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Le SE-Unsa lance une alerte sociale pour les directeurs (le Café, ToutEduc)

27 août Version imprimable de cet article Version imprimable

Le Se-Unsa lance une alerte sociale pour les directeurs d’école
"La rentrée sera réussie à condition que le gouvernement ne mette pas de bâtons dans les roues et ne modifie pas le protocole". Le 26 août, Stéphane Crochet, secrétaire général, Claire Krepper et Elisabeth Allain-Moreno n’ont pas caché leurs inquiétudes pour la rentrée. Outre la dimension "explosive" de la situation des directeurs d’école, le syndicat demande un effort sur le bâti des bâtiments scolaires en utilisant le plan de relance.

Des enseignants pessimistes et stressés
Les enseignants sont inquiets et désabusés. C’est ce que monte le sondage réalisé par le Se-Unsa auprès de 600 de ses adhérents fin août. 56% des sondés évoquent leur pessimisme contre 33% d’optimistes. Ce qui qualifie le mieux leur état d’esprit c’est le stress et l’insécurité, bien devant la motivation. 86% des enseignants prévoient d’adapter l’exercice de leur métier à la crise sanitaire mais 80% estime que l’institution n’est pas prête.

La cause de ce stress n’est donc pas que la crise sanitaire. C’est aussi le ministre. "On lui a demandé de tout faire pour que l’année soit apaisée", explique S Crochet. "Il lui appartient d’entendre les désaccords et les avertissements". Et de rappeler que l’année 2019-2020 n’a pas été marque que par la crise sanitaire mais aussi par des crises sociales répétées.

Alerte sociale pour les directeurs d’école

Dans toutes les difficultés de la rentrée, le Se Unsa met en avant la situation des directeurs d’école. "La situation est explosive", estime S Crochet. "Personne ne croit à des avancées significatives. On ne pense pas que la réponse sera à la hauteur des besoins". Le ministre avait promis de leur donner de l’autonomie dans la programmation des 108 h (en fait seulement 90), d’alléger les tâches administratives et une indemnité exceptionnelle. Dans l’après midi JM Blanquer annoncera une prime de 450€.

Mais le Se Unsa veut une amélioration du régime des décharges, la mise à disposition d’une aide administrative formée et pérenne et "une clarification des champs de compétences qu’ils exercent e propre sans recourir à l’val de l’IEN". Ce dernier point pourrait susciter des réactions car la majorité des professeurs des écoles ne veut pas que les directeurs deviennent des supérieurs hiérarchiques.

Bâti et revalorisation

Le Se Unsa soulève aussi la question du bâti scolaire "inadapté aux règles d’hygiène". Le syndicat voudrait qu’une partie du plan de relance permette de financer l’amélioration des locaux scolaires.

Il y a aussi la question de la revalorisation. "La distance entre les personnels et ce gouvernement à travers la parole du ministre est considérable", estime S Crochet. "Il faut que le gouvernement arrive à sincériser rapidement ses annonces sur la dimension pluriannuelle de la revalorisation". Le syndnicat souligne aussi que ce sont les 15 premières années de carrière qui sont les plus difficiles financièrement et pas seulement le tout début de carrière.

Enfin il y a les conditions de la rentrée. Le Se Unsa craint une nouvelle rédaction du protocole qui viendrait modifier des ponts. Par exemple "le brassage est intenable". Il veut aussi que les premières semaines permettent aux professeurs d’organiser l’année et de prévoir une aggravation de la crise. Il demande donc que les formations obligatoires jusqu’à la Toussaint soient reportées. Il souhaite aussi l’annulation de la première épreuve commune de 1ère et que le ministre cesse de "s’acharner" sur les lycéens qui n’ont pas passé cette épreuve l’an dernier. Comme si JM Blanquer était une gêne...
François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 27.08.20

 

Le SE-UNSA demande au ministre "une année apaisée"

Seuls 3 % des enseignants sont animés par un sentiment de confiance, alors que la moitié d’entre eux sont stressés, tristes, dans l’insécurité, voire le désarroi. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le SE auprès de ses adhérents. Le syndicat UNSA des enseignants tenait, ce 26 août, sa traditionnelle conférence de presse de rentrée. Son secrétaire général considère d’ailleurs que "la rentrée sera réussie si le gouvernement ne met pas de bâtons dans les roues" et il demande au ministre "une année apaisée". Il rappelle les conflits qui ont marqué l’année dernière, qu’il s’agisse de la direction d’école, des réformes du lycée d’enseignement général et professionnel ainsi que du bac, ou de la précarité des AESH (il vise aussi, implicitement, son volontarisme en matière de pédagogie, ndlr).

S’agissant de la pandémie, Stéphane Crochet ne conteste pas tant les mesures prises, qui "étaient nécessaires", que leur mode de gestion, et le SE attend du nouveau protocole sanitaire "un cadre clair", "des consignes stabilisées". Considérant que "la chaîne de commandement hiérarchique a été décrédibilisée, en mars 2020 par des injonctions contradictoires", il demande que soit dégagé du temps à la rentrée, pris notamment sur les moments prévus pour les "formations institutionnelles", pour que "les personnels puissent concevoir ensemble leurs plans de continuité" en cas de nouvelles dégradations de la situation épidémique. Parmi les questions posées, celle du brassage des élèves, qui peut être limité dans le cadre scolaire, à la condition qu’il le soit aussi dans le cadre périscolaire.

Les enseignants ont consenti, dans la situation d’urgence l’an dernier, "un fort investissement", mais il faut envisager cette année "des solutions plus modestes, plus stabilisées", "prévoir des modalités de travail respectueuses des personnels s’ils devaient assurer un enseignement hybride ou un enseignement entièrement à distance sur une période prolongée". L’organisation syndicale demande également au ministre de puiser dans les "listes complémentaires" (les candidats aux concours de recrutement dont les jurys considèrent qu’ils auraient mérité d’être reçus si le nombre de postes offerts l’avait permis, ndlr) pour recruter des personnels qui vont être nécessaires, pour assurer les remplacements par exemple. Plus globalement, le SE demande que soient tirés collectivement les enseignements de cette crise, mais "pas par le ministre seul", et il évoque "le bâti scolaire inadapté" qui doit figurer au plan de relance.

Et surtout le SE met l’accent sur la direction d’école et dépose "une alerte sociale". Les directeurs d’école "ont fini l’année au bord de la rupture" et la loi Rilhac "a eu le mérite de forcer le gouvernement à s’emparer à nouveau de la question", mais elle est "finalement assez vide". "Elle devra être complétée par des textes réglementaires pour permettre des avancées significatives" et surtout par d’importants moyens. Figure aussi au dossier de rentrée la revalorisation des salaires, pour laquelle "nous sommes dans un épais brouillard".

A noter encore dans l’enquête du SE auprès de ses adhérents que 20 % d’entre eux sont "en accord avec les choix éducatifs" du ministre (19 % ne se prononcent pas), 14 % estiment que "l’institution est prête" en cas de seconde phase épidémique, même s’ils sont 38 % à penser que leur école ou leur établissement est prêt.e.et 50 % qu’eux-mêmes le sont. Ils sont pourtant largement plus de la moitié à se déclarer pessimistes pour l’année qui vient...

Extrait de touteduc.fr du 26.08.20

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