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Le point de vue d’un principal de collège et d’une IEN sur la mise en place des RAR (Bulletin "Education prioritaire ", CDDP du 93, janvier 2007)

mars 2009 Version imprimable de cet article Version imprimable

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Extrait du site du CDDP-93, le 25.02.08 : « L’Education prioritaire »

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Un extrait

Dans le cadre de la réussite éducative, l’accompagnement éducatif au collège Robert Doisneau à Clichy-sous-Bois

L’accompagnement éducatif au collège Robert Doisneau a pu être mis en place dès le 24 septembre 2008. En effet, dans le cadre de la réussite éducative de la ville de Clichy-sous-Bois, les études dirigées ont fonctionné dès 2006-2007. Cette première expérience nous a permis de déterminer avec rapidité et précision des modalités de fonctionnement plus efficaces.

Deux cents élèves environ fréquentent l’accompagnement éducatif. Les élèves ont le choix entre des activités sportives, des activités culturelles (échecs, théâtre, pôle d’excellence) et l’obligation d’assister aux études dirigées quand ils fréquentent une des activités citées plus haut. Les dispositifs sont différents suivant les niveaux de classes. Les élèves de 6e et 5e sont ciblés par le professeur principal et le CPE, les parents sont contactés et signent une fiche d’inscription. Les élèves de 4e et 3e sont volontaires et régulièrement incités par leur professeur quand des difficultés scolaires sont notées. Une étude a été créée pour chaque classe de 6e et 5e. Les élèves sont au nombre de 12 maximum par étude et encadrés par des professeurs de la classe, majoritairement et par des assistants pédagogiques.

Suite à des problèmes rencontrés l’an dernier dans le suivi des devoirs et des leçons, les professeurs principaux ont doté chaque classe de 6e et 5e d’un agenda qui suit les élèves dans tous les cours, ce qui permet un meilleur suivi et une plus grande lisibilité de la quantité du travail demandé. De plus, chaque étude est en possession d’un cahier d’appel sur lequel les professeurs notent en fin de séance un bilan rapide du travail effectué et des difficultés rencontrées. Ainsi les professeurs principaux peuvent suivre d’une façon plus précise leurs élèves.

Les études pour les élèves de 4e et 3e sont organisées en salles thématiques. Ils savent que chaque soir deux salles sont réservées au travail à dominante scientifique et deux salles pour le travail à dominante littéraire, les professeurs se répartissant suivant leur discipline. Les élèves choisissent en fonction de leurs besoins la salle où ils désirent se rendre. De la même façon que pour les 6e et 5e, un bilan est établi à la fin de chaque séance.

Une expérience s’est mise en place à la rentrée des vacances de Noël. Nous avions remarqué que spontanément des élèves de 3e nous proposaient régulièrement leur aide pour encadrer les plus petits. Nous avons donc fait un appel aux élèves de 3e volontaires pour aider à l’encadrement des études. Chaque professeur encadrant une étude est aidé par un élève volontaire de 3e. Nous pensons que cette action citoyenne ne peut qu’être profitable tant pour l’élève de 6e que pour celui de 3e.

Le bilan pour les élèves de 6e et 5e est positif. Les élèves suivent très régulièrement les études. L’adaptation à la classe de 6e a été plus rapide que les autres années, les élèves semblent d’ores et déjà avoir des méthodes de travail plus efficaces. Le seul problème reste la longueur des journées de travail d’élèves bien jeunes pour rester de 8 h 30 à 18 h 30 au collège. Pour les élèves de 4e et 3e le bilan est encore un peu trop rapide. Les études ne sont pas suivies aussi régulièrement.

La présence des élèves est importante au moment des contrôles ou des DST, la régularité dans le travail ne fait pas encore partie des préoccupations de nos élèves. Gageons que les habitudes que prennent les élèves de 6e porteront leurs fruits dans quelques années. Un grand nombre d’enseignants se sont investis dans cette action puisque 25 professeurs toutes disciplines confondues participent à l’encadrement. Le regard qu’ils portent sur les élèves et sur le travail qu’ils donnent à la maison a changé. La nécessité de travailler en équipe s’est imposée et une réflexion pédagogique fructueuse s’est installée en salle des professeurs.

Lydia Gomez, principale adjointe

 

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