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"A la découverte du quartier et de ses oeuvres d’art" : l’école REP+ Jacques Decour de Nanterre a publié dans "Le journal des Twittclasses", nouveau journal collaboratif qui relie 54 classes francophones dans le monde

12 mai

Le journal des Twittclasses

Le journal des Twittclasses est un journal collaboratif auquel participent 54 classes francophones à travers le monde. Né sur Twitter, il se propose de mettre en avant le quotidien de la classe mais aussi des projets tels que @Tw_oulipo, @Minestory, @TwictéeOfficiel ou encore @AplatiTour dont le rayonnement ne dépasse pas toujours celui du réseau social Twitter. « Le journal des Twittclasses », c’est aussi l’occasion pour des enseignants de construire un projet commun avec d’autres classes, de permettre à leurs élèves de s’improviser journalistes pour quelques lignes. Fréderic Dupont et Marie-Agnés Devys, concepteurs, en parlent.

Ouvrir sa classe au monde

Fréderic Dupont, enseignant depuis plus de vingt ans est depuis aussi longtemps à l’école Charles Péguy située à Paris. Récemment le Café pédagogique présentait son jeu de piste sur la Révolution française. L’enseignant cumule les projets, un côté un peu hyperactif de la pédagogie.

Cette fois, c’est le journal collaboratif « Le journal des Twitclasses ». Un journal qui doit sa création à un simple échange de messages sur twitter avec Marie-Agnès Devys. Professeure des écoles à la retraite depuis un an, elle a enseigné en Franche Comté pendant 26 ans. Marie-Agnès décrit son parcours professionnel comme atypique, « éducatrice spécialisée, maman au foyer jusqu’à la scolarisation de mes deux loulous, puis retour sur les bancs de l’école pour la formation PE où j’étais la mamie ».

Pour la retraitée, enseigner ne peut se faire seul, ouvrir sa classe au monde est primordial pour motiver les élèves et permettre une meilleure implication. « Les projets étaient mes entrées pour travailler les contenus des programmes. La correspondance avec le Québec ou le travail avec des artistes à distance par visioconférence, la création de livres numériques - recueils de poèmes écrits, lus et illustrés par les élèves, la classe inversée, la découverte de Twitter ainsi que la richesse des projets des Twittclasses auxquels nous participions. Les échanges avec les enseignants de tous horizons sont riches et motivants ».

En juin dernier, Marie-Agnès envoie donc un message à Frédéric, « faites un journal commun collaboratif des quatre coins de France, des rubriques par classe, des articles au fil des périodes de vos différents projets Twitter… ». Un message sur le ton de l’humour mais qui trotte dans la tête de l’enseignant pendant tout l’été. « J’ai réfléchi à comment cela pouvait s’organiser. Et puis on s’est lancé fin août 2021. Je trouvais sympathique l’idée de partager les projets de classe qui parfois n’ont pas l’exposition suffisante sur Twitter. L’idée était aussi de toucher les familles via un journal numérique mais aussi papier ». L’appel à peine lancé, plus de trente classes s’inscrivent.

Un journal collaboratif

Très vite, il a fallu réfléchir au mode de fonctionnement de ce journal collaboratif dont les rédacteurs vivaient aux quatre coins de la France et ne se connaissaient pas. « Si l’habitude de travailler sur la presse est commune, l’expertise de Frédéric qui découle des 23 années durant lesquelles il a réalisé un à deux journaux papier avec ses classes successives, est une ressource incroyable pour ce projet qui s’adresse à tous » explique Marie-Agnès. « En amont à la réalisation du 1er numéro, nous avons fourni sur un document collaboratif des documents sur la presse, sur le vocabulaire, sur l’article pour que les classes puissent travailler avant la rédaction d’un article. Puis courant octobre, nous avons proposé plusieurs designs possibles créés par Marie-Agnès et moi-même. Les classes ont voté et ont choisi majoritairement la maquette actuelle » ajoute Frédéric.

Très vite aussi, les enseignants-rédacteurs s’outillent : un Digipad chemin de fer alimenté par tous, le compte Twitter @JdTwittclasses, une salle de rédaction virtuelle pour y soumettre des questions, une salle de relecture là aussi virtuelle, de nombreuses infographies du projet, un planning avec les dates butoirs à respecter et un drive pour les échanges d’articles, de photos, de diplômes, d’encouragements...

