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Indicateurs sur les enseignants, les moyens, les effectifs scolaires...

30/10/05 - Le rapport 2005 de l’Observatoire des ZUS : 2 - Les indicateurs sur les établissements scolaires

30 octobre 2005 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du site de la DIV, le 30.10.05 : Rapport 2005 de l’Observatoire national des Zones urbaines sensibles

Le « quotidien des ZEP », revue de presse du site de l’OZP, continuera la publication d’extraits du rapport 2005 de l’Observatoire des ZUS les prochains jours.
Aujourd’hui, extraits du rapport concernant l’Ecole :

Les indicateurs sur les établissements scolaires publics en ZUS

Rappel : sources et précautions d’usage

Les indicateurs présentés ci-après et dont la plupart étaient déjà renseignés dans le rapport 2004 sont issus des fichiers de gestion du ministère de l’Éducation nationale. Les données qui ont permis de les établir ont été rassemblées et codées par la DEP (Direction de l’évaluation et de la prospective du ministère de l’Éducation) de manière à pouvoir distinguer les ZUS du reste du territoire.

Attention : ces informations concernent la situation des établissements publics situés en ZUS ainsi que celle de leurs élèves et non la scolarité des élèves habitant en ZUS. Par ailleurs, pour des raisons pratiques, il a été fait le choix de ne considérer que les établissements figurant à l’intérieur du périmètre des ZUS et non ceux qui, bien que se trouvant à l’extérieur, accueilleraient essentiellement des élèves de ZUS. Les indicateurs sont donc à interpréter avec cette double restriction. Pour plus de précisions, se référer au rapport 2004 de l’Observatoire national des ZUS.

Enfin, des variations annuelles dans un champ aussi vaste ne peuvent être qu’extrêmement réduites. Leur interprétation ne peut se faire que dans la durée. Il faudra donc attendre deux ou trois ans pour que des variations repérées une année puissent être interprétées comme le signe d’une évolution véritable.

Les grands constats

(...)

Le nombre d’enseignants pour cent élèves dans les écoles n’est pas disponible, il n’est donc pas possible d’en apprécier l’évolution.

Le nombre moyen d’élèves par structure pédagogique (classes, y compris les demi-groupes) est en moyenne légèrement plus favorable aux collèges situés en ZUS qu’ailleurs (entre un et deux élèves d’écart). Cet écart se tasse en 2003-2004 mais accompagne en fait une diminution moyenne de l’ordre d’une unité du nombre moyen d’élèves par structure pédagogique en ZUS et en dehors.

Le nombre d’élèves par structure pédagogique est en moyenne légèrement plus favorable aux collèges situés en ZUS et la dotation horaire globale reste stable, témoignant d’un effort public limité mais maintenu en faveur de ces établissements.

La dotation totale horaire reste stable et témoigne d’un maintien de l’effort public dont bénéficient, sur cette ligne de financement, des établissements situés en ZUS (du fait entre autres du classement d’un certain nombre d’entre eux en ZEP)

Voir le tableau page 94 : Indicateurs de moyens.

La part des enseignants en poste depuis moins de deux ans dans un même collège est plus forte en ZUS qu’ailleurs (tableau 2). Cet écart baisse légèrement en 2003-2004, prolongeant un mouvement enregistré depuis 1999-2000. On note toutefois que cette diminution d’écart s’accompagne d’une augmentation sensible (+ 4 à 5 points) de la proportion d’enseignants en poste depuis deux ans ou moins, aussi bien en ZUS qu’en dehors. Cette proportion n’atteint cependant pas le niveau de 1999-2000 (39,5 % dans les établissements situés en ZUS).

La part d’enseignants en poste depuis moins de deux ans reste plus forte en ZUS qu’ailleurs, mais l’écart se réduit légèrement en 2003-2004, la part des enseignants de moins de trente ans y demeure cependant supérieure de 3 points.

La part des enseignants de moins de trente ans est elle aussi en moyenne supérieure dans les écoles et les collèges situés en ZUS (7 points d’écart environ).

Ces proportions restent proches en 2003-2004 de celles enregistrées l’année précédente, mais, à l’échelon national, l’écart signalé tend à se creuser dans les collèges (passant de 7 à 7,8points). Si l’on se réfère à l’année 1999-2000, on note pour les collèges une très légère augmentation (1 point en 5 ans) de cet écart dans une tendance générale au « rajeunissement » (la proportion d’enseignants de moins de trente ans augmentant de 5 points en 5 ans pour les collèges situés en ZUS).

Voir le tableau page 95 : Les enseignants.

Le nombre de divisions d’enseignement général et technologique dans les lycées situés en ZUS n’a pas connu de variation significative (tableau 3). Seule une observation sur la longue durée pourra permettre d’en saisir l’évolution. Rapporté à la population des ZUS, ce nombre de divisions est à peu près équivalent de ce que l’on obtient en rapportant le nombre total de divisions à la population nationale. L’aire de recrutement des lycées excède en général le territoire de la ZUS. Cet indicateur informe donc de manière assez imparfaite sur la réalité de l’environnement scolaire des élèves de ZUS à l’âge du lycée.

