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Petite enfance : que devrait faire le prochain président de la République  ? (une note et 4 propositions de Terra Nova)

25 octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

Note
Petite enfance : que devrait faire le prochain président de la République  ?
Cette note tire un premier bilan du quinquennat actuel en matière de petite enfance, revenant en particulier sur la démarche en faveur des « 1000 premiers jours de l’enfant ». Si nous voulons réellement tirer parti de la petite enfance pour changer l’avenir de notre société, il faut aller beaucoup plus loin. Cette note propose ainsi au futur président de la République quatre mesures-clés pour investir fortement dans la petite enfance.
Par Florent de Bodman

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Synthèse
Selon le prix Nobel d’économie James Heckman, un dollar investi dans les meilleurs programmes éducatifs pour la petite enfance rapporte 7,3 dollars à la société : revenus accrus pour les futurs adultes, moindres dépenses futures d’allocations sociales, moindres dépenses de santé, etc. En rapportant ces bénéfices à la longue période où ils se produisent, on obtient un « taux de rendement social » de 13% par an pour ces investissements publics précoces. De tels chiffres ont fortement influencés le débat américain : en avril dernier, ils ont ainsi été mis en avant par le président américain Joe Biden lors de l’annonce de son plan d’investissement de 200 milliards de dollars pour la petite enfance. Qu’en est-il en France  ?

En mai 2017, Terra Nova publiait un rapport de 56 pages intitulé « Investissons dans la petite enfance. L’égalité des chances se joue avant la maternelle. » : il proposait au nouveau Gouvernement dix mesures pour donner un environnement plus riche aux très jeunes enfants, en particulier les moins favorisés, afin d’accroître leurs chances de réussite future à l’école et dans la vie. Plusieurs initiatives ont été lancées en ce sens depuis 2017 et certains progrès ont été réalisés. En mars 2020, le premier confinement dû à la Covid-19 a mis à l’agenda la question des inégalités éducatives ou l’importance de travailleurs de première ligne tels que les salariés des crèches. Pour autant, la petite enfance est loin d’être devenue l’une des principales priorités de l’Etat.

Cette note tire un premier bilan du quinquennat actuel en matière de petite enfance, revenant en particulier sur la démarche en faveur des « 1000 premiers jours de l’enfant ». Si nous voulons réellement tirer parti de la petite enfance pour changer l’avenir de notre société, il faut aller beaucoup plus loin. Cette note propose ainsi au futur président de la République quatre mesures-clés pour investir fortement dans la petite enfance :
Faire beaucoup plus pour aider les parents à être parents : tripler les financements dédiés
Créer 200 000 nouvelles places de crèches pour pouvoir accueillir 30% des enfants pauvres
Revaloriser d’au moins 10% les salaires dans les crèches
Augmenter le nombre d’adultes par enfant dans les crèches des quartiers populaires.

Extrait de tnova.fr du 22.10.21

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