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Pas de prof dans une classe de ZEP à Marseille

21 mars 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « 20 minutes » du 20.03.06 : Des secteurs à court de profs remplaçants

A l’école élémentaire de la Savine (15e), ce sont les parents d’élèves qui occupent l’école. Depuis mercredi, ils sont une cinquantaine à bloquer la classe pour protester contre le non-remplacement d’une maîtresse depuis le 28 février. « L’an dernier, les mêmes élèves n’ont pas eu cours pendant quatre mois, explique Faithia Rouichiv, déléguée des parents d’élève. C’est une classe pour enfants en difficultés. Ils n’ont déjà pas de professeur spécialisé, mais avec plus de prof du tout, comment veut-on qu’ils s’en sortent ? »

La Viste-Bousquet (15e), Chabanon (6e), le manque de remplaçants touche plusieurs écoles marseillaises depuis le début de l’année. « Des difficultés conjoncturelles », analyse l’inspection académique, pour qui une fois la période hivernale des rhumes passée, tout devrait rentrer dans l’ordre.

« L’absentéisme n’a pas augmenté cette année », rétorque Sylvain Gautier, secrétaire départemental du SNUIPP, qui dénonce surtout le nouveau système mis en place en septembre : « Jusqu’à présent, la gestion des remplacements était départementale, explique-t-il.
Désormais, les moyens sont décentralisés. »

Le département est divisé en secteurs où le quota de remplaçants est calculé proportionnellement au nombre d’enseignants. « Cette répartition homogène ne peut pas marcher, poursuit Sylvain Gautier. Par exemple, les congés maternité sont forcément plus fréquents sur les secteurs où se concentrent les jeunes, en général les plus difficiles. Certains secteurs vont donc avoir des besoins de remplacement plus grands que d’autres. »

Cas pratique à la Savine, située en ZEP, où il n’y a plus de remplaçant disponible sur le secteur. Pour trouver une solution, les parents d’élèves ont organisé une réunion ce matin avec des représentants des collectivités territoriales et l’inspection académique, qui leur a déjà promis un remplaçant. « Qu’ils nous donnent des garanties écrites, et on libérera l’école, répond une mère d’élève. On n’a plus confiance. »

Stéphanie Harounyan

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1 Message

  • C’est à Marseille... Dans les ZEP de la Seine St. Denis, chaque jour depuis novembre, ce sont entre 8 et 20 classes qui n’ont pas d’enseignant ! Allez donc voir St. Ouen... ou les communes voisines du 9-3. Et après, on dira encore que le service public de l’éducation nationale est le même pour tout le monde ! Il y a des zones où les besoins en remplaçants sont plus importants qu’ailleurs, que ce soit en raison de la difficulté sociale des quartiers ou en raison de l’âge des enseignants (jeunes mamans en particulier).

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