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Le SNES s’oppose à l’octroi d’indemnités pour missions particulières (IMP) aux coordonnateurs de niveau et de cycle et "autres préfets des études" et dénonce "les petits arrangements avec la pondération"

9 février 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

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IMP. Dérives managériales à combattre
[...] Le projet de décret portant sur les Indemnités pour missions particulières (IMP) que le ministère présentera au CTM du 11 février est inacceptable en l’état (www.snes.edu/Rentree-2015-lesclarifications.html).
D’après les informations dont nous disposons, la déclinaison que projette
le ministère dans la circulaire d’application amplifie les dérives du projet de décret.

Le SNES appelle à refuser que des moyens soient attribués à des fonctions de coordination de cycle, de coordination de niveau, ou toute mission s’apparentant à des prescripteurs locaux de la « bonne pédagogie » ou autres préfets des études et à demander qu’ils soient consacrés à une amélioration des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves

[page 10] Education prioritaire ; un peu d’espoir, beaucoup d’insatisfaction
Après un long parcours, la réforme de l’éducation prioritaire a abouti à une nouvelle carte. Dans le même temps, dans les 102 REP+ préfigurateurs, les personnels témoignent trop souvent de dérives.

La liste des REP et REP+ à compter de la rentrée 2015 vient d’être publiée au BO du 5 janvier. Elle s’établit à 1 089 réseaux, soit 350 REP+, comme prévu initialement, et 789 REP, soit sept de plus qui ont été ajoutés lors du Comité technique ministériel du 17 décembre.

[...] Et les lycées ?
La nouvelle carte présente aussi le défaut d’évacuer la question des lycées pour les traiter plus tard, comme des entités déconnectées des réseaux, comme si la liaison collège/lycée n’avait guère d’importance. L’incertitude demeure donc sur le devenir des LGT et LP qui relèvent aujourd’hui, à un titre ou à un autre, de l’éducation prioritaire.
Il est urgent que le ministère s’en préoccupe et qu’il ne répète pas les mêmes erreurs.

Petits arrangements avec la pondération
De nombreux témoignages signalent de lourdes dérives dans les REP+.
Il en va ainsi de la pondération de 1,1 qui se voit « triturée » dans tous les sens au mépris des règles qui ont été fixées par le décret.
En Seine-Saint-Denis par exemple, il ne s’agit pas de la réduction des obligations de service que définit pourtant le décret, mais d’une simple base de calcul des HSA (voir illustration).
Pour le SNES-FSU, le décret doit être appliqué et conduire donc à une réduction des obligations de service dans ces établissements (pour un certifié, 16,4 heures soit 17,4 heures avec une HSA qui peut être imposée
par nécessité de service).

Ne rien se laisser imposer
Trop souvent aussi, les chefs d’établissement cherchent à utiliser le temps libéré par la pondération pour imposer dans les emplois du temps un créneau horaire avec présence obligatoire, voire un planning de concertation avec thèmes imposés – sans aucune concertation.

Rappelons que la circulaire précise qu’il ne s’agit pas « d’entrer dans une comptabilisation » des tâches effectuées dans le cadre de la pondération. Les personnels doivent rester maîtres d’oeuvre de l’usage fait du temps
libéré et du travail collectif de réflexion pédagogique.
Un travail de concertation doit permettre en amont d’identifier les besoins de l’établissement et des élèves pour mettre en place ce qui permettra d’y répondre.

Extrait de l’Université syndicaliste, supplément au n° 749 du 17 janvier 2015 : Dérives...

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