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Présidentielle. Les deux candidats et le dédoublement : la question des locaux [et du coût] (Le Parisien). Un dossier du Quotidien des ZEP

19 avril

Le match des programmes : ce que proposent Le Pen et Macron pour le bac
S’ils ont des idées parfois similaires en matière d’éducation, comme l’orientation précoce des élèves, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’opposent sur le bac. La seconde veut abroger la réforme mise en place par le premier.

[...] Enfin ils se rejoignent sur le dédoublement des petites classes visant à alléger les effectifs : Macron l’a entamé depuis cinq ans en grande section, CP et CE1 des zones prioritaires (350 000 élèves concernés) et pourrait, selon le journal Les échos, l’élargir aux CE2, CM1 et CM2. Le Pen veut aussi un "dédoublement programmé", pas limité aux zones défavorisées. Reste à embaucher des enseignants et convaincre les élus locaux, gestionnaires du bâti scolaire, qui devront pousser les murs pour créer des salles de classe.

Extrait de leparisien.fr du 19.04.22

 

Note du QZ : La question des locaux du doublement vient d’être rappelée par Véronique Decker dans un message forum sur le site de l’OZP en bas de l’article de Roland Goigoux sur "l’échec du dédoublement" : Un des éléments de l’analyse c’est le niveau d’ancienneté et de formation des enseignants, et la taille de la salle de classe allouée. Pour dédoubler, beaucoup d’enseignantes se sont retrouvées à 2 dans la même salle, sans se connaître ni forcément partager les mêmes fonctionnements. Alors qu’en général en REP on limitait les classes de CP à 18 / 20 élèves, là, ce sont 24 à 28 enfants qui se sont retrouvés dans la même salle...D’autres enseignants se sont retrouvés dans l’ancienne salle des maîtres, dans l’ancienne bibliothèque, dans l’ancienne salle informatique, sans matériel de manipulation qui lui n’était pas dédoublé....

Roland Goigoux, lui, mettait en avant le coût du dispositif : Il nous semble indispensable d’ouvrir un débat démocratique sur l’efficience du dispositif, c’est-à-dire sur son rapport coût-efficacité. Ce débat aurait pu être alimenté par une comparaison avec l’efficacité du dispositif « Plus de maitres que de classes » déployé lors du précédent quinquennat.

Ajoutons pour notre part sur ce point que l’extension du dédoublement à toutes les classes de grande section et CP prônée par Marine Le Pen représenterait un surcoût très important.

Voir sur le site OZP :
Présidentielle. Le programme du candidat Macron pour l’éducation (le programme officiel n’envisage que la "poursuite des classes dédoublées")

Présidentielle. Selon Les Echos, le candidat Macron entend "élargir" les dédoublements jusqu’au CM2 en éducation prioritaire et renoncerait à une réforme du collège

Présidentielle. Marine Le Pen veut généraliser le dédoublement des CP et GS mais n’évoque pas l’éducation prioritaire (ToutEduc)

 

Voir aussi :
Présidentielle : que propose Marine Le Pen pour l’Éducation nationale ?
école

Si la candidate du Rassemblement National était élue dimanche soir, comment transformerait-elle l’école ? Son programme pour l’éducation propose une série de mesures visant à lutter contre le "pédagogisme", rétablir la discipline et mieux valoriser la fonction des enseignants du primaire et du secondaire.
À quoi ressemblerait l’école si la candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen, arrivait au pouvoir ? D’une part, à l’école primaire et jusqu’en troisième, les élèves porteraient un uniforme. Celui-ci serait choisi par l’établissement. À l’école élémentaire, chaque journée serait rallongée d’une heure, pour travailler davantage le français, les mathématiques et l’histoire-géographie. Mais une partie des devoirs seraient effectués en classe. Les programmes des matières seraient, quant à eux, soumis au vote du Parlement.

Autre aménagement important pour les écoles primaires : les emplois du temps comprendraient moins d’activités ludiques. Fini, par exemple, les goûters d’anniversaire. "Ceux qui durent toute l’après-midi", précise l’élu Gilles Pennelle, principal architecte au RN des mesures d’éducation.

Le dédoublement des classes, enfin, serait étendu à tous les CP et toutes les Grandes Sections, et non plus uniquement aux établissements REP et REP+.

La voie professionnelle et l’apprentissage dès 14 ans
D’autre part, pour les collégiens qui le souhaiteraient, la formation professionnelle pourrait être choisie dès la 5e. Les élèves commenceraient alors à travailler en apprentissage dès 14 ans. Pour les lycées généraux, l’ancien bac ferait son grand retour, avec les anciennes séries S, L et ES. Et au sein des établissements, les sanctions disciplinaires seraient renforcées, et la vidéoprotection généralisée.

Pour finir, les instituts de formation des futurs professeurs (les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation) seraient supprimés, jugés trop "idéologiques" selon la candidate. Dotés d’un master 2, les enseignants se prépareraient au CAPES ou à l’agrégation, et seraient formés par des pairs. Leurs salaires seraient revalorisés : 3% de hausse chaque année pendant le quinquennat, a promis la candidate.

Extrait de europe1.fr du 18.04.22

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