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"Comment mettre en place la réforme du collège ?" Intervention d’un principal de REP+ lors de la journée AFEF du 12 décembre 2015

5 janvier 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Compte-rendu de la journée AFEF : Pourquoi et comment mettre en oeuvre la réforme du collège ?
12 décembre - Collège Aimé Césaire, Paris

La journée est présentée et introduite par Viviane Youx : cette journée s’inscrit dans une capitalisation des très nombreux projets déjà menés partout dans les établissements et une valorisation des expériences.

[...] Michel Dessault, principal de collège REP+ Toulon

Comment en est-on arrivé à la réforme ? Le système scolaire est soumis à des situations d’urgence, ce qui provoque des mal-vécus, une incompréhension du pourquoi confrontée aux pratiques locales. La commande institutionnelle est souvent détournée pour des besoins de confort.
La marge d’autonomie existe dans la DHG (dotation horaire globale) de tous les établissements : quand on est enseignant on ne voit pas cette marge d’autonomie ; le chef d’établissement a déjà réparti l’autonomie quand il présente le tableau aux enseignants (dotation globale = heures + missions – heures d’enseignements obligatoires + heures d’autonomie) ; l’autonomie est absorbée par une structure qui a été installée dans l’établissement. La réforme impose l’utilisation de cette autonomie dans une autonomie pédagogique et non structurelle ce qui crée une insécurité. Tant qu’on ne partira pas d’un diagnostic partagé avec la communauté : qu’est-ce que notre établissement, quels leviers…, on ne pourra pas mettre en œuvre la réforme.
C’est une réforme qui nous oblige à mettre en place le parcours de l’élève (Rapport Delahaye sur la grande pauvreté et la réussite scolaire) (Rapport sur l’assouplissement de la carte scolaire).
Ce diagnostic répond à la question des EPI (Enseignements pratiques interdisciplinaires), et au rapport disciplinaire-interdisciplinaire, pour que la plus grande partie des élèves soient dans la réussite. Un diagnostic partagé nécessite d’organiser des groupes de travail.

La mise en œuvre de l’inter-degrés (cycle 3) est très compliquée : si on parle de commande du 1er degré, la question de la commande est injonctive ; il faut plutôt faire se côtoyer les acteurs pour qu’ils échangent, ensuite naturellement ils pourront travailler ensemble.

La première chose à faire pour un chef d’établissement est de créer un climat sécure pour tous, notamment en installant un leadership comme réseau horizontal, où chacun apporte sa compétence. En tant que chef d’établissement, Michel Dessault a un travail de facilitateur, il assure la cohérence, crée une identité de collège grâce à des actions mises en place : accompagnement d’équipes par des chercheurs, notamment sur l’usage de l’écrit comme construction de la pensée, groupe de parole.

Extrait de afef.org du 13.12.15 : Compte rendu de la journée AFEF

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