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Un rapport à la Commission européenne sur "le défi de l’éducation de l’ombre" montre que la France est championne d’Europe du soutien scolaire privé. Le texte intégral en ligne

16 juin 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

"L’éducation de l’ombre a atteint une telle ampleur et a des implications si importantes en termes de justice sociale, d’économie de la connaissance, de fonctionnement du système scolaire et de vie quotidienne pour les élèves comme pour leurs familles, qu’elle doit être traitée", écrit Mark Bray, l’auteur de cette étude intitulée "Le défi de l’éducation de l’ombre" et publiée la semaine dernière.

Réunissant des recherches conduites dans les différents pays membres de l’Union européenne au cours des quatre dernières années, elle montre que le secteur du soutien scolaire privé représentait 2,2 milliards d’euros en France en 2007 avec une croissance d’environ 10% l’an.

[...] "Le soutien scolaire est une industrie créatrice d’emplois et pour de nombreux enseignants du public une source additionnelle de revenu", a souligné Jan Truszczynski. "C’est sans doute une des raisons pour lesquelles gouvernements comme organisations syndicales préfèrent éviter le sujet", a-t-il relevé.

Extrait de nouvelobs.com du 06.06.11 : L’UE s’inquiète de l’essor des cours aprticliers

 

Le Monde du 17.06.11 (édition papier et électronique) consacre sa une à ce rapport sous le titre : "Les élèves français dopés au soutien scolaire privé
Un marché de 2,2 milliards d’euros, record européen. Des formules " low cost " font leur apparition"

Révélant que les tarifs à 35 euros de l’heure expliquent le développement de formules en ligne à bon marché, l’article souligne que le secteur tire aussi profit du chèque emploi-service universel créé par la loi Borloo de 2005.

[Philippe Mérieux a déjà dénoncé à plusieurs reprises cette déduction fiscale qui favorise les parents les plus aisés, ndlr]

 

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Officiellement, la raison invoquée pour justifier cette initiative gouvernementale [l’incitation fiscale] est la volonté de donner les mêmes chances à tous. Elle aurait dû permettre aux familles les moins favorisées de payer des cours de soutien à leur progéniture, histoire de ne pas élargir le fossé, déjà important, entre les élèves. Mais, qu’importe la déduction fiscale, ces cours restent une charge financière supplémentaire que toutes les familles ne peuvent pas assumer.

Extrait de marianne2 ;fr du : Cours particuliers. La France, un élève trop appliqué)

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