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"Débuter en CDI : le plus des apprentis", Céreq bref, 406, 2021, 4 p.

30 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Débuter en CDI : le plus des apprentis
Céreq Bref, 406, 2021, 4 p.
En priorisant la formation en situation de travail, l’apprentissage génère un double effet de proximité : entre l’apprenti et l’entreprise et entre la spécialité de formation
et le métier. Il peut ainsi remplir, davantage que la voie scolaire, une fonction de prérecrutement, ou mener à une embauche sur des emplois correspondant à la spécialité de formation suivie.
Pour les apprentis du secondaire, les entreprises valorisent cette double proximité au travers d’embauches directes en CDI. Les sortants du supérieur court en apprentissage bénéficient, pour leur part, de la plus-value de cette voie de formation, quel que soit le premier emploi occupé.

[...] Depuis plusieurs décennies, l’apprentissage s’est imposé dans le débat social comme une clé pouvant faciliter les transitions des études à l’emploi et son développement est promu sans relâche. De fait, l’apprentissage s’est étendu à de nouveaux publics, de nouveaux métiers et de nouvelles entreprises, mais les effets de cette « révolution » sont à nuancer. D’une part, l’essor des effectifs d’apprentis formés s’est heurté, jusqu’à ces derniers mois, au mur des « 500 000 », objectif affirmé et renouvelé par les différentes lois depuis 25 ans. Il aura fallu la crise sanitaire de la Covid-19 et le plan de soutien « 1 jeune, 1 solution » pour finalement le dépasser, fin 2020. Bien que ses effectifs aient triplé depuis le milieu des années 1970, l’apprentissage demeure en France un mode de formation professionnelle minoritaire comparé à la voie scolaire, loin de la place prépondérante qu’il occupe dans d’autres pays, à l’exemple de l’Allemagne (25% des effectifs du second cycle secondaire defilière professionnelle en France, contre 89% en Allemagne, données OCDE).

D’autre part, les vertus en matière d’insertion de ce mode de formation se sont confirmées, à travers les époques, les contextes et le renouvellement de ses publics. Mais la nature et l’ampleur des bénéfices qu’il produit dans la transition études-emploi apparait variable, selon le type de diplôme préparé, le segment du marché du travail visé et le contexte économique [1], [2].

[...] Si l’effet bénéfique d’une formation en apprentissage est une fois de plus mise en évidence, et ce dès l’expérience délicate que peut constituer l’accès au premier emploi, il semble relativisé pour les sortants du secondaire. Surtout, il ne doit pas faire oublier les risques inhérents d’une politique ambitieuse dans la généralisation de l’apprentissage qui accorderait peu de vigilance aux véritables leviers de l’efficacité de ce dernier : les relations de proximité apprenti-entreprise.

Extrait de cereq.fr d’avril 2021

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