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Le programme de Jean-Luc Mélenchon diminue la taille des classes en éducation prioritaire et intègre les lycées dans le dispositif

23 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 15.04.17

Extrait du Livret éducation (p. 21)
Mettre en œuvre une politique de l’éducation prioritaire répondant aux
besoins éducatifs :

• réduire massivement les effectifs par classe
 : 20 élèves maximum en maternelle, primaire, collège, lycée professionnel et technologique, 25 en lycée général ; deux enseignants par classe en maternelle et primaire ;
• réunir un groupe de travail réunissant syndicats, associations de parents d’élèves,
ministères de l’EN et de l’aménagement du territoire chargé d’établir une carte
de l’éducation prioritaire, intégrant les lycées, et répondant aux besoins éducatifs
sur la base de critères objectifs et transparents ;
• harmoniser par le haut les dispositifs des établissements de l’éducation prioritaire
pour parvenir à un label commun à tous les établissements
 ; viser la stabilisation des équipes pédagogiques.

Extrait de lavenirencommun : Livret education

 

Cantine, soutien scolaire, activités périscolaires : dans le programme de Jean-Luc Mélenchon sur l’éducation, détaillé vendredi, tout devient gratuit. Et 60 000 enseignants seront recrutés.

Extrait de etudiant.lefigaro.fr du 14.04.17 : Mélenchon et l’éducation : des dépenses tous azimuts

 

Gratuité totale de l’école, abrogation des réformes des rythmes et du collège, fin du financement public du privé, des dizaines de milliers de recrutements : l’équipe de Jean-Luc Mélenchon a détaillé vendredi son programme éducation lors d’une conférence de presse.

Extrait de leparisien.fr du 14.04.17 : Mélenchon veut une école 100% gratuire dès la rentrée

 

 

On annule tout et on satisfait toutes les revendications. Le programme éducation de Jean Luc Mélenchon, publié le 22 mars, a été rédigé par Marianne Nedyj, juriste, et Paul Vannier et Aurélien Saintoul, enseignants. Il propose à la fois d’annuler les réformes entreprises depuis 2012 jusque dans le détail et de satisfaire des revendications parfois très catégorielles. Dernière particularité : le programme, qui engagerait des dépenses très importantes, n’est pas budgétisé.

Rupture avec la loi Debré
C’est clairement un projet de rupture avec la refondation que propose le programme Mélenchon. Publié tardivement, le projet veut rompre avec le système éducatif actuel, satisfaire les revendications des enseignants et supprimer les réformes entreprises dans le quinquennat en revenant en arrière. Dernier point : la question de la faisabilité n’est pas posée.

La rupture est d’emblée introduite par le programme qui veut scolariser de 3 à 18 ans dans un système éducatif où la loi Debré serait abrogée, sans qu’on sache exactement par quoi elle serait remplacée ou si la liberté de l’enseignement serait abolie.

Embauches massives et revendications catégorielles
Le programme prévoit des embauches massives. JL Mélenchon promet à la fois l’embauche de 60 000 enseignants, 8 000 cpe et 6 000 personnels médicaux et sociaux et la revalorisation des salaires de 7%. Ces seuls points représentent une hausse du budget immédiate d’au moins 10 milliards.

A coté, le programme s’intéresse à satisfaire de nombreuses revendications très catégorielles.. JLMélenchon promet une agrégation d’informatique et une autre de professeur documentaliste. Il veut créer et généraliser dans l’éducation nationale les professeurs d’éducation socioculturelle qui existent dans l’enseignement agricole.

Au collège il dédouble les cours de maths et de français. La mesure représente à elle seule 51 000 postes. Comme le programme veut aussi dédoubler les professeurs en éducation prioritaire au primaire et y réduire le nombre d’élèves par classe (20 à l’école et au collège, 25 en LEGT) et en même temps créer de nouveaux corps d’enseignants, la barre des 60 000 nouveaux postes devrait être largement dépassée si ces promesses se réalisent.

Retour à avant 2012
JL Mélenchon promet aussi le retour à avant 2012 sur le plan pédagogique. Il abroge la réforme des rythmes, celle du collège. Il rétablit bilangues et langues anciennes. Il interdit le LSU et les dispositifs interdisciplinaires (EPI etc.).

La culture tient une place intéressante dans le programme avec l’idée de professeurs référents culture dans chaque établissement du secondaire, qui animeraient une association culturelle, comme il y a une association sportive.

L’éducation prioritaire n’est pas oubliée dans le programme.. Outre la diminution du nombre d’élèves par classe, JL Mélenchon promet une nouvelle carte scolaire intégrant les lycées dans l’éducation prioritaire.

