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Du 20 au 22 janvier 2012 à La Plaine-Saint-Denis, colloque d’Education & Devenir sur "L’École fondamentale" (et sur la situation ambiguë du collège entre école et lycée). Le programme complet (avec intervention de l’OZP) (avec COMPTE RENDU)

14 décembre 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

Compte rendu : Le Cahier n° 14 - Colloque de Saint Denis L’école fondamentale

Le Cahier n°14 traite de l’École fondamentale, thème du dernier colloque d’Éducation et Devenir, qui s’est tenu à Saint Denis, en janvier 2012.

Il constitue un outil incontournable pour alimenter la réflexion de tous les acteurs de l’école et pour les décideurs.
Riche en propositions pour que l’école soit le creuset de la formation d’un citoyen éclairé, ce nouveau Cahier rassemble des réflexions et des propositions pour éviter la rupture entre l’école primaire et le collège et contribuer à ce qu’aucun élève ne soit laissé sur le bord du chemin.

Le cahier est téléchargeable gratuitement pour les adhérents et disponible à la vente sur le site.

Sommaire du cahier 14

Présentation

Additif le 17.01.12 : LE PROGRAMME COMPLET (avec intervention de l’OZP le samedi)

L’École fondamentale, du vendredi 20 au dimanche 22 janvier 2012 à Plaine-Saint-Denis.
Colloque organisé par Éducation & Devenir.

Les débats sur le collège se sont concentrés sur la question « collège unique », remettant en cause les effets de ce choix sur la démocratisation de l’enseignement. Or, de nombreuses voix s’élèvent désormais pour considérer que l’un des problèmes majeurs du collège concerne sa situation dans le second degré.

Cette situation pose un double problème :

  • d’une part, il existe un hiatus avec l’école élémentaire qui n’a cessé de s’approfondir par
    l’organisation des enseignements du collège sur un modèle de plus en plus strictement
    mono disciplinaire et par le profil professionnel des enseignants identique à celui du
    lycée d’enseignement général et technologique ;
  • d’autre part, il a conservé sa fonction de préparation au lycée hérité d’une époque où
    une petite minorité d’enfants y accédait. La scolarité obligatoire s’arrêtait alors à 14 ans
    et les ordres primaire et secondaire constituaient des voies parallèles.

De ces évolutions contradictoires résulte une ambiguïté fondamentale dont les réformes successives ont tenté de sortir en faisant coexister unicité du collège et constitution de classes spéciales qui ont fini par représenter, à certains moments, de véritables filières de relégation ou par anticiper sur une sortie précoce du système scolaire. Les tentatives d’ajustement des pratiques pédagogiques aux
paradoxes engendrés par cette situation – en particulier la différenciation pédagogique – n’ont pu résoudre les problèmes posés par la coexistence de deux fonctions incompatibles : l’ouverture des études de seconde degré à la totalité des enfants et la sélection des élèves pour l’entrée dans une des voies du lycée.

Or deux événements sont survenus qui devraient contribuer à clarifier le rôle du collège :

  • la mise en oeuvre du Socle commun de connaissances et de compétences qui ne peut être compris qu’en référence à une continuité des études de l’école élémentaire au collège,
  • la réforme du lycée qui met en évidence la nécessité de préparer les lycéens à l’après bac, soulignant ainsi l’attraction du lycée vers les formations professionnelles et l’enseignement supérieurs.

La transition entre le collège et le lycée devient, de fait, le temps fort de l’orientation vers l’une des trois voies du lycée. Les classes de troisième et de seconde devraient donc constituer un cycle dédié à la découverte des enseignements possibles ultérieurement et à un véritable choix de formation
accompagné. Dans cette perspective, l’école élémentaire (y compris l’école maternelle, si importante pour les enfants des classes populaires) et le collège devraient être conçus comme une véritable école fondamentale, disposant du temps nécessaire à la construction de noyaux de compétences indispensables à la poursuite du développement des enfants, d’un rapport positif au savoir et à la
diversification des talents dans un cadre commun.

Le colloque se donne pour buts d’ouvrir le débat sur cette analyse et d’examiner les conséquences d’une évolution dans ce sens,

  • sur le fonctionnement institutionnel (notamment sur les rapports entre le ministère et les collectivités territoriales concernées) et les rapports entre établissements (le réseau écoles/collège d’un même territoire devant être renforcé),
  • sur l’organisation des études,
  • sur les parcours et l’accompagnement des élèves,
  • sur les programmes d’enseignements et sur une inévitable refonte du Socle (encore trop dépendant d’une logique de contenus) et des évaluations qui lui sont liées,
  • sur le recrutement, la formation et les missions des enseignants.

Extrait du site Education & Devenir le 1er décembre 2011 : Problématique

 

Voir aussi le texte de Georges Roche .
Aagrégé d’histoire-géographie, instituteur, chef d’établissement, inspecteur d’Académie. Georges Roche a enseigné en France et à l’étranger. Il a été responsable de la formation des conseillers d’éducation et des documentalistes. Il a assuré la direction du centre régional de documentation pédagogique de Lyon. Il a été ensuite directeur général adjoint du Centre national de documentation pédagogique à Paris.

 

Interview de Françoise Sturbaut, proviseure de lycée et vice présidente d’Education et devenir sur France Info, le 18.01.2012 à 11h 50 :
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