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Rapport Grande pauvreté et Avis du CESE : le discours de la ministre. Les analyses du Café et de Tout Educ

13 mai 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

[...] La refondation de l’École a déjà permis de réelles avancées pour enrayer cette dérive. Le rétablissement de la formation des maîtres et la création en cours de 60 000 postes sur la durée du quinquennat ; la priorité au premier degré avec le rétablissement d’une 5e matinée de classe, la relance de la scolarisation des moins de trois ans et le nouveau programme pour la maternelle qui donnera toute sa place aux premiers apprentissages de la lecture et de l’écriture ; la prise en compte du critère social dans l’allocation des moyens aux établissements et la réforme de l’éducation prioritaire ; la refonte du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, des nouveaux programmes de la scolarité obligatoire, comme la nouvelle organisation du collège sont autant de mesures qui replacent l’égalité et la réussite pour tous au coeur des missions de l’école. Mais il faudra aller plus loin, et vos travaux offrent des perspectives extrêmement riches pour y parvenir.

[...] L’avis du CESE comme le rapport de Jean-Paul Delahaye plaident, et je m’en réjouis, pour une école inclusive, capable de développer les pratiques pédagogiques innovantes, soutenues et évaluées par les politiques publiques. C’est le sens de votre recommandation commune, à laquelle je souscris, d’essaimer largement le référentiel pédagogique de l’éducation prioritaire, dont vous soulignez le bon accueil par les équipes pédagogiques. Cette nécessité issue du travail en réseau propre à l’éducation prioritaire de porter une attention spécifique aux transitions entre les niveaux d’enseignement, de donner leur place et leur légitimité aux pédagogies explicites et fondées sur la coopération, aux travaux par projets, à tout ce qui stimule l’initiative et l’autonomie des élèves comme des enseignants est au coeur de la réforme du collège, notamment avec la mise en place des enseignements pratiques interdisciplinaires. Je pourrais évoquer aussi l’éducation artistique et culturelle et le numérique, dont vous soulignez justement le formidable levier qu’il constitue pour faciliter les apprentissages et réduire les inégalités. C’est pourquoi je souhaite reprendre largement vos préconisations dès le premier degré, en rendant plus accessibles et en soutenant la diffusion des pratiques pédagogiques innovantes qui ont démontré leur pertinence, je pense à l’apprentissage de la lecture, mais aussi aux mathématiques pour lesquels je viens d’annoncer une stratégie dédiée. Cette impulsion suppose un effort considérable, à la fois en terme de formation et de rapprochement avec le monde de la recherche.

[...] Mais au-delà des pratiques, vos travaux interrogent l’adaptation des services essentiels que sont la santé scolaire et le service social à la réalité de la fragilité sociale des élèves et de leurs familles. Ces services sont non seulement sur-sollicités, mais ils ont vu leurs missions évoluer, à mesure que la pauvreté progressait et que les réponses des services sociaux traditionnels s’éloignaient parfois. Ils constituent ainsi, pour certaines familles, une forme d’offre de premier recours qu’il nous faut renforcer en lien avec les acteurs des territoires. Vous le savez, l’éducation nationale compte aujourd’hui plus de 10 000 professionnels sanitaires et médico-sociaux, pour lesquels un travail est engagé afin de mieux définir et reconnaître leurs missions pour garantir l’attractivité des postes que nous créons. C’est essentiel, car tout effort supplémentaire de notre part, et j’y suis prête, doit être au service du renforcement d’une action médico-sociale globale, qui excède largement notre périmètre d’intervention. Ainsi, en cohérence avec la loi santé récemment adoptée en première lecture par l’Assemblée Nationale, une circulaire viendra prochainement préciser le parcours éducatif de santé, afin de rapprocher la santé scolaire de la médecine de ville. Et je souhaite que vos propositions d’élargir les missions de la santé scolaire comme de renforcer l’offre de service social, en l’étendant au premier degré dans les territoires urbains et ruraux défavorisés, soit étudiée dans la réflexion interministérielle dédiée à l’égalité et à la citoyenneté qu’a impulsée le Premier Ministre.

