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Au sommaire de Fenêtres sur cours (avril 2015) : - Carte scolaire : les moyens en éducation prioritaire - L’EPS au centre d’un réseau d’écoles REP+ à Bordeaux

9 avril 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Fenêtres sur. cours n°411

Au sommaire de ce numéro :

p. 6 Carte scolaire, en quête de moyens
Et maintenant les opérations de carte scolaire.
Repoussées pour cause d’élections départementales, le temps est venu pour les IA-DASEN de dévoiler leur projet d’ouvertures
et de fermetures de postes pour la rentrée 2015. Les opérations risquent d’être menées au pas de charge car tout doit aller vite notamment pour que le mouvement des enseignants puissent s’organiser. Les CTSD et les CDEN sont déjà programmés dans les départements et beaucoup vont se tenir d’ici le 15 avril.

D’ores et déjà, les 2 511 créations de postes vont montrer leurs limites. Les besoins liés à la démographie, à l’éducation prioritaire, à la direction d’école, pour le remplacement, les RASED, le plus de maîtres que de classes s’expriment et les moyens vont manquer.
À Paris, alors que l’académie doit rendre 29 postes, 78 fermetures de classes sont prévues contre 26 ouvertures. Avec 15 postes pour les dispositifs en EP, aucun poste de RASED ni de remplaçant ne sera créé.

Dans le Bas-Rhin, on prévoit 62 ouvertures (dont plus de 40 en bilingue allemand au détriment de classes monolingues) pour 100 fermetures. Sur les 22 postes de la dotation, il n’y aura que 2 postes pour les 200 élèves supplémentaires. Les effectifs en maternelle explosent où il n’est pas rare d’avoir 33 ou 34 élèves.

Mobilisations locales
En Haute-Garonne, les seuils ne seront pas respectés en REP+. Dans les Alpes-Maritimes, on supprime 4 postes RA SEDE et les 10 postes E et 3 G « surnuméraires » deviennent itinérants.
Dans l’Ain, la moyenne en maternelle monte à 27,34 élèves par classe, bien au-dessus du niveau national de 25,76. Dans le Cantal, où 228 élèves supplémentaires sont attendus, 12 fermetures sont annoncées tandis que la plupart des ouvertures concerne des classes spécialisées et les mesures en EP.

En Seine-Saint-Denis où 340 ouvertures seraient nécessaires, le DASEN n’en propose que 128 pour 60 fermetures. Aucun seuil ne sera respecté, y compris en éducation prioritaire
où aucune promesse ministérielle ne sera tenue. Toutes ces situations sont annonciatrices des parents et des enseignants attachés à la réussite de tous les élèves.

 

- DOSSIER : L’EPS se replace au centre

p. 14 Projet sportif à Bordeaux. Charles Martin, une école friande d’USEP

C’est grâce à une association USEP très active qu’une école bordelaise a construit un projet sportif sur tous les temps de l’enfant qui favorise le lien social et améliore le vivre ensemble.

Pour trouver l’école Charles Martin, dans le quartier Bacalan à Bordeaux, c’est simple : juste en face du stade ! Terrains de foot, de rugby, de hand, de basket, de tennis, piste d’athlétisme, gymnase avec dojo mais aussi piscine accessible à pied... Les infrastructures toutes proches ne sont sans doute pas pour rien dans le projet sportif qui structure les journées des élèves des 12 classes de cette école classée en REP +.

À l’écoute du directeur, Vincent Maurin, on comprend vite qu’ici l’EPS ne se limite pas une activité physique salutaire : « un bon tiers de nos élèves sont en grande difficulté scolaire avec souvent des problèmes de comportement.
L’ EPS favorise la reprise de confiance des enfants décrocheurs. La réussite dans les APS restaure l’estime de soi et on travaille le vivre ensemble en rencontrant les autres sur des bases différentes. »

Le rôle central de l’USEP
Grâce à l’implication active d’un noyau d’enseignants convaincus, l’équipe a mis en place un projet qui concilie l’enseignement de l’EPS dans le cadre scolaire et une pratique
hors temps-scolaire axée sur le plaisir et la découverte. C’est l’association USEP de l’école qui est au coeur du dispositif. Au fil des années, elle a doté l’école d’un stock de matériel complet et diversifie : tables de ping-pong, skates, rollers, raquettes, tapis de sol, tubas et palmes.... Pour le temps péri-scolaire, l’association a contractualisé une délégation avec la municipalité.

Grâce à une subvention communale, elle salarie des animateurs de l’USEP qui interviennent à l’interclasse dans le cadre des « midis de l’USEP » et le jeudi après-midi sur les deux heures de TAP consacrées à des activités de découverte sportive.

Autre initiative : l’école multi-sports du mercredi après-midi avec la participation des enseignants qui ont obtenu de la direction académique l’octroi d’indemnités péri-éducatives et le subventionnement du Conseil général au titre des écoles de sport.

Gymnastique, judo, rollers mais aussi activités de découverte du milieu aquatique qui démarrent dès la petite section sont au programme.

L’enseignant comme référent
Cette profusion d’activités sur différents temps n’induit-elle pas une perte de repères pour les élèves ?
Pour Sébastien Meynard, enseignant en CM1 et cheville ouvrière du projet, « c’est toujours l’école qui est au centre et l’enseignant reste le principal référent. On peut appréhender l’enfant dans différents contextes et développer un regard croisé. Le projet favorise l’articulation entre école et quartier et l’implication des parents, chose plutôt difficile ici. Une vingtaine d’entre eux interviennent régulièrement comme accompagnants. »

Claire Dionis, maîtresse en CP, souligne l’importance du matériel et du personnel supplémentaire pour la pratique de classe : « la programmation des rencontres USEP nous permet de structurer nos programmations et de diversifier les activités ».Une soixantaine de licenciés sur les 160 élèves de l’élémentaire, un blog* très consulté, directeur, enseignants,
animateurs et parents au comité directeur ...

Le dynamisme de l’association et son caractère partenarial entraînent toute l’école sur le chemin des pratiques sportives et lui redonnent une identité positive qui change l’image du quartier.

* usepcharlesmartin.overblog.com

Extrait de snuipp.fr du 07.04.15 : l’Ecole se replace au centre (28 pages)

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