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A l’occasion des rencontres nationales à Poitiers, Libération publie un dossier d’une quinzaine d’articles sur l’éducation populaire

18 mars

Analyse
Education populaire : être et savoir

Rencontres nationales de l’Éducation populaire. Dossier
Après avoir perdu en autonomie dans les années 70 et 80, au profit des pouvoirs publics, l’éducation populaire tente, depuis une vingtaine d’années, de se relancer autour de nouveaux enjeux contemporains : écologie, numérique, rapport à l’information…

Du 17 au 19 mars 2022, auront lieu à Poitiers les premières Rencontres nationales de l’éducation populaire. Une réponse politique, sociale et culturelle aux enjeux de demain. « Libération » partenaire de l’événement, proposera le 18 mars à 20h30 une table ronde sur le sujet. A suivre sur notre site.

Commençons le paradoxe. Aujourd’hui, en France, l’éducation populaire est partout. Entre les murs des assos, sur les terrains de sport, dans les foyers de jeunes travailleurs, au pied des immeubles, dans les « fablabs », les squats, les MJC… Et pourtant, qui la connaît vraiment ? Ou plutôt… qui la connaît comme telle ? Dans un sondage commandé en 2012 par la Fédération nationale des Francas, les deux tiers des Français interrogés confessaient ne pas savoir à quoi rattacher le terme. Dix ans plus tard, le constat est peu ou prou le même.

Il faut dire, à la décharge de nos incertains citoyens, que la notion – en sus de sa consonance vieillotte – est vaste, et sa définition générale. « C’est la conviction que l’éducation ne se résume pas au temps scolaire, et que les acteurs de la société civile sont tout aussi légitimes que l’école pour y participer », explique Emmanuel Porte, chargé d’étude et de recherche à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire. On peut isoler « deux grands invariants dans les expériences menées depuis deux siècles, ajoute l’historien Jean-Claude Richez, favoriser l’accès du plus grand nombre à la culture et faire de cet accès l’une des conditions de la citoyenneté ». Le tout, ajoute-t-il, « au moyen de méthodes actives qui font du citoyen l’acteur de son émancipation ». « C’est une pédagogie au service de la justice sociale, de la démocratisation culturelle et de la lutte contre l’exclusion », répond de son côté Philippe Meirieu, chercheur, « militant en pédagogie » et président des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active.

Extrait de liberation.fr du 18.03.22

 

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