La dernière enquête Cevipof a crédité JL Mélenchon de 16% des intentions de vote chez les enseignants. Il arrivait en 3ème positon derrière E Macron (29) et B Hamon (25)

Le livret education

Le programme "L’avenir en commun"

Extrait de cafepedagogique.net du 23.03.17 : Mélenchon publie son programme éducation

 

La lettre de Jean-Luc Mélenchon aux enseignants

[...] A rebours de l’héritage partagé de la droite et du Parti socialiste, mon projet éducatif renoue avec une perspective émancipatrice. L’école doit former l’esprit critique et créatif et non formater des individus aux attentes du marché. Tous les élèves sont capables. Je veux leur apporter le savoir et la culture, les instruire et les qualifier.

Je porterai ainsi de 3 à 18 ans l’instruction obligatoire, rétablirai le baccalauréat professionnel en quatre ans et les heures d’enseignements disciplinaires perdues. Je stopperai immédiatement les fermetures de lycées professionnels et reconstruirai un maillage de lycées polytechniques du CAP au BTS sur tout le territoire. Je veux l’école de l’égalité. Je restaurerai le cadre républicain, garant du caractère national des diplômes, des programmes et de vos statuts en abrogeant les contre-réformes du lycée et du collège mais aussi le décret Peillon sur les rythmes scolaires tout en engageant une politique résolue en faveur de la mixité sociale à l’école.

J’ai été ministre délégué à l’enseignement professionnel. L’école occupe une place centrale dans le projet politique décrit dans mon programme, l’Avenir en commun. Alors que les inégalités n’ont jamais été aussi fortes et que notre société est traversée par de multiples tensions, l’école doit s’affirmer comme un espace de coopération et d’échanges et non de concurrence et de compétition. Creuset du peuple en formation, laïque, elle doit devenir le lieu de l’éducation à l’intérêt général où l’individu se prépare à l’exercice d’une citoyenneté enrichie de nouveaux droits. A l’heure du défi climatique, l’école doit jouer un rôle décisif dans la préparation de la transition écologique. Aussi, si je suis élu à la Présidence de la République, je m’appuierai sur votre professionnalisme.

Je veux d’abord reconnaître votre haute qualification, fondée sur une double maîtrise scientifique et pédagogique. Le rattrapage du point d’indice apportera immédiatement une hausse de 7 % de votre traitement et je demanderai à mon gouvernement d’engager avec les représentant·e·s de vos organisations syndicales une négociation salariale. Je mettrai également en place un plan de titularisation de tous les précaires de l’éducation nationale.

Je veux vous rendre les moyens d’exercer votre métier. En recrutant 60 000 enseignant·e·s supplémentaires, dont une part à travers un dispositif de pré-recrutement, nous diminuerons le nombre d’élèves par classes, en particulier dans l’éducation prioritaire. Nous reconstituerons les RASED et ferons advenir la règle d’un·e ATSEM par classe de maternelles. Nous généraliserons le dispositif « plus de maîtres que de classes » en CP et CE1. Je veux enfin assurer la gratuité des sorties scolaires afin de vous permettre de conduire avec tou.te.s vos élèves vos projets éducatifs.

Au delà du rétablissement des moyens indispensables, nous garantirons le principe de liberté pédagogique. Dans le premier degré, pour alléger votre charge de travail, nous mettrons fin aux activités pédagogiques complémentaires (APC) et à l’évaluation par compétences. Dans le second degré, nous tournerons la page des dispositifs de mise en concurrence des enseignant·e·s en abrogeant le décret Hamon d’août 2014. Nous déconnecterons l’avancée de votre carrière de l’inspection qui doit devenir un temps de conseil et de formation. Nous aiderons au développement de la recherche en éducation et nouerons des partenariats entre l’éducation nationale et des mouvements pédagogiques agréés afin d’enrichir votre formation continue. Nous créerons une médecine du travail pour les personnels de l’Éducation nationale.

Je veux également vous proposer de nouvelles perspectives de carrière en vous permettant de vous engager dans l’animation d’associations culturelles dans vos établissements, en libérant dans le premier degré un temps autogéré pour un travail collaboratif avec vos collègues, en doublant les postes ouverts à l’agrégation interne. Nous inciterons, par des bonifications nouvelles et la réduction drastique des effectifs par classe, les enseignant·e·s à prolonger leur présence dans les établissements de l’éducation prioritaire. Je veux enfin proposer à celles et ceux d’entre vous qui parviennent au terme de leur carrière de pouvoir, sur une base volontaire, se consacrer au suivi des élèves en difficulté, à la coordination des projets de l’établissement et à la formation des enseignant·e·s stagiaires.

Il y a tant de chantiers, tant d’énergie à mobiliser pour que l’école soit toujours le lieu ouvert où chacun·e cultive le bonheur d’apprendre. Pour plus de précisions, je vous renvoie sur le site internet dédié à mon programme : avenirencommun.fr

Pour ma part, je m’engage devant vous à mettre toujours autant de soin à défendre l’école publique que vous en mettez chaque jour à éduquer nos enfants.

Vous souhaitant bonne réception de ce courrier,

La lettre (20 mars 2017)

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