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Que sont mes élèves devenus ? Mots pour maux à l’école primaire. Elisabeth Godon, psychologue clinicienne-scolaire et professeur des écoles ayant exercé en Education prioritaire, éditions Alopex, 2020 (entretien avec Vousnousils)

12 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Que sont mes élèves devenus ? - Mots pour maux à l’école primaire -
Elisabeth Godon
Jean-Michel Blanquer (Préfacier)
Editeur Alopex
ISBN 978-2-38128-001-1

Extrait

Extrait de decitre.fr du 09.03.20

 

Psychologue clinicienne, Elisabeth Godon a participé à la mise en place du secteur de psychiatrie en Guyane. Professeur des écoles, elle a enseigné au Cameroun, en Guinée, au Vietnam, puis à Paris. Tout au long de son parcours de psychologue scolaire, elle a exploré de nombreux moyens pour sortir les élèves de ses classes de ZEP d’une logique de violence en élaborant des méthodes visant à libérer leur accès au savoir et à restaurer les relations enfants-parentsenseignants.

"Que sont mes élèves devenus ? " est le fruit de la synthèse de ses années de recherche et d’accompagnement, illustrée par une cinquantaine de cas vécus et de témoignages d’anciens élèves. Convaincue que l’école maternelle est l’endroit (et le moment) où intervenir afin d’anticiper et d’éviter le développement de troubles susceptibles de devenir invalidants au fil des années, elle s’adresse aux enseignants comme aux parents, souvent démunis, et liste les méthodes qu’elle a pu expérimenter.
A travers des conseils pratiques simples et des stratégies éprouvées, elle transmet les clés qui vont permettre à l’enfant de construire ou de restaurer son estime de soi. Pour oser apprendre. Et ainsi vérifier que ce qu’il apprend à l’école sert à la maison, et que ce qu’il vit à la maison l’aide à apprendre à l’école.

Elisabeth Godon, psychologue clinicienne-scolaire et professeur des écoles, publie ce 9 mars son nouveau livre « Que sont mes élèves devenus ? », aux éditions Alopex. L’occasion d’échanger avec cette professionnelle expérimentée.

Vous avez donc décidé de revenir en France, en 1994, pour intégrer un IUFM après avoir passé le concours de professeur des écoles…

Oui. Nous y sommes revenus un an avant de regagner le Vietnam. Puis, j’ai été enseignante remplaçante à la Goutte d’Or à Paris et ensuite psychologue scolaire dans le 19ème arrondissement, puis en Guyane et en Guadeloupe. Partout j’ai expérimenté ce que j’avais inventé comme pistes pour que les professeurs puissent enseigner, avec ce double regard d’enseignant et de psychologue.

[...]

Vous avez à la fois été psychologue et professeure des écoles. Quelle est la marge de manœuvre pour aider les élèves en difficultés dans ces deux fonctions ?

Les professeurs ont de plus en plus de travail. Ils ont progressé sur la gestion des émotions, la métacognition… On ne leur demande pas de faire un travail pour lequel ils ne sont pas formés. Mais ils peuvent se rendre compte que quelque chose cloche chez un enfant et passer le relais au psychologue scolaire qui fait partie intégrante de l’équipe enseignante et a des relations avec la PMI*, le Rased**, le CAMSP***. Il peut remarquer si un enfant chute tout le temps, n’arrive pas à tenir son crayon… Son observation permet de ne pas banaliser cela et d’éviter de faire des signalements à la moindre petite question. La seule solution pour aider ces élèves en difficulté c’est le partage et la confiance entre les équipes et avec les parents.

En quoi le concours des parents est-il indispensable ?

Pour l’enfant, les trois années d’école maternelle sont en quelque sorte un rite d’initiation dont l’aboutissement est le passage au CP. On y sent souvent une belle relation entre les enseignants et les parents. Mais ça pourrait encore s’améliorer si les parents cessaient d’avoir honte ou peur quand leur enfant a un petit défaut moteur, ou de langage ou de comportement… L’enfant doit sentir qu’on n’a pas peur et qu’on va s’occuper de lui pour cesser d’avoir peur lui-même.

Extrait de vousnousils ;fr du 06.03.20

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