> INEGALITES SCOLAIRES (et Lutte contre les) > Inégalités territoriales et Actions en Seine-Saint-Denis > Enseignants non remplacés en Seine-Saint Denis : après l’importante (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Enseignants non remplacés en Seine-Saint Denis : après l’importante mobilisation des parents, la ministre annonce des mesures et fait le point sur la situation dans les REP et REP+. Mouvements également dans le Val-de-Marne

13 avril 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 17.04.16 :

Christian Favier (PCF), le président du conseil départemental du Val-de-Marne, a écrit à Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale.
« Je souhaite que le rectorat de Créteil soit doté des moyens nécessaires pour assurer le remplacement des enseignants dans les meilleures conditions », indique-t-il.

Extrait de leparisen.fr du 17.04.16 : 94. Le président du département écrit à la ministre de l’éducation

 

Les 9 mesures du plan triennal au profit des écoles de Seine-Saint-Denis concernent l’augmentation du nombre d’enseignants, leur formation ainsi que leur accompagnement.

Dans le cadre de cette politique volontariste, 240 emplois ont été créés à la rentrée 2015 et 503 pour la rentrée 2016, soit 1 040 depuis 2013.

Alors que la démographie scolaire de département de la Seine-Saint-Denis croît d’environ 1 % (+ 2 227 élèves), sa dotation augmente de 4,5 % par rapport à celle de la rentrée dernière. Cela permettra de garantir des taux d’encadrement particulièrement favorables, notamment dans les écoles des réseaux d’éducation prioritaire (REP), d’améliorer le remplacement et de mettre en place les priorités de la refondation de l’école avec + 5 postes à la rentrée 2015 et + 25 postes à la rentrée 2016 pour la scolarisation des moins de trois ans et la création de 110 postes à la rentrée dans le cadre du dispositif « plus de maîtres que de classes ».

Le département est de plus passé de 65 réseaux d’éducation prioritaire à 79 à la rentrée 2015, soit 27 REP+ et 52 REP. Ce sont ainsi 63 % des collèges et 64 % des écoles (soit 511 sur 820) du département qui relèvent de l’éducation prioritaire, avec des taux d’encadrement favorables. Pour assurer le remplacement des professeurs des écoles en REP+ durant les 18 demi-journées libérées pour la formation et la concertation, 115 postes de remplaçants sont implantés dans les écoles REP+ depuis 2015. En outre, afin de donner un temps de décharge supérieur aux normes nationales pour les directeurs d’école de l’éducation prioritaire, 30 emplois supplémentaires y sont consacrés pour les nouvelles écoles de l’éducation prioritaire depuis 2015. [...]

Extrait de education.gouv ;fr du 13.04.16 : Mise en oeuvre des 9 mesures du plan Seine-Saint-Denis

 

Les parents d’élèves de Seine-Saint-Denis (93) lancent une "chasse aux remplaçant-e-s" ce mercredi. Près de 200 écoles sont occupés pour dénoncer le non remplacement de 400 classes de primaire chaque jour dans le département. Des parents se rendent aussi au minsitère de l’Education.

[...] Alors pour dénoncer cette situation, "le 13 avril, c’est Intervilles" annonce l’affiche préparée par les parents : "la chasse aux remplaçant-e-s est ouverte" explique-t-elle. Ils annoncent occuper ce mercredi près de 200 écoles du départements dans une vingtaine de villes (Aubervilliers, Bagnolet, Le Blanc Mesnil, Bobigny, Drancy, Dugny, Epinay-sur-Seine, L’Ile Saint-Denis, La Courneuve, Montfermeil, Montreuil, Neuilly-sur-Marne, Pantin, Saint-Denis, Saint-Ouen, Sevran, Le Pré-Saint-Gervais, Tremblay- en-France, notamment).

Les parents réclament des places supplémentaires au concours des professeurs
La mobilisation est inédite. Elle rassemble la FCPE les collectifs des "bonnets d’âne du 93", dont le premier s’est formé à Saint-Denis il y a bientôt deux ans et qui a fait des émules il y a quelques semaines à Montreuil et à Saint-Ouen, dans un "collectif des parents d’élèves du 93".

Extrait de francebleu.fr du 13.04.16 : Près de 200 écoles occupées ce mercredi en Seine-Saint-Denis

 

Alors que la Fcpe, première association de parents d’élèves, a lancé une campagne de dénonciation des non remplacements d’enseignants, les parents du 93 n’en peuvent plus. Rodrigo Arenas Munoz, président de la Fcpe dénonce une situation "cahotique". A la veille de leur manifestation à Paris, il fait le point. Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp et Marie-Hélène Plard, déléguée du Snuipp à l’Ile Saint-Denis, expliquent ce qui a changé pour les enseignants.

