Les programmes d’égalité des chances des grandes écoles sont-il efficaces ?
Revue de presse des Cahiers pédagogiques du 05 février 2014

5 février 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

Ces dispositifs [d’égalité des chances et d’ouverture sociale] sont également efficaces en termes économiques. A en croire l’étude pilotée par Accenture sur le programme Passeport Avenir, la valeur sociale générée atteindrait 3,8 millions d’euros pour un coût annuel de 1,8 million d’euros. Cette étude menée selon la méthode du social return on investment (SROI) a mesuré et valorisé les changements sociaux engendrés par ce programme de tutorat.

Extrait de lemonde.fr du 04.02.14 : Concours. le long chemin vers l’égalité des chances

 

Le Monde consacre une série d’articles à l’accès aux grandes écoles. Pour Michel Fize, sociologue au CNRS, le concours est un dispositif qui entretient l’élitisme et « n’a rien à voir avec le mérite ». Il précise : « Ils ne sont pas conformes à l’esprit démocratique qui suppose de rechercher la réussite pour chacun, en fonction de ses capacités, de ses goûts et de ses mérites. ».

Si les concours font toujours la loi, le problème majeur est qu’ils irradient toute la scolarité. Benoît Floc’h insiste sur la lente sélection du système scolaire français : « Au fil d’un lent et implacable écrémage, le système éducatif français conduit les meilleurs élèves vers la voie scientifique du baccalauréat, puis vers les meilleures classes préparatoires, jusqu’aux écuries d’élite du pays : HEC, Ecole supérieure de commerce de Paris, Polytechnique, Normale sup, ENA, Saint-Cyr… »

En terme d’ouverture, Sicences Po est à la pointe depuis 13 ans. Educpro nous apprend aujourd’hui que 7 IEP délocalisent leur concours à l’étranger. En effet « Les lycées français de Bangkok, Bogota, Casablanca et Shanghai accueilleront, le 24 mai 2014, un concours délocalisé d’entrée en première année ».
Pour Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, “Nous devons améliorer notre attractivité et faciliter l’accès de ces élèves à notre enseignement supérieur. C’est un public francophone de haut niveau, avec des chances de réussite élevées”. Si le public visé est en effet plutôt aisé, l’ouverture voulue à l’origine par Richard Descoings s’adresse avant tout à un public défavorisé, les ZEP en particulier. [...]

Mais l’idée de Descoings est toujours d’actualité, comme le confirme Sud Ouest. « L’IEP de Bordeaux poursuit sa politique d’aide au concours, destinée aux lycéens de la région les moins favorisés, et augmente le nombre de places."

Extrait de la Revue de presse des Cahiers pédagogiques du 05.02.2014 : Ouvrir

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