La même nécessité de faire évoluer les pratiques et les services est à l’oeuvre s’agissant des fonds sociaux des établissements et des bourses aux élèves, dont le rapport de Jean-Paul Delahaye pointe avec sévérité les évolutions des dernières années. Comment accepter, en effet, que des économies aient été réalisées entre 2001 et 2012 "sur les crédits destinés aux pauvres", selon votre formule, dans un contexte de crise économique et sociale ? Comment ne pas s’inquiéter du développement du non-recours aux bourses, ce phénomène qui touche massivement des prestations sociales aussi essentielles que le RSA ou l’aide à la complémentaire santé ? Quand on mesure, à la lecture du rapport, les conséquences très concrètes de ces choix politiques passés, il y a de quoi partager l’indignation perceptible de l’auteur. Depuis 2012, nous avons revalorisé les fonds sociaux de près de 50%, soit 15 millions d’euros supplémentaires. De façon pragmatique, le budget actuel sera sanctuarisé et progressera vers le montant préconisé, soit 70 millions d’euros, en fonction de l’évolution du contexte budgétaire. De même, si je m’attacherai à mettre en oeuvre prioritairement les propositions visant à réduire le non-recours aux bourses, notamment pour simplifier les formalités d’accès, je considère que la question de leur revalorisation est à intégrer dans une approche globale, qui inclue l’ensemble des mesures destinées aux publics fragiles, comme l’éducation prioritaire pour laquelle nous réalisons un effort budgétaire de 350 millions d’euros. A la gestion par dispositifs, je veux continuer de préférer la stratégie complète de la refondation de l’école.

C’est d’ailleurs le sens des préconisations particulièrement ambitieuses que vous formulez pour concentrer encore davantage les moyens en direction des élèves vulnérables, en assumant d’être « inégalitaires en moyens pour être égalitaires en réussite" comme vous l’écrivez. Je souscris pleinement à cette politique, dont nous conviendrons qu’elle suppose une durée et donc un socle de consensus qui dépasse les échéances et les contingences électorales. Cette mise en perspective est une des grandes forces du rapport de Jean-Paul Delahaye et de l’avis du CESE, car elle offre l’opportunité de construire cette vision de long terme qui a tant fait défaut par le passé aux politiques éducatives, quelle que soit leur provenance partisane.
Alors oui, amplifions le rééquilibrage entre premier et second degré, déployons les moyens dégagés d’ici quelques années par le caractère exceptionnel du redoublement vers l’éducation prioritaire pour aller plus loin dans la baisse des taux d’encadrement et améliorer encore l’accompagnement des élèves les plus en difficulté. Ces perspectives sont essentielles pour atteindre cette école de la réussite pour tous qui est le sens même de la refondation de l’école, et vous savez qu’elles sont aujourd’hui mises en œuvre par le ministère.

Il en est de même pour l’action déterminée que nous avons engagée en faveur de la mixité sociale au collège. Sans mixité sociale, la promesse républicaine d’égalité est absente du quotidien de trop d’élèves qui ne vivent plus l’expérience de la rencontre et du brassage social. Pour avancer sur ce chantier complexe, qui se heurte tant aux réalités résidentielles qu’aux stratégies de contournement déployées par des familles, nous travaillons dans le sens de vos préconisations. D’une part, avec la mise en place d’indicateurs de mixité à l’échelle des établissements qui permettront un pilotage national mais surtout de proximité de la mixité. Et d’autre part, en engageant d’ici l’été un travail avec un nombre réduit de conseils départementaux de tous bords sur un redécoupage des secteurs communs à plusieurs collèges. Nous pourrons ainsi définir ensemble des critères d’affectations clairs pour les familles et prendre en compte l’enseignement privé qui est très attentif à ce sujet. C’est dans ce cadre que vos préconisations sont particulièrement fécondes, car elles confortent notre stratégie en proposant de nouvelles pistes pour élaborer des chartes signées localement par les autorités académiques et les établissements privés, ou renforcer la nouvelle allocation progressive des moyens que j’ai décidée pour tenir compte des réalités sociales, en faisant varier les dotations aux établissements en fonction de la réalité de la mixité, dans le public comme dans le privé. Nous savons tous que l’affirmation de l’objectif de mixité se prête trop souvent aux déclarations péremptoires, aussi je veux vous dire à la fois ma détermination et ma méthode qui est de partir des réalités des territoires pour être efficace.

