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L’opposition à la loi Blanquer (revue de presse)

8 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Voir aussi la revue de presse des Cahiers pédagogiques du 8 avril 2019

 

ça grippe Voir les différents liens sur le site des Cahiers pédagogiques

La grogne monte dans le milieu enseignant Par Marie-Estelle Pech
“Forts de leur manifestation plutôt réussie du samedi 30 mars qui a rassemblé quelque 36.000 enseignants et de leur grève du 19 mars qui avait été bien suivie (un quart des professeurs des écoles selon le ministère, 40% selon les syndicats), les enseignants de maternelle et de primaire tentent de mobiliser massivement ce jeudi contre les réformes éducatives de Jean-Michel Blanquer. La mobilisation devait être particulièrement suivie à Paris où Jérôme Lambert, le responsable du syndicat Snuipp-FSU, annonçait 70% de grévistes et un tiers d’écoles complètement fermées. « Du jamais vu depuis les grandes grèves de 2003 contre les retraites ! », assurait-t-il mercredi.”

Loi Blanquer et réformes : pourquoi les enseignants sont à nouveau en grève jeudi 4 avril ?
“Plusieurs syndicats dont la CGT éducation, Sud et l’ensemble de la FSU appellent les salariés de l’Education Nationale à cesser le travail. Certaines écoles pourraient rester fermées en Bourgogne Franche-Comté comme un peu partout en France.”

Nouvelle journée de mobilisation des enseignants contre la casse de l’Éducation nationale ce jeudi dans le Berry

Éducation. Une fronde inédite bouscule les réformes Blanquer...
“Semaine après semaine, la colère monte dans l’éducation nationale. De la maternelle au lycée, des profs aux parents, tous cherchent des voies originales de contestation et se retrouveront demain pour une journée de grève nationale.”

Après les enseignants, Blanquer écrit aux directeurs d’école Par AFP
“Après avoir écrit aux enseignants, c’est aux directeurs d’école que le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer s’adresse par lettre mercredi, pour calmer les inquiétudes causées par son projet de loi controversé, leur garantissant le maintien de leur fonction, à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation.”

Enseignement : comment Blanquer tente de calmer les inquiétudes
“Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation des enseignants est prévue ce jeudi, Jean-Michel Blanquer s’adresse par lettre aux directeurs d’école après avoir écrit aux enseignants.”

Vidéos. Education nationale : plus de 40 ans de réformes et de contestations
“CHRONOLOGIE – Un vent de colère souffle contre le projet de loi de Jean-Michel Blanquer sur "l’école de la confiance". En France, une réforme de l’éducation, sans conflits, cela n’existe (presque) pas.”

Les ratés de la méthode Blanquer par Philippe Watrelot dans Alternatives-économiques
“Lorsque le projet de « loi pour une école de la Confiance » a été présenté à l’Assemblée Nationale à la fin du mois de janvier, beaucoup la considérait comme une loi mineure. Une sorte de « cavalier législatif » destiné avant tout à faire passer par la loi la promesse présidentielle d’extension de l’instruction obligatoire à 3 ans. Mais on a découvert petit à petit que ses 25 articles abordent bien d’autres sujets. C’est donc loin d’être « une loi pour rien »”

L’inquiétude dans les centres d’information et d’orientation s’exprime à Bourges
“Ce mercredi après-midi, à l’appel de trois syndicats – SNES/FSU, SGEN/CFDT et Sud Éducation –, un rassemblement était organisé place Gordaine, à Bourges, pour défendre le service public d’orientation de l’Éducation nationale.”

Et on en parle peu souvent : Saint-Avold - Enseignement Professeur documentaliste : l’art d’éveiller les esprits
“Dans les collèges et lycées, les centres de documentation et d’information (CDI) sont des lieux que tous les élèves, sans exception, fréquentent un jour. Une bonne occasion pour mettre en lumière les professionnels chargés d’accueillir les jeunes, mais aussi de participer à leur formation.”

Extrait de cahiers-pedagogiques.com du 04.04.19.

 

Loi Blanquer : Panique à bord ?
Alors que la loi n’arrivera devant le Sénat que dans un mois, le ministre et des députés de la majorité multiplient les interventions. Ils créent ainsi une cacophonie, se contredisant, voire promettant tout et n’importe quoi, à l’image des propos ministériels du 5 avril. La forte mobilisation des enseignants, qui étaient souvent des électeurs En Marche, l’impact de leurs actions auprès des parents, suscitent l’affolement.

Amender la loi ?

Toutes les stratégies de communication sont utilisées pour tenter de faire baisser la pression des enseignants. Il y a les promesses d’amendement de la loi. Elles se sont multipliées ces derniers jours. Il y a la mise en accusation des enseignants, accusés d’être des agitateurs politiques selon une vieille propagande droitière. Il y a la victimisation où les députés exploitent les visites d’enseignants dans leurs permanences. Et il y a le n’importe quoi.

Et Jean Michel Blanquer en a donné une belle illustration le 5 avril sur BFM - RMC. Le ministre a promis d’amender son projet de loi, alors qu’il s’est opposé à l’Assemblée à tous les amendements ayant un réel impact, par exemple sur l’article 1. Le ministre a promis à nouveau que l’ouverture des établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF) ne se fera qu’avec l’accord des conseils d’école et des maires. On verra s’il tient parole. Il n’a toujours pas dit comment la loi serait modifiée.

Incohérences sur le rôle des directeurs

Sur la question des directeurs, JM Blanquer a été prolixe. "Il y aura le choix des modalités. On pourra rester directeur d ’école et si c’est le choix que vous faites, avoir le titre de principal adjoint ce qui représentera une opportunité de carrière. Le directeur sera toujours dans son école au contact des parents et donc renforcé.. On doit travailler pour mieux rémunérer (cette fonction). C’est un objectif que je me suis fixé sur la durée du quinquennat".

Oublions cette revalorisation toujours promise "sur la durée du quinquennat", c’est à dire transmise au ministre suivant... Sur la fonction de directeur le projet de loi Blanquer est très claire. Il y a un principal adjoint en charge des "classes du 1er degré". Les écoles elles mêmes n’existent plus puisqu’elles sont un morceau de nouvel EPSF.

Ce principal adjoint appartient au corps des personnels de direction du 2d degré. On voit mal comment en faire partie pourrait se faire sans passer le concours de personnel de direction. On voit mal aussi à quoi servirait ce principal adjoint si les directeurs restent en place.

265 EPSF

En même temps, JM Blanquer qui jusque là avait largement minimisé la place des EPSF , parlant d’une dizaine d’établissements, en a subitement revu le nombre à la hausse. Le ministre parle de 2 à 5% des collèges . Comme le remarque l’AEF , il y a 5294 collèges publics et cela ferait de 105 à 265 EPSF dans l’immédiat.

Pour que tous ces propos incohérents obtiennent un morceau de crédibilité, le ministre et les députés LREM devraient dire comment on fait pour résoudre ces contradictions et proposer des amendements. A défaut, la multiplication des ces propos ne fait que montrer la peur d’un ministre dont l’étoile pâlit dans sa majorité et celle de députés devant la fuite des électeurs.

F Jarraud

Sur BFM (vidéo)https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/jean-michel-blanquer-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-1152059.html

Extrait de cafepedagogique.net du 04.04.19.

 

Sur le site du MEN

La Lettre du ministre aux professeurs (23.03.19)

La lettre du ministre aux directeurs d’école (02.04.19

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