Pour le premier numéro publié le 3 janvier dernier, c’est dès octobre que le processus débute. « Chaque classe devait proposer une idée d’article avant début décembre qui devait ensuite être rédigé pour le 17 décembre - le vendredi des vacances. Pour ce premier numéro, comme pour les suivants, les articles devaient être déposés au fur et à mesure sur un drive. Puis une équipe de cinq enseignants et enseignantes des classes participantes – avec Marie-Agnès et moi - relisent les articles sur un document collaboratif » explique Frédéric qui, seul, gère la mise en page de chaque article. « Il y a quand même un aller-retour avec les enseignants afin de corriger ou d’ajuster si nécessaire ». Les classes participantes au journal doivent respecter trois règles, sur le fond et sur la forme : le sujet doit présenter une activité et/ou un sujet traité en classe, il doit tenir sur une page – « parfois cela dépasse » reconnaît Frédéric – et il faut que deux à trois photos illustrent l’article.

54 classes participantes

Aujourd’hui 54 classes sont inscrites dans le projet - 50 en métropole, 1 sur l’Ile de la Réunion, 1 au Canada, 1 en Belgique et 1 au Gabon, « mais elles sont libres de participer ou non au numéro, et surtout libres de choisir le thème et la forme de leur article. Cela nous a donné une grande diversité et une grande richesse de contenus. Les conditions sanitaires restes complexes mais néanmoins 38 classes ont participé au premier numéro et 34 classes au second dont sept nouvelles. Chaque numéro fait environ 50 pages » explique Marie-Agnès.

Dans ce dernier numéro du journal des Twitclasses, on aborde des sujets variés -certains légers d’autre moins, comme la guerre en Ukraine. On y parle aussi d’art, de robotique, de sport, on nous présente une classe Ulis et on nous permet même de partager le quotidien d’un enfant autiste… Bref, un magnifique numéro à découvrir gratuitement dans la bio du profil Twitter @JdTwittclasses. Le dernier numéro de cette année scolaire paraîtra le 1er juillet prochain, hâte de le lire !

Lilia Ben Hamouda

Extrait de cafepedagogique.net du 13.04.22

Le journal n°2 50 pages

EXTRAIT (page 20)

Classe des CP-A de l’école Jacques Decour A
(Nanterre - @ClasseVirginie)

A la découverte de notre quartier et et de ses oeuvres d’art
Au mois de février, nous avons eu la chance de rencontrer une architecte qui nous a fait
découvrir notre quartier.
Nous habitons la ville de Nanterre, dans le quartier du Parc Sud. Notre quartier s’appelle ainsi car il est situé au sud d’un grand parc, le parc André Malraux.
Les gens appellent parfois notre quartier le quartier Picasso car il est traversé par l’avenue Pablo
Picasso. Mais ce n’est pas son véritable nom.
Dans notre quartier, il y a 4 groupes scolaires et un collège, des commerces, des immeubles
d’habitations, des équipements sportifs (stade et gymnases) et des œuvres d’art.
Dans notre quartier, il y a des grandes tours : les tours Aillaud. Elles se nomment ainsi car elles
ont été dessinées par l’architecte Emile Aillaud. On les appelle aussi les tours nuages.
Elles sont formées de plusieurs cylindres. Les fenêtres sont carrées, rondes ou en forme de
goutte d’eau.
Un projet de rénovation des tours Aillaud est en cours. Au milieu des tours Aillaud, il y a
une sculpture d’un grand serpent en mosaïque. On trouve aussi une tortue et une poire.
Ces 3 sculptures ont été réalisées par Laurence Aillaud, la fille d’Emile d’Aillaud.

Dans le parc André Malraux, on peut voir le totem « Giga la vie » réalisé par Jean-Charles de
Castelbajac, un célèbre couturier et architecte. Cette œuvre célèbre la vie.
Ces sculptures sont figuratives : on reconnait ce que l’artiste a voulu représenter.
Dans notre école, il y aussi des œuvres d’art : des statues en béton d’Etienne Hajdu. Ces sculptures sont abstraites : on ne reconnait pas ce que l’artiste a voulu représenter. On peut s’imaginer différentes
choses.

Quiz pour s’entrainer à reconnaitre l’art abstrait et l’art figuratif (QR-Code à scanner).

 

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