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Baromètre des usages numériques des enseignants depuis le confinement" (enquête SynLab - Banque des territoires..., sept. 2020) (ToutEduc)

6 novembre 2020 Version imprimable de cet article Version imprimable

Outils numériques : ce que demandent les enseignants (enquête SynLab - Banque des territoires)

Sept enseignants sur dix utilisent le numérique pour trouver des ressources et préparer leurs cours, six sur dix estiment qu’il permet de développer de nouvelles pédagogies mais trois sur quatre ne pensent pas qu’il permette de réduire les inégalités. Ce sont les principaux enseignements du "baromètre des usages numériques des enseignants depuis le confinement" réalisé par SynLab avec le soutien la Banque des territoires (CDC), de Réseau Canopé et de Capgemini Invent. Il est fondé sur quelque mille réponses reçues au questionnaire diffusé sur la plateforme "Etreprof.fr".

Les enseignants utilisent donc d’abord le numérique pour trouver des ressources et préparer leurs cours. Puis viennent, loin derrière "stocker des documents" et échanger avec des collègues, plus loin encore "contacter les familles", échanger avec les personnels de direction, seuls 7 % des répondants citent "évaluer les élèves" et 4 % "gérer leur agenda". Les usages du numérique sont évidemment corrélés aux niveaux d’enseignement : "les enseignants du second degré ont un lien prioritairement avec leurs élèves ; ceux du premier degré avec les familles."

Si la plupart des enseignants utilisent des solutions Google ou Microsoft, ils sont 38 % à utiliser des solutions "libres" (Libre office ou Open office). En ce qui concerne les outils de messagerie, ils ont utilisé les mails, mais aussi les ENT, et dans une moindre mesure WhatsApp et YouTube. Ils ont utilisé comme outils de visioconférence Ma classe à la maison et un peu moins souvent Zoom, nettement moins souvent d’autres outils (BigBlueButton n’est cité que par 1% des répondants, Discord par 4%), mais 21% des répondants cochent la case "aucun". Au-delà de la période de confinement, les enseignants voient l’intérêt de disposer d’outils pour "mettre des ressources à disposition des élèves", rester en contact avec les élèves malades, pour "l’hybridation des enseignements entre présentiel et distanciel" et pour "la classe inversée", mais aussi pour renforcer le lien avec les parents. Toutefois, certains enseignants s’opposent à l’usage de ces outils, notamment pour marquer la différence entre la sphère privée et le professionnel, avec le risque de ne pas pouvoir se déconnecter".

La première qualité recherchée pour ces outils est leur simplicité et leur gratuité. Le respect du RGPD vient loin derrière. Quant au label "Nation apprenante" ou la recommandation par le ministère, ce sont "des critères de choix minoritaires (9%)". Le numérique devrait permettre de "développer de nouvelles pédagogies" et d’engager les enfants dans les apprentissages, mais pas de réduire les inégalités, ni d’alléger les tâches administratives ou de gagner du temps.

Quand on demande aux enseignants où ils vont chercher de l’aide pour l’utilisation des outils numériques, ils ne sont que 3 % à avoir pour premier réflexe de s’adresser aux services informatiques académiques et/ou des collectivités, 10 % à rechercher une formation. Les autres pensent d’abord à se débrouiller avec des tutoriels ou s’adressent à leurs réseaux.

Enfin, à la question "Quelles améliorations concrètes vous permettraient d’utiliser davantage le numérique dans votre pratique professionnelle ?", les enseignants demandent en priorité que l’administration leur fournisse "un équipement complet". Ils demandent aussi "des formations plus adaptées", "une meilleure connexion au sein de l’établissement" et "des outils plus simples à utiliser".

Les résultats complets ici (PDF)

Extrait de touteduc.fr du 05.11.20

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