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Journée OZP 2021. La genèse des ZEP. Intervention d’Alain Bourgarel (texte et enregistrement audio)

9 décembre 2021

Additif du 9 décembre 2021

L’enregistrement audio

Journée nationale OZP du 27 novembre 2021.
40 ans d’éducation prioritaire, et après ?

Education prioritaire. Regards sur l’histoire

Une précision sur la préhistoire des ZEP

Contrairement aux autres intervenants, je ne suis pas chercheur, je suis simplement témoin de la préhistoire des ZEP, enseignant engagé. Je vais donc témoigner et rappeler ce qu’a établi Lydie Heurdier, l’historienne de l’époque en question, les années 1960 et 1970 (*). Celle-ci a montré par ses recherches le chemin tracé en France pour l’élaboration d’un dispositif visant à un meilleur fonctionnement des écoles accueillant un nombre important d’élèves vivant dans des lieux d’exclusion sociale.
Ce chemin a d’abord emprunté une voie en impasse : la catégorie des « handicapés sociaux ». En 1965, les responsables et personnels des internats créés pour accueillir des enfants tuberculeux ou orphelins de guerre constatent que, peu à peu, ils n’ont plus accueilli que des « cas sociaux », qui nécessitaient des conditions de travail particulières (effectifs scolaires réduits, formation des maîtres…). Ils demandent alors à être rattachés à l’ensemble de ce qu’on appelait alors « l’Enfance inadaptée », qui offrait ces avantages. Le ministère crée donc en 1966 la catégorie « Handicapés sociaux » sans en préciser la nature.
C’est dans cette catégorie administrative que vont s’engouffrer des enseignants travaillant dans une école ghetto, celle du Port de Gennevilliers, pour bénéficier de ces avantages qu’ils estimaient nécessaires pour travailler. On imagine la suite : il fallait ensuite sortir de l’impasse « handicapés ». Le Crésas-Inrp publiera plus tard une brochure "Le handicap social en question". Mais cette école, visitée par des responsables syndicaux puis politiques, était devenue le symbole de la recherche d’un dispositif utile aux écoles situées dans les ghettos sociaux. Par la suite, cette école est devenue une référence, mais la réalité était plus complexe que cette représentation.
Dans ses recherches, Lydie Heurdier a retrouvé une note établie en octobre 1981 pour préparer un colloque sur l’éducation organisé par le PS à Lille. Christian Join-Lambert (co-fondateur de l’OZP) et Jean-Louis Piednoir, membres du Cabinet d’Alain Savary, étaient allés visiter l’école du Port de Gennevilliers et la note visait à en tirer des enseignements sans faire de cette école ouverte en 1966 un modèle. Elle est révélatrice des questions qui étaient en débat rue de Grenelle avant le lancement des ZEP.
La date du texte est importante : la circulaire du 1er juillet 1981 a déjà été publiée mais pas celle du 28 décembre. La première annonce la création de zones prioritaires mais on n’en sait guère plus que l’objectif. Le contenu de la véritable circulaire de lancement (28 décembre 1981) est encore en discussion et un enseignant de l’école du Port tient à clarifier la situation locale. Voici ce texte, qui utilisé ensuite pour ce colloque, à la mi-décembre 1981.

(*) "Handicapés sociaux" du CAEI (1966-1984) : une option oubliée de l’enseignement spécialisé, entre social et scolaire, Lydie Heurdier, in La nouvelle revue de l’adaptation et de la scolarisation, n° 67, novembre 2014, p.223-250)

Parti socialiste
Lille, 12 et 13 décembre 1981

Un témoignage
L’école du Port de Gennevilliers

"Depuis 1966, et pour quelques temps encore, existe à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) l’école du Port qui, en quelques occasions, a été citée comme application, avant la lettre, du concept de ZEP (zone d’éducation prioritaire). Nous tenterons ici de voir dans quelle mesure cette affirmation repose sur la réalité et d’en tirer quelques propositions d’enseignements pour la période actuelle.

