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Le retard scolaire à l’entrée en 6e est beaucoup plus important dans les quartiers défavorisés et chez les élèves étrangers : une étude INSEE qui prend en compte la méthode de "carroyage" de la politique de la Ville

3 septembre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 20.09.14

20,5 % des élèves issus de milieux défavorisés ont déjà redoublé au moins une fois à l’arrivée en sixième, soit six fois plus que ceux issus de milieux très favorisés.

Extrait de inégalités.fr du 19.09.14 : Retard scolaire : le grand écart entre les milieux sociaux

 

Parmi les élèves ayant fait leur première rentrée en classe de 6e en septembre 2011, 12,3 % accusent un retard scolaire d’au moins un an. La probabilité d’être en retard pour un élève varie fortement selon ses caractéristiques sociodémographiques (sexe, nationalité…) et celles de sa famille (profession des parents). Elle varie également sensiblement selon l’environnement géographique, à différentes échelles.
Au sein des académies, des communes ou encore du voisinage très proche des enfants, les retards scolaires sont les plus fréquents dans les territoires marqués par la plus forte précarité économique et sociale des habitants. Le risque de retard scolaire est lié significativement aux caractéristiques du voisinage, au-delà des seules caractéristiques des élèves.

L’étude de l’INSEE

 

Qui est le plus à risque de redoubler ? Selon l’Insee, qui publie une étude sur le retard scolaire à l’entrée en 6ème, avant tout les élèves de nationalité étrangère. Le taux de retard des jeunes de nationalité étrangère est le triple du taux moyen national. Vivre dans une ZUS ou appartenir à une catégorie sociale défavorisée double le taux. Inversement appartenir à une catégorie favorisée divise par trois le taux moyen.

Extrait de cafepedagogique.net du 02.09.14 : Redoublement : Un problème social et ethnique

 

"Pour un élève d’origine sociale défavorisée, l’augmentation de la part d’élèves de la même catégorie sociale dans le voisinage va de pair avec une augmentation sensible du taux de retard." L’INSEE publie un "4 pages" sur "le retard scolaire à l’entrée en 6ème" et montre, sans surprise, que les écarts en fonction du sexe et des caractéristiques sociales sont "très significatifs". Les taux sont de 13,6 % pour les garçons et de 11% pour les filles, de 11,8 % pour les élèves de nationalité française, de 32,4 % pour les élèves de nationalité étrangère, de 21 % pour les boursiers et de 10,4 % pour les non-boursiers, de 3,6 % lorsque le responsable est d’une catégorie sociale très favorisée, de 20,5 % lorsqu’il est de catégorie sociale défavorisée, de 19 % pour les écoles en éducation prioritaire, de 10,9 hors éducation prioritaire...

L’étude montre aussi la pertinence de la relation entre la définition des quartiers en politique de la Ville, par la méthode du carroyage et le retard scolaire. Mais l’INSEE croise ces données avec l’analyse du voisinage des élèves. Pour ceux qui sont "d’origine sociale très favorisée, la présence d’élèves de la même catégorie sociale dans le voisinage proche semble être un facteur limitant encore le retard scolaire : celui-ci concerne 6 % de ces élèves quand il y a moins de 11,5 % de catégories très favorisées dans leur voisinage, contre 2,6 % quand il y en a plus de 33,5 %". A l’inverse, pour les élèves défavorisés, il passe de 17 % quand moins de 21 % des élèves du voisinage le sont également, à 24 % quand la moitié des élèves du voisinage le sont.

Les auteurs s’interrogent sur les causes et les conséquences de cette "double influence des caractéristiques de l’élève et de celles de son voisinage", lesquelles ont tendance à se renforcer. Le quartier influe-t-il sur le retard scolaire ou la réputation scolaire du quartier influe-t-elle sur sa composition sociale, les classes aisées évitant de s’y installer quand elle est mauvaise ?

Extrait de touteduc.fr du 03.09.14 : Retard scolaire, origine sociale des élèves et influence du voisinage, une étude de l’INSEE

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