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Cités éducatives : - le quartier du Parc à Nanterre et la crise sanitaire (entretien du maire avec ToutEduc) - labellisation du collège REP+ Condorcet à Nîmes et du quartier de La Rabière à Joué-lès-Tours

2 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Nanterre, exemple d’une ville prise entre les perspectives ouvertes par la Cité éducative et le quotidien de la pandémie

Le quartier du Parc à Nantenne vient d’obtenir le label d’excellence "Cité éducative". Avec 45 autres sites, il rejoint un programme doté de 115 M€, qui fait suite au "Plan Borloo" et qui vise à "intensifier les prises en charge éducative des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans avant, pendant, autour et après le cadre scolaire". Patrick Jarry, le maire, estime que ces moyens supplémentaires vont lui permettre "d’activer tous les leviers" pour "viser l’excellence éducative". Mais cette labellisation intervient dans le contexte de la pandémie et de l’annonce d’un protocole sanitaire plus strict.

ToutEduc : Quel est l’état de santé des personnels municipaux affectés aux écoles maternelles et élémentaires ?

Patrick Jarry : La période que nous traversons est très éprouvante pour eux, physiquement et moralement. Qu’ils ou elles soient agents de nettoyage, ATSEM, animateurs, gardiens ou encore personnels de restauration, les agents des écoles exercent des tâches difficiles et usantes, qui affectent bien souvent leur état de santé. Aujourd’hui, nos agents municipaux se retrouvent en première ligne face à la crise sanitaire. Leur rôle dans la protection des enfants et des personnels est crucial : chaque jour, ils doivent nettoyer l’ensemble des surfaces de l’école, servir les repas en toute sécurité, former les agents en renfort, désinfecter et aérer les salles, puis recommencer avec la même rigueur, plusieurs fois par jours, tout en répondant aux besoins des enfants. Au-delà de leurs tâches quotidiennes, les voici donc chargés de garantir le respect d’un protocole sanitaire qui change au gré des atermoiements incessants du gouvernement et d’une gestion de crise parfois hasardeuse. Les responsabilités qui pèsent sur leurs épaules, comme celles des communes, sont considérables. L’exemple du récent cafouillage sur le protocole applicable dans la restauration scolaire est à cet égard inédit…

ToutEduc : Dans quelle disposition d’esprit sont-ils ?

Patrick Jarry : La crise suscite des angoisses, de la lassitude et de la fatigue physique. Derrière les uniformes et les sourires, il y a des êtres humains réellement épuisés. Malgré tout, les agents communaux savent pourquoi ils se lèvent le matin et restent mobilisés, avec le soutien de la Ville, au service des enfants. Leur engagement est la preuve que le service public constitue un acteur précieux et incontournable pour lutter contre la crise. Soyons clairs, sans tous ces professionnels, les écoles ne pourraient pas fonctionner ni même ouvrir aujourd’hui.

ToutEduc : Comment recrutez-vous les remplaçants ? Où en est le vivier ?

Patrick Jarry : Face aux absences liées à la crise et aux diverses maladies, la Ville n’hésite pas à recruter des remplaçants. En plus des 35 professionnels mobilisés en permanence pour remplacer les agents titulaires en arrêt de travail de plus de 3 semaines, nous faisons appel à une association d’insertion pour des vacations de 2h de ménage et à des intérimaires.

ToutEduc : Combien cela coûte-t-il à la municipalité ?

Patrick Jarry : Evidemment, ces mesures de soutien ont un coût pour la collectivité. Il est même considérable. Pour garantir le respect du protocole dans les écoles, nous avons investi 253 000€ supplémentaires dans le recrutement de personnels d’entretien entre mai et décembre 2020, soit sur une année un équivalent de 90 postes à temps plein. Sans parler des dépenses liées à l’achat de gel et de produits d’entretien qui ont augmenté de 98% par rapport à 2019. Au total, la Ville a dû dépenser près de 6 millions d’euros pour protéger sa population et répondre aux besoins divers liés à la crise, dans un contexte budgétaire extrêmement difficile pour les collectivités, dont les recettes ont notamment été impactées par la disparition de la dotation de l’Etat.

ToutEduc : Quelles sont les relations entre ces personnels et les enseignants / directeurs d’écoles ?

Patrick Jarry : Depuis des années, la Ville de Nanterre s’appuie sur un partenariat de qualité avec l’Education nationale. Les relations entre les équipes enseignantes et les agents communaux se nourrissent d’une volonté commune de contribuer à la réussite des enfants, dans une démarche de complémentarité. A l’évidence, les exigences de la crise sanitaire pèsent sur le quotidien des équipes, mais notre collaboration avec les enseignants et les directeurs est inébranlable.

ToutEduc : Dans l’hypothèse d’une nouvelle fermeture des écoles, quelle serait la contribution de la mairie à la continuité pédagogique ?

