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Les pratiques d’enseignement des mathématiques en CM2 en EP se distinguent peu des autres, même s’ils incitent davantage leurs élèves à chercher, tout en leur proposant par ailleurs moins de problèmes complexes et de moyens d’autoévaluation (Depp)

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Depp
Note d’information n° 21.10
Février 2021

Premiers résultats de l’enquête sur les pratiques d’enseignement des mathématiques, Praesco, en classe de CM2 en 2019
 L’enquête sur les PRAtiques d’Enseignement Spécifiques aux COntenus (Praesco) conduite par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) en 2019 vise à documenter les pratiques d’enseignement des professeurs de CM2 en mathématiques d’un point de vue général et de façon plus approfondie sur certains thèmes du programme scolaire. Cette enquête apporte également un certain nombre d’informations sur leur formation, leur ancienneté ou leur contexte de travail.

Trois enseignants sur quatre déclarent retirer fréquemment de la satisfaction de l’enseignement des mathématiques. Ils proposent à leurs élèves, et de façon presque unanime, des activités visant aussi bien le développement d’automatismes en calcul que la compréhension des procédures. Plus de 90 % des enseignants portent fréquemment attention au travail de leurs élèves, cherchant à aider immédiatement ceux qui se trouvent en difficulté. Ils déclarent unanimement travailler sur les erreurs de leurs élèves lorsque celles-ci sont récurrentes, même si les moyens préférentiellement mis en œuvre pour y parvenir varient selon les professeurs. Toutefois, un tiers des professeurs estime qu’ils ont des élèves qu’ils ne pourront pas vraiment faire progresser en mathématiques.
Les enseignantes déclarent adapter plus souvent leur enseignement à leurs élèves que leurs collègues masculins. Les activités mises en place par les enseignants diffèrent selon leur ancienneté, ceux entrés plus récemment dans le métier proposant notamment moins de situations complexes et de phases de travail réflexif sur les connaissances.
L’enseignement en classe multiniveau constitue un facteur de difficulté selon un tiers des enseignants concernés, notamment lorsqu’ils ont peu d’expérience en la matière.

[...] Les professeurs exerçant en éducation prioritaire sont un peu plus jeunes et ont moins d’ancienneté que les autres. Ils attribuent plus fréquemment leurs difficultés aux caractéristiques de leurs élèves, sans souligner particulièrement celles liées aux
conditions d’exercice du métier (effectifs de la classe, classe multiniveau, ampleur du
programme de mathématiques, manque de temps). Leurs pratiques ne se distinguent pas nettement de celles de leurs collègues hors éducation prioritaire, même s’ils incitent davantage leurs élèves à chercher, tout en leur proposant par ailleurs moins de problèmes complexes et de moyens d’autoévaluation.

Extrait de education.gouv.fr de février 2021

 

Voir aussi Les enseignants de mathématiques en 3e en éducation prioritaire sont plus souvent des contractuels, se plaignent davantage du faible niveau de leurs élèves mais moins de la lourdeur des effectifs (Depp)

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