1965 : alors que la Loi Debré sur la résorption de l’habitat insalubre commence à être appliquée et que l’immigration familiale est en plein essor, les pouvoirs publics suppriment une partie des bidonvilles de Nanterre pour construire à leur place la préfecture du futur département des Hauts-de-Seine.
Dans ce cadre, la préfecture de la Seine, maître d’œuvre, n’hésite pas à décider la construction de cités de transit dans des endroits inhabités et insalubres : le Port de Gennevilliers sera l’un d’eux. Pourtant, la municipalité communiste, avec l’ensemble des organisations de la ville, dont le PS, s’y était opposée et avait refusé le permis de construire.
Ainsi furent conçus et construits des ghettos absolus : ségrégation raciale (seulement des étrangers), démographique (seulement des familles nombreuses), sociale (seulement des familles aux revenus insuffisants), géographique (isolement et éloignement du tissu urbain) et environnementale (entre un terrain vague devenu autoroute, une voie de chemin de fer et des usines, au niveau de la Seine rendant le terrain humide en permanence).

Des multiples et dramatiques problèmes qui découlent encore aujourd’hui de cette construction, on peut proposer de tirer un premier enseignement : la suppression des bidonvilles était un louable objectif mais ne pouvait justifier une telle entreprise. A ce jour, héritant d’un grand nombre de situations scandaleuses nécessitant une action urgente, défions nous de créer des situations qui se révèleront pires, par exemple en créant à La Défense une tour rassemblant toutes les familles issues de bidonvilles.

Vue la situation, il a fallu, dès l’ouverture de l’école en 1966, obtenir des conditions de travail particulières. De ce point de vue, nous sommes dans la logique des ZEP de la circulaire du 1er juillet 1981 : il faut s’adapter aux réalités. Le Service public de l’Education nationale avait, là autant qu’ailleurs, à s’adapter et à assumer ses responsabilités. Mais là, il ne pouvait de toute évidence le faire avec les moyens mis à sa disposition au départ par sa propre administration. Il a donc fallu se battre pour le Service public contre son administration pour obtenir des moyens.
Cette contradiction est aujourd’hui dépassée par les nouvelles orientations gouvernementales. Cependant, on notera que la demande venait de la zone en question. L’adaptation locale n’a été ni le fruit d’un aménagement technocratique, ni celui d’un souhait idéologique, elle est venue d’une volonté collective des personnes habitant sur le terrain et celles y travaillant.

C’est pourquoi nous pouvons proposer comme second enseignement que, parmi les nombreuses zones où l’action éducatives devrait être prioritaire, il faut choisir celles où se trouvent déjà des équipes prêtes à utiliser à fond les moyens nouveaux.

Les formes de l’adaptation aux conditions du « terrain » ont été diverses et progressives. Dès le premier trimestre 1966, après l’ouverture de l’école incluse dans la cité de transit, nous obtenions (par la grève) une réduction à 15 élèves par classe en maternelle comme en primaire, des heures de concertation payées pour l’équipe pédagogique, un plan pluriannuel de formation spécialisée des maîtres, divers avantages et la mise en route du « recyclage ».

Par ce système appelé recyclage et par la formation spécialisée, nous nous trouvons hors du concept de ZEP et même en contradiction avec lui. En effet, il semble bien dans l’intention du ministère, aujourd’hui, d’éviter toute discrimination à l’intérieur des ZEP ; on ne partage pas les élèves, ils ont tous droit à des avantages particuliers.

Or notre « recyclage » consiste en un partage des enfants de la cité (à l’âge primaire seulement) entre ceux qui sont scolarisés dans 12 écoles ordinaires de 4 communes avoisinantes et ceux restant à l’école du Port. Ce partage, appliqué depuis 15 années et entraînant un « busing » matin et soir, est nécessité, à nos yeux, par la situation de ghetto de la cité. Avant l’âge de 10 ans, on le sait ici comme dans tous les ghettos du monde, les enfants ne sortent pas. C’est pourquoi nous recyclons au plus vite dès le CP tous les enfants qui peuvent suivre normalement et gardons les autres avec un objectif de rattrapage.

