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Jeunes des quartiers : "L’émancipation des jeunes femmes" (5) et "La transmission" (6) (Série d’été de The Conversation)

16 août

« Jeunes de quartier » : « J’ai toujours fait attention »

Dans le film Bande de filles sorti en 2014, la réalisatrice, Céline Sciamma évoquait la violence sourde des quartiers dirigée contre les adolescentes mais aussi une violence qu’elles exerçaient comme seul moyen d’exister et de se confronter au monde.

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Mais la vie au quartier est aussi faite de vie ordinaire, de micro-résistances, de stratégies permettant, lorsque l’on est une femme en particulier, de ne pas rester enfermer dans les clichés.

Pour déconstruire les stéréotypes, Louiza Aoufi, 21 ans, étudiante en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAP) revient sur son parcours et évoque comment le sport permet une forme d’émancipation. Habitante de Romainville, elle a grandi dans la ville d’Aubervilliers en Seine-Saint-Denis. C’est dans le cadre de la recherche Pop’Part qu’elle a rencontré la sociologue Christine Bellavoine, chercheuse associée au laboratoire LAVUE (Laboratoire architecture ville urbanisme environnement).

Extraits
● « Broke for free », Something Elated, 2011.
● Bande de filles, C. Sciamma, 2014.
● Les Roses noires, H. Milano, 2012.
● Footeuses, R. Doubiago et L. Saoucha, 2020.

Extrait de theconverstion.com du 14 avril 2022

 

« Jeunes de quartier » : « Être un grand c’est être une référence, les jeunes choisissent les leurs »

auteur
Fanny Salane
Maîtresse de conférence, chercheuse en Science de l’éducation, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières

Banlieues, quartiers, cités. En France, ces mots ont trop souvent une connotation négative. Ce que l’État français nomme depuis 2018 les quartiers prioritaires de la politique de la ville regroupe 5,4 millions d’habitants dont 40 % ont moins de 25 ans. Mais qu’est-ce qu’être jeune dans un quartier populaire ? La recherche participative Pop-Part, conduite dans dix villes ou quartiers de l’Île-de-France, et portée notamment par l’Université Paris Nanterre, s’est associée à 120 jeunes pour se saisir du sujet.

Dans les quartiers populaires, les notions de « petits » et de « grands » revêtent un sens particulier. La figure du grand est polysémique. Il est à la fois un modèle, un protecteur, un garant de l’histoire du quartier, mais aussi un supérieur auquel les petits doivent le respect voire l’obéissance. Dans le pire des cas le grand peut même jouer un rôle négatif et orienter les plus jeunes vers la violence ou la drogue. Entre petits et grands c’est le concept de transmission qui est central.

Extrait de theconversation.com du 28 avril 2022

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