvernement de Nicolas Sarkozy. Tentative plus controversée, il invente une cagnotte inspirée d’une expérience anglaise pour inciter les élèves décrocheurs à reprendre le chemin de l’école. Sous les broncas, l’expérience sera abandonnée.

Extrait de lefigaro.fr du 17.05.17 : Un fin connaisseur de l’éducation nationale venu de la droite

 

[...] A l’automne dernier, Jean-Michel Blanquer publiait l’Ecole de demain (édition Odile Jacobs), un livre avec des propositions suffisamment détaillées pour ressembler à un programme politique. A la relecture, on y retrouve plusieurs mesures prônées par Macron. Ainsi préconisait-il de « diviser par deux la taille des classes » en éducation prioritaire. Blanquer écrivait aussi vouloir « bâtir un système d’évaluation permettant de mesurer les performances des établissements et les acquis des élèves » – il avait sous Sarkozy mis en place les évaluations très contestées en CE2 et en CM1. Il est aussi un fervent défenseur de l’autonomie : des chefs d’établissement avec des pouvoirs renforcés, pouvant constituer leur équipe (recruter les enseignants sur des postes à profil), puis de les évaluer. Il va plus loin encore, favorable à l’annualisation du temps de travail des enseignants pour ainsi laisser aux établissements « l’autonomie en matière d’usage des volumes horair

Extrait de liberation.fr du 17.05.17 : Un ministre de l’éducation classé à droite

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