Ces derniers, les élèves du Port, n’ont donc pas à affronter les inconvénients du transport scolaire, des horaires, des classes à effectifs trop lourds et les multiples difficultés que rencontre la partie la plus défavorisée des enfants de la classe ouvrière dans l’institution scolaire : ils ont une école « proche » dans tous les sens du mot mais n’ont pas l’occasion de sortir chaque jour du ghetto.

Nous avons donc trouvé par ce moyen (remis en cause chaque année) une adaptation aux problèmes locaux. L’exigence que nous avons eue d’obtenir une spécialisation des enseignants par le CAEI-HS nous a permis de trouver une justification administrative des classes à 15 élèves sans amener les élèves à être testés, ni catalogués puisque les « handicapés sociaux » n’ont jamais été définis. Le recyclage et la catégorie de nos élèves comme HS sont contradictoires avec l’esprit de la circulaire du 1er juillet dernier. En ce sens, notre école ne peut être considérée comme un exemple de ZEP.

Il est probable que les ZEP qui seront définies présenteront des caractéristiques extrêmement variées, entraînant des modalités d’adaptation diverses ; proposons ce troisième enseignement : les directives nationales et académiques ne peuvent aller loin dans les précisions, les ZEP étant par nature des lieux à situation exceptionnelle, c’est sur le terrain qu’il conviendra de définir ce qu’il y aura à faire.

La faiblesse des effectifs, la stabilité du personnel et la mise en place du recyclage ayant été obtenues, une très longue suite de batailles a permis d’obtenir d’autres moyens. En effet, la stabilité du personnel et les possibilités de concertation hebdomadaire aboutirent à une analyse de la situation, un choix dans les priorités pédagogiques et une action continue.

Les premières années furent entièrement tournées vers l’abaissement de l’âge d’entrée à l’école maternelle et simultanément l’obtention de bonnes conditions matérielles pour la scolarité des plus petits. Depuis une dizaine d’années, nous accueillons les enfants de 2 ans à tout petits effectifs dans des conditions favorables.
Puis ce furent la nomination de professeurs d’arabe à temps plein, l’installation d’un GAPP, l’obtention de matériel audio-visuel, l’établissement d’un statut reconnaissant les droits et le fonctionnement particuliers de l’école, la création de classes transplantées annuelles, la construction de locaux adaptés (dortoirs, bibliothèque, ateliers photo et terre), la titularisation des personnels de service, la mise en place de liens institutionnels avec un organisme de recherche pédagogique…
Cette liste peut paraître démesurée, rappelons que c’est le travail de 15 années. Et il reste encore à obtenir l’organisation d’une cantine pour les élèves (nous n’avons que le local), un poste de titulaire remplaçant (ZIL) rattaché à l’école, etc.

Quatrième et cinquième enseignement : il faut démarrer sans attendre là où des situations scandaleuses existent, mais ce n’est qu’après de longues années, si le personnel est stable et travaille en équipe, qu’on parvient à un ajustement assez précis des moyens aux besoins. D’autre part, si la stabilité du personnel, l’existence d’une équipe et un taux favorable d’encadrement sont, en tous cas nécessaires, les autres moyens sont à négocier progressivement entre l’équipe et son administration.

Dès les premiers jours de son ouverture et pendant toutes ces années, l’école a été ouverte aux parents et aux autres services publics. La liaison avec les parents, outre la position de principe de considérer à part entière des gens particulièrement exploités et souvent rejetés par racisme, est nécessaire pour la mise en œuvre du recyclage, la scolarité à 2 ans, les départs en classe transplantée, l’entrée en 6e ou dans l’enseignement spécialisé, elle est nécessaire aussi pour mener les batailles qui conduisent aux améliorations.

Au Port, cette liaison est facilitée par la proximité des parents (tous les logements dans un rayon de 200 m !) et par la stabilité du personnel (tout le monde connait tout le monde). Elle n’en reste pas moins délicate, ici comme ailleurs.

