Il n’y a pas que Sciences-Po pour suivre les ZEP : Essec Polytechnique, Supélec...

26 mai 2005 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du « Figaro » du 26.05.05 : de plus en plus de grandes écoles s’ouvrent aux lycéens défavorisés

Le programme de tutorat de l’Essec inspire Polytechnique et Supélec, d’autres vont suivre
Le programme de l’Essec à destination de lycéens issus de milieux modestes fait des émules. L’Ecole polytechnique va démarrer un programme similaire en septembre. Supélec devrait suivre en janvier 2006. Conscientes du manque de diversité sociale de leurs étudiants, une trentaine d’autres écoles de commerce ou d’ingénieurs seraient sur les rangs.

Ce programme de tutorat a été créé en 2002 après l’ouverture aux élèves de ZEP de Sciences po, une initiative qui ne paraissait pas « suffisante » ni « adaptée » aux yeux de Thierry Sibieude, professeur à l’Essec et responsable du projet. Contrairement à Sciences po, le but de l’école de Cergy n’est pas d’« intégrer » de jeunes défavorisés en leur permettant de présenter un concours d’entrée différent, mais de les aider à s’épanouir pour qu’ils choisissent les études supérieures de leur choix. « On fait tout pour que ça marche pour eux, au même titre que des élèves baignant dans une ambiance familiale favorisée », explique Chantal Dardelet, la coordinatrice du projet.

Le principe : une vingtaine de lycéens sont recrutés chaque année parmi les meilleurs de leurs classes, dans des lycées du Val-d’Oise situés dans des quartiers prioritaires de la politique de la ville. De la seconde à la terminale, ils bénéficient à l’Essec de cours de tutorat trois heures par semaine. Actualité, anglais, sorties culturelles, stages en entreprise font partie du programme. Les 2 000 euros nécessaires pour chacun sont financés pour les deux tiers sur des fonds publics et pour un tiers par l’Essec.

Quatre-vingt-dix lycéens sont actuellement en tutorat. « En termes d’impact social, c’est minime, reconnaît Thierry Sibieude, mais si toutes les grandes écoles s’y mettent, on peut tabler sur 18 000 jeunes. »

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M-E P

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