[...] D’abord concernant la place et le rôle des parents, premiers éducateurs de leurs enfants comme le rappelle Marie-Aleth Grard, et qui doivent être respectés comme tels, quelle que soit leur réalité sociale. Il y a aujourd’hui un enthousiasme réel pour développer les espaces dédiés aux parents au sein des établissements, multiplier les opportunités de rencontre et d’échanges avec les professionnels – pourquoi pas dans ces « rendez-vous de la réussite » imaginés par Jean-Paul Delahaye ? –, investir de nouvelles instances comme les comités départementaux d’éducation à la santé et à la citoyenneté dans le premier degré. Comme vous, je pense qu’il faut former les parents délégués et même réfléchir à la création d’un statut de parent délégué, suivant la recommandation de la Députée Valérie Corre. Un rapport détaillé, en lien avec le ministère du travail, me sera remis à cet effet d’ici la fin de l’année scolaire.

Je souhaite ensuite que nous saisissions pleinement l’opportunité de la généralisation à venir des projets éducatifs de territoire pour renforcer la capacité de l’école à adapter ses réponses, notamment dans la continuité entre les temps éducatifs scolaires et périscolaires, aux besoins de son environnement. Si l’école est un sanctuaire éducatif, selon la belle formule de Jean Zay, elle n’en est pas moins un lieu de vie sociale, qui s’enrichit de l’investissement des collectivités locales, de l’action des associations, de l’engagement des parents. Les initiatives qui concourent à créer une culture partagée entre ces acteurs, en développant la co-formation et les actions communes, en renforçant l’accompagnement à la scolarité ou l’animation d’un programme de réussite éducative, devront donc être davantage soutenues et prises en compte dans les projets d’établissements.

Cette volonté d’ouvrir l’école aux bonnes volontés, avec la vigilance qui s’impose s’agissant d’enfants, pour favoriser la réussite des élèves et prendre pleinement en compte leurs conditions d’apprentissage, m’a conduite à créer une réserve citoyenne de l’éducation nationale, déjà forte de plus de 4600 inscrits. Cette réserve viendra en appui des enseignants pour proposer des interventions sur le temps scolaire, en témoignant d’une compétence ou d’une expérience personnelle, mais elle pourra aussi enrichir le vivier des bénévoles associatifs, créant une passerelle supplémentaire entre l’école et son environnement. C’est aussi le sens que j’ai donné à l’engagement de l’éducation nationale dans le service civique universel, qui verra dès la rentrée prochaine plus de 5000 jeunes volontaires mobilisés pour favoriser la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, développer l’accès à la culture, au sport, aux sciences, accompagner les projets des élèves et des équipes éducatives, contribuer à l’apaisement du climat scolaire ou encore animer la réserve citoyenne. Autant d’initiatives qui concrétisent le nouvel élan que je souhaite donner à la refondation de l’école, et pour lequel vos travaux sont infiniment précieux.

Extrait de education.gouv.fr du 12.05.15 : Présentations du rapport de Jean-Paul Delahaye "Grande pauvreté et réussite scolaire" et de l’avis du CESE "Une Ecole de la réussite pour tous". Discours de Najat Vallaud-Belkacem

 

Le fait du jour
Grande pauvreté : Les réponses mesurées de la ministre

A peine publié, déjà enterré ? Les réponses de la ministre de l’Education nationale au rapport Delahaye, le 12 mai, doivent tenir compte des réalités budgétaires mais aussi de l’état de l’opinion, des lourdeurs de la machine et de l’énergie ministérielle. Du discours de N. Vallaud Belkacem on retiendra la profonde lucidité de la vision politique, l’application immédiate de quelques mesures et des orientations à long terme, au delà de 2017.