La liaison avec les autres services publics a été recherchée constamment. Mais la préfecture des Hauts-de-Seine, gérante de la cité, n’ayant jusqu’à cette année rien ou presque rien mis en place dans les domaines sanitaire, social, culturel, sportif, loisirs et vacances, commercial et transports, notre école n’a pu travailler qu’avec la PMI et le petit centre social. L’année scolaire en cours, espérons le, devrait enfin voir s’implanter divers autres services publics. On notera que cette absence a gravement porté préjudice aux habitants de la cité et a limité l’action éducative de l’école. Un exemple : les enfants qui sortent du cours préparatoire n’ont pas chez eux, pour la plupart, d’occasions de lire, la cité ne leur en offre aucune occasion, pas même des affiches commerciales comme on en voit partout. Du 1er juillet au 15 septembre, ils n’ont rien à lire. Le relais doit être pris par d’autres services publics, jusqu’à présent ils sont absents.

Sixième enseignement : tous les secteurs, des plus évidents (Education nationale, Solidarité, Immigrés, Santé, Jeunesse et sports, Travail…) à ceux auxquels on ne pense pas toujours (les PTT par exemple dont la fonction apparait dans les ZEP aussi hermétiques que la Justice dans le reste du pays) doivent participer à l’effort d’adaptation. L’absence de la plupart, comme au Port de Gennevilliers, ouvre, en plus, la voie aux extrêmes (nous avons subi les maoïstes entre 69 et 73 et subissons aujourd’hui l’ouverture d’une école coranique intégriste).

Qu’a fait l’école du Port pendant toutes ces années ? Rien de spectaculaire : faire entrer en 6e le maximum d’enfants à l’âge et au niveau requis dans les moyennes nationales. On pourrait s’attrister de cette situation : n’était-ce pas un lieu privilégié pour faire œuvre d’avant-garde et servir de modèle aux autres écoles situées dans des lieux semblables ? Cela n’a jamais été un objectif de l’équipe parce qu’on ne peut proposer comme modèle une adaptation locale à des problèmes exceptionnels.

Si les moyens ont été particuliers, les objectifs ont été les mêmes que partout ailleurs. C’est pour l’équipe une position fondamentale et il y a eu une vigoureuse riposte, en 1975, lorsque la préfecture a voulu construire à côté de l’école un centre de préformation privé : il suffisait alors de supprimer le recyclage et nous avions un système scolaire complet dans le ghetto, avec une finalité coupée de l’Education nationale.

Aussi, nous pourrions proposer ce septième enseignement : que les méthodes et moyens soient, dans les ZEP, au mieux adaptés, donc variés, et parfois tout à fait innovants. Mais que les écoles de ZEP restent intégralement dans le système scolaire (qui doit par ailleurs évoluer dans son ensemble). Est-ce enfoncer une porte ouverte ? Certainement au niveau ministériel, mais à la base on décèle la crainte de voir s’instaurer des ZEP coupées du reste de l’Ecole. Que cela soit clairement démenti.

Dans cet esprit, nous avons tenu dès l’origine à ce que les nominations du personnel se fassent dans les règles ordinaires. Certes, il y a eu des aménagements pour assurer la stabilité du personnel, ce qui est fondamental pour la qualité des ZEP. Mais ils sont restés dans la limite des droits et devoirs de la CAPD. Le résultat est que l’école du Port n’a jamais été l’école d’un parti ou d’un syndicat ou encore d’un groupe pédagogique. On y trouve la variété habituelle des options dans ces domaines. C’est plus difficile à vivre que si l’équipe était homogène mais c’est sans doute préférable ainsi, les choix ne pouvant être faits sans une variété d’opinions défendues au préalable.

Les écoles de ZEP doivent bénéficier d’aménagements par les CAPD pour les règles de nomination des personnels afin de maintenir et de développer des équipes stables. Mais les CAPD doivent conserver toutes leurs responsabilités.

Quel est l’avenir de l’école du Port ?

