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"Présidentielle : l’école au coeur des débats", à la Une du Monde avec des articles sur l’éducation prioritaire

20 octobre 2021

Election présidentielle 2022 : l’éducation, refrain persistant du début de campagne
Les candidats, déclarés ou non, se positionnent les uns après les autres sur l’école et son rôle. Avec des manières d’aborder le sujet, par la question de l’autorité, de l’identité, du pouvoir d’achat des enseignants, qui leur servent de marqueur politique.

[...] Parler d’école, mais pour dire quoi ? Au-delà des positionnements des uns et des autres, les propositions restent pour l’heure souvent à l’état de slogans. « L’école existe dans cette campagne, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne se dit pas grand-chose pour l’instant », s’agace ainsi François Dubet, pour qui « le niveau du débat n’est pas très élevé ». Qui s’empare de la question du numérique, faille béante de la gestion de crise du ministère de l’éducation nationale ? Qui mentionne les inégalités scolaires aggravées par les demi-jauges et les confinements ? Et qui, a fortiori, osera se positionner sur ce qui a « marché », notamment la relation parents-enseignants, plus fluide, sur laquelle l’institution pourrait tenter de capitaliser ?

L’école, pour l’heure, est surtout un champ politique qui permet de « cliver » facilement. Si la réflexion ne s’enrichit pas, le soufflé risque de retomber. Du côté des enseignants, qui constituent une réserve de voix considérable – ils sont 880 000 −, les attentes sont fortes. Le SNES-FSU s’inquiète, lui aussi, d’un refrain éducatif entonné pour de mauvaises raisons, un « prétexte » pour aborder des questions qui ne sont pas de son ressort – notamment autour de la notion d’identité. « Pour l’instant, aucun candidat ne propose de vraie réflexion sur la manière de refonder une école capable de résorber les inégalités, plaide pour sa part Catherine Nave-Bekhti, du SGEN-CFDT, alors que c’est aussi en leur rendant le moyen de réussir cette mission que l’on pourra restaurer l’attractivité du métier. »

Extrait de lemonde.fr du 19.10.21

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Education : une myriade de propositions plus ou moins abouties chez les candidats à l’élection présidentielle
Certains insistent sur les nécessaires recrutements d’enseignants, d’autres sur le retour aux « fondamentaux ». Revue non exhaustive des idées déjà sur la table pour 2022.

Extrait de lemonde.fr du 19.10.21

 

Inégalités scolaires : « Il semble non seulement essentiel mais inévitable que les politiques s’en emparent »
Pour la sociologue de l’éducation Barbara Fouquet-Chauprade, l’école a besoin de « politiques d’envergure qui dépassent le temps du quinquennat » pour réduire les inégalités scolaires.

[...] Mais ne nous voilons pas la face : il y a aussi une difficulté à porter, politiquement, un sujet qui remet en question le fonctionnement méritocratique de l’école. Ceux qui y croient encore – ou qui se positionnent comme tels – auront plutôt tendance à défendre les « fondamentaux », la discipline et l’autorité à l’école, davantage d’heures de cours et d’efforts… Notre croyance dans une école méritocratique nous empêche en partie de nous emparer du problème. Pour cela, il faudrait prendre acte de l’ampleur des inégalités qui bat en brèche l’idée de méritocratie, alors que l’on sait que la reproduction sociale est forte.

[...] Bien sûr que les fameux « dédoublements » de classe, la redéfinition de l’allocation des moyens vers les réseaux d’éducation prioritaire sont des mesures qui peuvent être intéressantes. Mais s’attaquent-elles aux racines de ce mal français qu’est la ségrégation ? Il faudra le mesurer précisément, et sur le temps long. L’école a besoin de politiques d’envergure qui ne soient pas seulement portées par l’éducation nationale et qui dépassent le temps d’un quinquennat. [...]

Extrait de lemonde.fr du 19.10.21

 

« C’est ici que je suis utile » : quand des enseignants choisissent l’éducation prioritaire

REPORTAGEFragments de France | A Nîmes, des professeurs racontent leur quotidien dans des établissements de quartiers difficiles, gangrenés par le trafic de drogue.

[...] Plutôt que de doubler le salaire des enseignants, comme l’a proposé la maire de Paris et candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo, en septembre, il estime, à l’instar de Laure Elissagaray et Christophe Boissier, qu’il serait préférable d’élargir le dédoublement des classes « jusqu’au CM2 ». « C’est à l’école élémentaire que tout se joue. Il faut mettre le paquet. » A l’aube de sa retraite, Christophe Boissier [directeur d’école] fait ce constat : « J’ai assisté à la création des zones prioritaires en 1981, j’ai fait tous les dispositifs qui ont suivi depuis. Dans tout ça, quelque chose ne change pas. Ce sont des écoles où la mixité sociale n’existe pas. »

Extrait de lemonde.fr/fragments-de-france du 19.10.21

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