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Journée OZP 2021. Table ronde : L’Exigence en pédagogie, avec Anne Armand, Alain Izzet, Bouchra Slimani, Sylvie Cèbe (synthèse et enregistrement audio)

7 décembre 2021

Journée nationale OZP du 27 novembre 2021.
40 ans d’éducation prioritaire, et après ?

Table ronde « L’exigence en pédagogie »

De gauche à droite : Anne Armand, Alain Izzet, Bouchra Slimani, Sylvie Cèbe

L’enregistrement audio (50:05)

Après midi ozp

 

SYNTHESE DE LA TABLE RONDE

Anne Armand, animatrice, introduit la table ronde en demandant aux intervenants ce qu’est pour eux « l’éxigence pédagogique », après avoir constaté en dépouillant l’enquête de l’OZP qu’on était loin du consensus sur ce point.

Pour Sylvie Cèbe, chercheure en sciences de l’éducation, c’est tout faire pour que les élèves atteignent ce qu’on doit espérer d’eux. Mais l’exigence concerne aussi les praticiens, les chercheurs, les formateurs. Elle insiste sur l’importance de favoriser le développement de compétences, en particulier celles qui sont transversales, mais s’apprennent dans des contextes disciplinaires. Il faut aussi enseigner « explicitement » et surtout ne pas faire sous-traiter les apprentissages aux familles ou compter sur des dispositifs externes.

Alain Izzet, principal du collège REP Chevreul à L’Hay-les-Roses, insiste sur l’importance de la culture. Dans son collège, tous les élèves bénéficient d’au moins une sortie culturelle sur l’année. L’établissement doit être un lieu de découverte, ouvert, mais en même temps « protégé ».
Le site du collège

Bouchra Slimani, professeure dans le même collège, complète en mettant en avant ce qui doit aller avec l’excellence : la croyance dans l’éducabilité de tous, considérer les élèves comme des « sujets apprenants », l’exigence se conjugue avec le « pouvoir d’agir ». Le développement de pratiques de coopération est aussi un facteur essentiel de réussite, dans une tradition pédagogique trop peu connue des enseignants (Freinet, etc.)

Sont ensuite dégagés freins et leviers pour développer cette exigence. Ainsi on peut noter :
  Pour les freins : la méfiance de certaines familles vis-à-vis des valeurs développées à l’école (AI), les injonctions institutionnelles à d’abord faire le programme plus qu’accompagner les enfants à devenir citoyens éclairés (BS), le manque de formation, l’absence de temps collectifs (BS), la démotivation quand les résultats ne suivent pas et dès lors un sentiment d’incompétence professionnelle -CB)
  Pour les leviers : un pilotage pédagogique fort, mais qui laisse du temps pour que les choses plus novatrices s’installent (AI), le développement de l’esprit critique (par exemple débats philo, BS), un travail de fond avec les familles (BS), la formation, surtout quand elle permet de mettre les objets de travail les plus quotidiens au cœur de l’école. La formation peut ainsi devenir fédératrice et répondre à des problèmes professionnels. (SC)

 

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