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Prendre les enfants tels qu’ils sont, et, surtout, sans s’occuper de ce qui leur manque et sans chercher à le leur rendre de force (blog d’Evelyne Charmeux)

23 août Version imprimable de cet article Version imprimable

Le blog de l’amie scolaire : Questions de profs.

Prendre les enfants tels qu’ils sont...

Et, surtout, sans s’occuper de ce qui leur manque et sans chercher à le leur rendre de force.
Ce désir, faussement généreux, et qui est toujours celui de notre actuel ministre, est peut-être l’un des plus graves reproches que l’on puisse faire à l’école depuis toujours.
Réfléchir ensemble sur ce point me semble indispensable pour cette étrange rentrée, après quatre années de déshumanisation systématique de l’école primaire, au profit de théories scientifiques sans conscience, qui ne sont, comme l’a si bien dit naguère un grand bonhomme, que ruines de l’âme... des enfants.

[...] Travailler sur les manques et autres "fautes" des élèves est une triple sottise :
* c’est culpabiliser ceux-ci, sans aucun profit par ailleurs, puisque la culpabilité occupe dès lors toutes leurs pensées, les empêchant d’entendre ce qu"on leur propose ;
* c’est se focaliser sur le négatif, en oubliant tout leur potentiel positif, et les empêcher de se prendre en mains pour repartir sur d’autres bases ;
* c’est, incontestablement, une savante entreprise de démoralisation pour eux, en leur envoyant une image négative d’eux-mêmes.

Comme cela a été souvent dit ici, sous diverses formes, la non-réussite d’un travail quelconque doit être toujours analysée POSITIVEMENT : c’est-à-dire, à la fois, comme une chose normale, et comme une simple erreur de direction, née d’un raisonnement imparfait (ce qui peut arriver à tout le monde, enseignants inclus !) — sans avoir besoin d’aller chercher, je ne sais quel dysfonctionnement de l’auteur, à faire soigner immédiatement.
La tâche de l’enseignant est alors de provoquer la re-mémorisation du raisonnement qui a conduit à choisir la mauvaise route. Et la réflexion en petits groupes y joue un rôle essentiel.
Ce n’est pas si difficile, non ?

Extrait de charmeux.fr du 16.08.21

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