Elle n’a pas d’avenir et ne peut, comme toute ZEP, en avoir. Comment en effet imaginer le maintien sur le long terme de ces situations d’exceptionnelles difficultés ? Comment habiter dans une ZEP ou y travailler sans vouloir sa suppression (par résorption ou par transformation) ? Cette attitude suicidaire est paradoxale mais c’est bien la seule possible.

La difficulté réside dans la définition des limites de la fonction : être instituteur, ou assistant social, ou médecin de PMI… c’est remplir une fonction qui ne remet pas en cause le lieu de travail. Cependant, dans la mesure où dans le cadre de sa profession on constate les effets pernicieux d’une situation sociale, la ZEP par exemple, on ne peut se contenter de lutter contre les effets sans regarder du côté de la cause. La réponse peut être le cas échéant de militer dans une organisation politique, syndicale, culturelle ou pédagogique. Il n’y a pas d’obligation, évidemment.

Nous avons tenu à rester étroitement dans le cadre de notre fonction d’enseignants mais en étant ouverts aux contacts avec les habitants et les organisations qui les soutenaient dans leur lutte pour la disparition de la cité et, dans l’immédiat, pour quelques améliorations. Certes, il est apparu souvent aux enseignants militants que l’école aurait dû s’engager pleinement aux côtés des habitants. Elle ne l’a pas fait, estimant que ce n’était pas là son rôle. Mais elle a été à l’écoute de ceux qui menaient la lutte et reste ouverte à toutes les opinions exprimées par les parents.

Nous savons que le meilleur avenir pour nos élèves réside dans la disparition de la cité, donc celle aussi de notre école. Nous n’avons pas à prendre la place des habitants dans leurs luttes, sans les ignorer quand même. La voie est étroite et il a toujours été difficile ici de tracer la limite de ce qui relevait de la fonction et ce qui relevait des opinions des individus.

On pourrait donc proposer comme dernier enseignement que la concertation entre divers services publics intervenant sur une ZEP permette un rappel du rôle de chacun comme il est défini nationalement mais aussi dans une perspective de modification radicale (suppression ou transformation) du quartier.
C’est d’une manière pragmatique, selon les caractéristiques locales, progressivement et dans le respect des habitants et des fonctionnaires qu’on parviendra à dire pour chaque endroit chaque moment, chaque fonction ce qui est de la responsabilité du Service public.

Nous avons vécu dans cette école une aventure passionnante, bousculant parfois quelques habitudes administratives. Mais comme dans tous les établissements qui ont innové, c’est l’aspect humain qui a prévalu. Et notre travail n’est pas fini.
A chaque endroit où s’instaurent aujourd’hui des ZEP, des enseignants vont se lancer dans un combat contre la fatalité, refusant l’enchaînement de génération en génération de la marginalité sociale. Ils s’affronteront tous azimuts aux personnes et aux institutions, même à leur propre administration quelles que soient les directives ministérielles. Ils trouveront tous azimuts des personnes et des institutions qui croient à la valeur de ce combat contre l’ignorance, la misère, l’exploitation et les ghettos, fruits de l’urbanisme dont nous héritons.
Leur combat sera dur, le Service public de l’Education nationale assumera, enfin là aussi, toutes ses responsabilités. »

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Je rappelle que cette note a été rédigée en octobre 1981, alors qu’on ne savait pas ce que seraient effectivement les ZEP : on n’y parle pas de pédagogie (ce n’est pas le sujet) et la période est naïve mais aussi clairvoyante sur divers points.

Je profite de la citation de cette pièce d’archive pour souligner qu’aujourd’hui nous aussi nous pouvons participer aux recherches futures sur cette histoire en déposant les archives des ZEP et des REP via le réseau : https://archiveszep.hypotheses.org/pour-preparer-le-versement

Voir aussi sur le site de l’OZP la sous-rubrique EDUC. PRIOR. Archivage et Archives

Alain Bourgarel

 

Voir la sous-rubrique Actions locales INTERDEGRES

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