Patrick Jarry : En parfaite liaison avec les services départementaux de l’éducation nationale, la Ville démultiplie son action. Outre un investissement inédit pour raccorder toutes les écoles à la fibre optique et équiper toutes les classes de matériels performants, nous avons fait l’acquisition de plusieurs centaines de tablettes qui ont été distribuées à des familles identifiées par le tissu associatif des « QPV ». De plus, nous avons passé convention avec une grande entreprise publique – EDF – afin de profiter d’un don de plusieurs centaines d’ordinateurs portables dont nous assurons l’adaptation et la maintenance afin qu’ils soient distribués au plus vite.

ToutEduc : Rappelez-nous, Nanterre, combien d’écoles, d’enseignants, de personnels dédiés... ?

Patrick Jarry : Nanterre compte 49 écoles. Concrètement, cela représente environ 10 000 élèves de maternelle et élémentaire - dont 92% inscrits à la cantine ! - plus de 500 enseignants de primaire, 480 agents de services et de restauration et près de 700 personnels animateurs (dont 180 permanents). Dans une grande ville populaire comme Nanterre, où la lutte contre les inégalités est un enjeu majeur d’émancipation, l’éducation est une priorité. Tous les moyens doivent être mobilisés par l’Education nationale pour favoriser la réussite des enfants. La Ville contribue pleinement à cette ambition : pas moins d’1/3 de notre budget municipal est consacré à l’action éducative.

ToutEduc : Nanterre fait partie des 46 nouvelles villes labellisées par l’Etat en tant que "cités éducatives". Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Patrick Jarry : D’expérience, nous savons que les grandes proclamations sont inégalement suivies d’effets ; pour nous seul le résultat compte, seule l’amélioration des conditions de vie et d’émancipation par l’éducation et la culture de nos jeunes nous importe. Nous sommes donc heureux et fiers de cette première étape franchie, d’autant plus que notre candidature n’avait pas été retenue lors d’un précédent tour de piste.

Très sincèrement, du fait de la qualité incontestable de notre collaboration avec le tissu associatif, les services départementaux comme avec les équipes enseignantes directement concernées par ce programme, je fonde l’espoir que tous nos concitoyens en tireront un réel bénéfice.

ToutEduc : La nouvelle équipe municipale est installée depuis le mois de mai. Quels sont vos projets ?

Patrick Jarry : Nous n’en manquons pas : rénovations et constructions d’écoles, création d’un collège intercommunal en lien avec le conseil départemental et la ville de Puteaux, soutien renforcé aux initiatives culturelles et éducatives des collèges et lycées, ouverture d’un nouvel établissement supérieur sous contrat sur deux sites dont l’ancienne école d’architecture etc… Avec les élus à l’éducation et à la culture, nous nous sommes donné un défi, celui de faire de Nanterre la première ville du réseau mondial des villes apprenantes en Ile-de-France. A terme en effet, ce seront pas moins de 20 000 élèves des 1er et 2nd degrés ainsi que plus de 50 000 étudiants qui bénéficieront chaque jour d’un enseignement initial ou d’une formation continue sur notre territoire. Notre engagement pour l’éducation ne sera jamais démenti ; il est inscrit dans nos gènes !

Propos recueillis par écrit

Extrait de touteduc.fr du 31.01.21

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NÎMES Signature de convention : le collège [REP+] Condorcet devient cité éducative

L’éducation doit sauver l’Homme. Grâce à elle il peut vivre en communauté et avoir l’intelligence d’agir pour le collectif en sachant tous les bénéfices qu’il pourra en tirer sur le long terme. Les cités éducatives signifient le nouvel élan que permet l’État dans les quartiers.

" C’est un moment que l’on attendait depuis longtemps. Nous l’avons préparé et, même si cette opération est en place depuis 18 mois à Nîmes, elle nous permet d’offrir des actions aux jeunes de 0 à 25 ans. L’idée n’est pas de faire de l’innovation mais plutôt de travailler avec les jeunes et d’impliquer le quartier ", avertit d’emblée la principale du collège Condorcet, Sandrine Hervier.

Extrait de objectifgard.com du 28.01.21

 

Joué-lès-Tours : La Rabière obtient le label de Cité éducative

Le quartier de La Rabière à Joué-lès-Tours fait partie des 46 nouvelles labellisations « Cité éducative » en France.

Cette labellisation Cité éducative est le fruit d’un travail collectif avec le maire de Joué-lès-Tours et la préfète d’Indre-et-Loire. C’est une très bonne nouvelle pour l’accompagnement des jeunes du quartier de La Rabière. »
C’est la députée Fabienne Colboc (LREM) qui a fait cette annonce en fin de semaine : le quartier de la Rabière a Joué-lès-Tours a été retenu comme « Cité éducative ».

Extrait de lanouvellerepublique.fr du 01.02.21

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