[...] Des mesures immédiates limitées
La principale mesure annoncée par la ministre c’est la sanctuarisation des fonds sociaux des établissements et sa progression "en fonction de l’évolution du contexte budgétaire". La ministre reconnait ainsi ne pas avoir les moyens d’aller plus loin comme augmenter le salaire des enseignants en REP+. Elle annonce aussi la simplification des modalités d’accès aux bourses, leur relèvement étant lié aux contraintes budgétaires. Sa volonté de renforcer l’offre médicale et sociale dans l’éducation nationale se limite à l’extension des assistants sociaux dans le premier degré. A moyens constants ils interviendront moins dans le second degré.

[...] Une impulsion au rééquilibrage budgétaire

"Oui, amplifions le rééquilibrage entre premier et second degré, déployons les moyens dégagés d’ici quelques années par le caractère exceptionnel du redoublement vers l’éducation prioritaire pour aller plus loin dans la baisse des taux d’encadrement et améliorer encore l’accompagnement des élèves les plus en difficulté", affirme la ministre. Mais elle ajoute que cette politique "suppose une durée et donc un socle de consensus qui dépasse les échéances et les contingences électorales". En clair ce sera à voir après 2017...

Ce qu’annonce tout de suite la ministre c’est la création d’un indicateur de mixité sociale pour chaque établissement et l’ouverture de discussion avec les conseils généraux qui le veulent sur la carte scolaire dans le cadre du décret qui permet d’affecter plusieurs collèges dans un même secteur.

Des mesures pédagogiques
Pour la ministre les recommandations du rapport Delahaye sont un appui important à la réforme du collège. "Cette nécessité issue du travail en réseau propre à l’éducation prioritaire de porter une attention spécifique aux transitions entre les niveaux d’enseignement, de donner leur place et leur légitimité aux pédagogies explicites et fondées sur la coopération, aux travaux par projets, à tout ce qui stimule l’initiative et l’autonomie des élèves comme des enseignants est au coeur de la réforme du collège, notamment avec la mise en place des enseignements pratiques interdisciplinaires".
La ministre s’engage à "essaimer largement" le référentiel pédagogique de l’éducation prioritaire. Plus immédiatement elle annonce la fin du diagnostic social en Segpa sauf demande d’internat, le soutien aux Rased (mais sans précision) et à la scolarisation des moins de 3 ans en Rep+.

Extrait de cafepedagogique.net du 13.05.15 : Grande pauvreté : Les réponses mesurées de la ministre

 

Les quelque 60 préconisations de l’avis "une école de la réussite pour tous" adopté hier par le Conseil économique, social et environnemental (ici) se fondent sur trois principes, "une école inclusive", "une école où la mixité sociale et scolaire est une situation normale", "une école pour laquelle la politique publique soutient et évalue les initiatives". Voici les plus marquantes :

- garantir "pour tout enfant une place en maternelle dès deux ans", prioritairement dans les REP "et dans les territoires à faible densité".

- engager une concertation avec les collectivités territoriales afin d’actualiser leur périmètre de compétences "en matière de dépenses obligatoires et de dépenses facultatives"

- renforcer les RASED

- mettre en place des actions communes entre les SEGPA et les autres classes du collège

- donner aux affectations en SEGPA, CLIS, ULIS "un caractère de réversibilité par une évaluation annuelle"

- faire "du référentiel de l’éducation prioritaire le référentiel d’une école de la réussite de tous"

- insister, dans le cadre des ESPE ultramarins sur "la formation aux langues vernaculaires et aux cultures du territoire". De plus, "la création d’une ESPE à Mayotte est une priorité"

- organiser "des temps de rencontre et de formation entre tous les acteurs du PEDT" et développer des "co-formations" et des "formations communes" entre "enseignants, acteurs et animateurs de territoire"

- favoriser "la présence de tous les parents (...) dans les écoles et les collèges" et rechercher "les modalités les pus appropriées" à leur venue...

