> EDUCATION PRIORITAIRE > POSITIONS > Positions syndicales (ZEP) > Mutations en éducation prioritaire : le Snes réaffirme son hostilité aux (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Mutations en éducation prioritaire : le Snes réaffirme son hostilité aux profilage des postes
- Dotations départementales dans le primaire : insatisfaction du SNUipp

9 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

L’université syndicaliste, n°768, 4 mars 2017 (page 7)

L’Education prioritaire (EP)

Depuis la rentrée 2015, la carte de l’éducation prioritaire a connu une refonte d’ensemble : suppression des APV et construction d’un double périmètre (REP et REP+), pondération des heures d’enseignement dans les établissements REP+ et augmentation significative des indemnités.

Refonte insatisfaisante
Le manque de transparence dans le classement des établissements, l’insuffisance du nombre d’établissements classés REP+ et la mise à l’écart des lycées dans la redéfinition de l’Éducation Prioritaire sont loin de répondre aux attentes des personnels. De plus, rien n’est fait sur le terrain pour l’amélioration des conditions d’études des élèves, sur le nombre d’élèves dans les classes, sur les créations de postes de CPE, d’infirmières, de surveillants et d’assistantes sociales.

Mutation sur avis ?
La gestion des mutations montre que l’administration n’a pas renoncé à une vision managériale de la gestion des personnels : certains recteurs ont décidé de maintenir un avis du chef d’établissement pour l’affectation dans ces établissements en s’appuyant sur la circulaire ministérielle qui permet de soustraire certains postes en EP du mouvement général. Le SNES- FSU combat ces dispositifs de profilage déguisé
qui accroissent les pressions sur les personnels, mettent à mal le travail en équipe et amoindrissent les possibilités de mutation de l’ensemble des collègues. Par ailleurs, l’application d’une bonification importante et non progressive de sortie d’éducation prioritaire après cinq ans d’exercice a depuis longtemps montré sa « nocivité » : elle accélère la « rotation » et la déstabilisation des équipes tout en contribuant elle aussi à enrayer la fluidité du mouvement.

Enfin, les bonifications transitoires de sortie du dispositif APV seront encore valables cette année pour les collèges et maintenues pour les lycées aux mouvements 2018 et 2019 : faible compensation au regard du retard pris dans leur classement en EP. Le SNES-FSU demande le maintien des bonifications acquises sans limite de durée.
L’éducation prioritaire mérite mieux !

Extrait de [snes.edu.fr du : L’éducation prioritaire

 

Fenêtre sur cours n°433, 6 mars 2017

[p.11]
La difficile équation du 1er degré

Alors qu’est prévue une baisse globale des effectifs d’élèves, la plus grande partie* des 4 311 postes supplémentaires créés pour la rentrée prochaine a été
distribuée dans les départements. Aucun ne perd de postes, mais les dotations ne sont pas toujours à la hauteur, ni en adéquation avec la réalité des besoins. Et de fait, si certains départements devraient connaître de meilleures conditions d’enseignement et d’apprentissage, d’autres ne verront pas, ou peu d’amélioration.

On connaît les priorités affichées par le ministère : un renforcement des moyens de remplacement, le déploiement du « plus de maîtres que de classes » sur tous les territoires de l’éducation prioritaire ou encore l’« adaptation du réseau des
écoles en milieu rural ».
Mais on sait aussi les manques criants recensés dans nombre de départements, qui n’ont qu’en partie été comblés depuis 2012 et la fin des suppressions massives de postes. Dès lors, comment assurer réellement toutes les décharges de direction et organiser les allègements de service pour les enseignants des REP+, tout en développant la scolarisation des enfants de moins de trois ans ?
Comment résoudre les problèmes de remplacement pour les enseignants en congé de
maladie et donner dans le même temps de l’air aux départs en formation continue ? Comment augmenter les postes de « plus de maîtres que de classes » sans faire l’impasse sur la reconstruction des Rased ? Et comment surtout, engager enfin un baisse significative des effectifs par classe, qui restent parmi les plus lourds en Europe et constituent la principale préoccupation des enseignants français ?

Extrait de snuipp.fr : Fenêtre sur cours

Répondre à cet article