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Les "zones violence"

juillet 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Des fiches pour tout savoir sur l’éducation prioritaire

Les « zones violence »

Mise à jour : février 2010

Les "sites violence" qui rassemblent autour d’un projet partenarial de lutte contre la violence, des écoles et des établissements scolaires a connu plusieurs phases

 

Dans le cadre d’un plan anti violence initié en 1997, dix sites expérimentaux ont été créés dans six académies : Aix-Marseille, Amiens, Créteil, Lille, Lyon, Versailles.
Des moyens supplémentaires -emplois d’infirmiers, d’assistants sociaux, de médecins scolaires, de personnels TOSS, d’adjoints de direction, de CPE (conseillers principaux d’éducation)- sont mis au service de projets spécifiques, définis sous l’impulsion des recteurs.
Les projets partent de l’analyse de la situation pour définir des objectifs à court terme et à long terme. Ils doivent permettre une réaction immédiate en cas de phénomène de violence. Ils reposent sur la prévention et l’éducation.

Le volet éducatif comporte :
- un travail sur le sens et la finalité de l’école (l’ apprentissage de la vie collective, le développement de pratiques pédagogiques innovantes ; l’éducation à la citoyenneté ; le travail sur le règlement intérieur, sur les droits et les devoirs des divers membres de la communauté éducative ; le travail sur l’évaluation, sur l’orientation, sur les conseils de classe, etc.)
- des actions en direction des familles,
- le développement des comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté.

Le volet préventif comporte :
- une dimension "formation" et une dimension "accompagnement et soutien" au bénéfice des personnels (enseignants, d’encadrement, TOSS, etc...) : stages intercatégoriels spécifiques ; accueil et suivi des nouveaux enseignants et personnels TOSS ; formation des emplois jeunes, etc...),
- un renforcement des partenariats avec les autres services de l’État (justice, police, gendarmerie), dans le cadre des conventions départementales de prévention de la violence, dans celui des contrats locaux de sécurité, dans celui enfin des comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté. Ce partenariat est étendu aux collectivités territoriales.

En octobre 2000, cette première phase a été améliorée par Jack Lang qui a mis en place le Comité national de lutte contre la violence ayant pour objectif l’évaluation du plan antiviolence à partir de visites sur le terrain. Ainsi, cette deuxième phase du plan a vu le développement de la coordination à tous les niveaux, la création d’un poste d’animateur clairement désigné dans tous les rectorats, la mise au point d’un système permettant les remontées des incidents [1], l’implantation dans les zones visées de dispositifs favorisant l’intégration des populations scolaires (école ouverte, dispositifs relais, programmes Nouvelles Chances,...), ainsi que des moyens supplémentaires.

 

Documents

- La prévention et la lutte contre la violence
- Houllé, Rodolphe. Recensement des actes de violence à l’Ecole, septembre 2001-février 2002. Note d’information n°02
du 23 mai 2002. Ministère de l’Education nationale.

- 

"Violences à l’école et politiques publiques"
Déclaration de Lionel Jospin, Premier ministre, sur la lutte contre la violence à l’école

 

Voir aussi 15.06.06 - La Courneuve (93) a étendu l’emprise de ses ZEP

 

Voir la rubrique "Prévention de la violence" du site OZP

 

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Notes

[1Le logiciel Signa, utilisé de 2001 à 2006 dans tous les établissements scolaires

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