Voir les tableaux page 95 : Divisions d’enseignement général ou technologique ; les types d’établissement.

À noter, la faible présence des classes préparatoires aux grandes écoles en ZUS : seulement 5,5 % de l’ensemble de ces classes.

Le nombre de divisions post-bac n’a pas varié de manière significative. Il est à noter une nette spécialisation de l’offre post-bac en ZUS avec la faible présence des classes préparatoires aux grandes écoles (celles situées en ZUS représentant 5,5 % de l’ensemble de ces classes) alors que près de 12 % des sections de techniciens supérieurs et plus du quart des autres divisions post-bac (dont les préparations paramédicales) seraient situées en ZUS.

Voir le tableau, page 96 : Les divisions post-bac.

Les résultats aux évaluations nationales, la proportion d’élèves en retard au début du cycle 3 (CE2), ainsi que la proportion d’élèves en retard à la fin du cycle 3 (CM2) ne sont pas disponibles cette année.

La proportion d’élèves en retard de 2 ans ou plus en sixième est supérieure de 3 points dans les établissements en ZUS.

La proportion d’élèves en retard de deux ans ou plus en sixième, supérieure de 3 points environ pour les établissements situés en ZUS, connaît une légère variation à la baisse se traduisant par une réduction de l’écart avec ce que l’on observe sur le reste du territoire. Le taux d’accès de 6e en 3e (qui n’est mesurable que pour les élèves restant dans le même établissement) semble en moyenne s’améliorer sur l’ensemble du territoire, avec, là aussi, une réduction de l’écart en faveur des ZUS. Ces deux variables méritent donc d’être suivies avec attention dans les années qui viennent afin de vérifier si les variations constatées constituent de véritables évolutions sur une plus longue période.

Voir le tableau page 96 : Scolarité au collège

L’observation du devenir des élèves de 3ème en fin de 2de générale ou technologique (tableau 7) fait apparaître un écart important en ce qui concerne l’orientation vers la filière scientifique (plus de 7 points). Cet écart qui touche globalement l’orientation vers l’enseignement général se maintient (plus de 10 points d’écart au total), voire se creuse.

Les élèves de 3ème orientés vers l’enseignement général ou technologique sont plus nombreux à redoubler leur seconde (22 % en ZUS contre 18 % en dehors).

Symétriquement, l’orientation vers les filières technologiques ou la réorientation vers des filières professionnelles présentent un écart en faveur des ZUS. Là aussi, cet écart se maintient.

Les élèves redoublant la seconde se rencontrent également un peu plus fréquemment dans les établissements en ZUS qu’ailleurs (5 points d’écart environ). Cet écart présente en 2003-2004 une légère variation à la baisse.

Voir le tableau page 97 : Devenir en fin de seconde des élèves de 3è orientés en seconde générale ou technologique.

Si l’on observe le devenir des élèves de 3ème qui avaient été orientés vers une seconde professionnelle (tableau 8), on constate un taux de redoublement ou d’abandon sensiblement supérieur (2 points dans chaque cas, 4 points cumulés) pour les élèves issus de collèges en ZUS. Cet écart reste sensiblement le même en 2003-2004.

Voir le tableau, page 98 : Devenir en fin de seconde des élèves de 3ème orientés en seconde professionnelle.

Voir le graphique page 229 : Évolution des effectifs au collège public

Parmi les 390 ayant au moins un collège public, environ 300 ont vu leurs effectifs baisser depuis 1997, la plupart dans des proportions inférieure à 20 %, certaines, dans la partie la plus à gauche du tableau, dans des proportions supérieures.

Cette baisse des effectifs ne semble pas avoir d’effet sur la structure sociale des collèges publics en ZUS. De 1999-2000 à 2003-2004, le taux d’élèves issus de parents ayant une PCS défavorisée (PCS signifie « Profession et Catégorie Sociale ». La catégorie dite « défavorisée » comprend les ouvriers, qualifiés et non qualifiés, les ouvriers agricoles, les retraités employés ou ouvriers et les personnes sans activité professionnelle.) augmente en moyenne d’un point (de 63 à 64 %). Il est de 42,6 % hors ZUS. On note toutefois des cas de variations plus fortes (graphique 6).

Voir graphique page 230 : Évolution de la part des élèves « défavorisés » dans les collèges publics de ZUS

Il y a pratiquement autant de ZUS dont la proportion d’élèves défavorisés augmente que de ZUS où elle baisse, sans qu’on puisse établir de corrélation entre cette évolution et l’évolution des effectifs globaux des établissements. Autrement dit, la baisse des effectifs ne se traduirait pas par une augmentation de la proportion d’élèves défavorisés ni par la fuite des élèves « favorisés ».

Cette baisse des effectifs a peu d’effet sur la structure sociale des collèges publics en ZUS, elle ne se traduit ni par une augmentation de la proportion d’élèves défavorisés ni par la fuite des élèves qui le sont moins.

(à suivre)

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