De la rentrée au cahot
"La rentrée s’était bien passée", nous dit Rodrigo Arenas Munoz. "Mais au fur et à mesure qu’on a avancé dans l’année, cela n’a pas tenu. La situation est devenue cahotique dans tout le département". Pour lui , le pire st dans le secondaire où des élèves n’ont plus de professeurs depuis des semaines alors que les examens approchent.

Selon lui , en deux semaines, 2 237 journées de cours n’ont pas été assurées dans le département au primaire et 740 dans le secondaire.

"Nous avons pourtant fait des propositions pour sortir de la crise du recrutement". La Fcpe a demandé des aides au logement pour les enseignants en utilisant les quotas de logement des service de l’Etat ou de la région.

En janvier c’était épouvantable
"Ca fait des mois que l’on alerte sur le problème", nous confirme Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp 93. "En décembre on comptait pas moins de 60 écoles en très grande difficulté par manque d’enseignants. On a demandé que 150 personnes inscrites sur la liste complémentaire soient embauchées. Mais le Dasen n’a pas voulu.

"En janvier, c’était épouvantable", dit-elle. Le Snuipp a compté plus de 400 classes sans enseignants au primaire dans le département. C’est là que le Dasen a commencé à mobiliser les brigades des Rep+ pour intervenir dans les classes et faire baisser la tension (normalement ces enseignants remplacent les professeurs des écoles en Rep+ pendant leur temps de formation) . Il s’est résolu à embaucher des contractuels recrutés au petit bonheur".

Rachel Schneider reconnait les efforts accomplis par le ministère. "Le renouvellement du concours de Créteil est une bonne chose. La création de 503 postes à la rentrée 2016 également. Pour la première fois , le ministère n’a pas sous estimé les besoins du département. Mais cela ne suffit pas".

Quand les absences prévues ne sont plus remplacées
"C’est la première fois que je vois les absences annoncées non remplacées", explique Marie Hélène Plard, déléguée du Snuipp à l’Ile Saint-Denis. Pour elle le rectorat a mis tous ses moyens à la rentrée pour qu’elle se passe bien. Et maintenant il se trouve en difficulté. "On n’avait aps compris pourquoi tous les postes à mi temps étaient devant élèves en septembre. Maintenant ces mi temps ne sont pas remplacés".

"Je suis dans une petite école de 5 classes. Quand il manque 3 enseignants c’est vite le bazar. J’ai craint à un moment d’être la seule professeure titulaire dans l’école. Si j’étais tombée malade à mon tour, il aurait fallu fermer l’école".

Faute de remplaçant titulaire, le rectorat fait appel à des contractuels qui découvrent le métier devant les élèves. "Pour nous ça veut dire qu’il faut les accompagner, leur montrer comment on s’y prend avec les élèves. J’ai au moins une chance. En école maternelle on a des Atsems et elles savent surveiller et aider les élèves".

Mercredi 13 avril, les parents du 93 se sont donnés rendez vous devant le ministère de l’éducation nationale. Ils ont l’intention de repartir avec des solutions.
François Jarraud

Le site des non remplacements du 93 (FCPE 93)

Snuipp 93

Extrait de cafepedagogique.net du 12.04.16 : Non remplacements : Des parents de Seine Saint Denis montent à Paris

 

Dans le Val-de-Marne

Forte mobilisation contre le non remplacement des profs et les fermetures de classes
Au collège Rosa Parks de Gentilly, situé en réseau d’éducation prioritaire, 200 parents d’élèves ont signé une pétition contre le non remplacement des profs.

Au collège Paul Vaillant-Couturier, classé en REP (Réseau d’Education Prioritaire) et accueillant pas moins de 830 élèves, l’ensemble de l’équipe pédagogique et des personnels ont adressé une lettre ouverte à l’attention des parents d’élèves.

A Alfortville, plusieurs écoles ont fait une grève totale des enseignants le 16 mars tandis que les parents des écoles Pauline Kergomard [REP], Etienne Dolet et Bérégovoy, déposaient pétitions et colis de sardines-papier devant l’Inspection académique le vendredi 1er avril, pour réclamer plus de classes à la rentrée.

Extrait de 94.citoyens.com du : Forte mobilisation contre le non-remplacement de profs et les fermetures de classes

Répondre à cet article