- faire en sorte que "l’enjeu des apprentissages soit compréhensible par tous les élèves (...), multiplier les travaux communs par projets (...), être attentif à l’apprentissage de la démocratie à l’école"

- 
- l’Education nationale doit commander des "recherches-actions" en matière de pédagogie

- dans les ESPE, doivent être mises en place des formations au traitement inclusif de la difficulté scolaire

- les personnels d’encadrement doivent être formés "à l’animation d’une équipe et au travail collectif et collégial"

- "faciliter les mouvements d’enseignants volontaires d’un établissement à un autre, pour un temps donné, avec un retour garanti sur le poste d’origine, afin de permettre l’essaimage des pratiques."

 

Dans son discours en réponse, la ministre de l’Education nationale, évoquant à la fois l’avis du CESE et le rapport de Jean-Paul Delahaye, y voit "une exigence à approfondir le mouvement engagé, pour que l’école assure pleinement, pour chaque élève, sa mission d’apprentissage des savoirs fondamentaux et de transmission des valeurs". Elle estime notamment que "l’objectif, déjà ambitieux, de scolariser 50% des enfants de moins de 3 ans dans les réseaux REP+ de l’éducation prioritaire" doit être considéré "comme un plancher". Il faut aussi "conforter les RASED" (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté). En ce qui concerne le diagnostic social pour les orientations en SEGPA, une circulaire à venir "ne le maintiendra que lorsqu’il semblera pertinent, particulièrement lorsqu’un internat est envisagé". Il faudra aussi "garantir la réversibilité des décisions".

La ministre entend "donner leur place et leur légitimité aux pédagogies explicites et fondées sur la coopération, aux travaux par projets, à tout ce qui stimule l’initiative et l’autonomie des élèves comme des enseignants".

Parmi les autres annonces de la ministre, à noter qu’elle partage "l’objectif de proposer à chacun, au cours de sa scolarité obligatoire, le bénéfice d’un voyage culturel ou linguistique sans être empêché pour des raisons financières", et qu’elle compte évoquer "avec fermeté" les exigences "pas toujours raisonnables" imposées aux familles sur les fournitures.Le budget actuel des fonds sociaux "sera sanctuarisé et progressera vers le montant préconisé, soit 70 millions d’euros, en fonction de l’évolution du contexte budgétaire".

"Une circulaire viendra prochainement préciser le parcours éducatif de santé, afin de rapprocher la santé scolaire de la médecine de ville". La ministre souhaite "élargir les missions de la santé scolaire" et "renforcer l’offre de service social, en l’étendant au premier degré dans les territoires urbains et ruraux défavorisés".

"Il faut former les parents délégués et même réfléchir à la création d’un statut de parent délégué". Il faut également soutenir "les initiatives qui concourent à créer une culture partagée" entre les collectivités locales, les associations, les parents.

L’éducation nationale verra dès la rentrée prochaine "plus de 5 000 jeunes volontaires" en service civique "mobilisés pour favoriser la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, développer l’accès à la culture, au sport, aux sciences, accompagner les projets des élèves et des équipes éducatives, contribuer à l’apaisement du climat scolaire ou encore animer la réserve citoyenne".

A relever aussi cette phrase dans le discours de Najat Vallaud-Belkacem : "Trop d’élèves et de familles subissent ces petites hontes, ces humiliantes impossibilités d’accéder à une forme de droit commun ou de satisfaire à leur apparente nécessité, avec les conséquences que cela entraîne pour l’élève comme pour ses parents dans la construction de leur relation avec l’institution scolaire."

Extrait de touteduc.fr du 13.05.15 : Les préconisation du CESE et les réponses de N. Vallaud-Belkacem

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