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Vives protestations syndicales après l’annonce de la mise en place d’emplois fonctionnels de directeurs d’école (Le Café, ToutEduc)

7 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Directions d’école : La CGT dénonce le "coup de force" de Blanquer
Revenant sur la réunion le 2 juillet du groupe de travail direction, la Cgt dénonce la mise en place des emplois fonctionnels dans les écoles à décharge totale. "Ces emplois fonctionnels transformeraient les directeur⋅trices en supérieur⋅es hiérarchiques des enseignant·es. Ils se feront selon un détachement, une grille salariale annoncée comme « très avantageuse », avec des missions et des contrats limités dans le temps et renouvelables… Si dans un premier temps il n’y aura pas d’obligation pour les collègues en poste d’accepter ce statut, les futurs personnels recrutés sur ces directions y seront soumis. En passant en force à la veille des vacances et après 18 mois compliqués pour l’École, le ministre Blanquer souhaite ainsi éviter la mobilisation des personnels", écrit la Cgt. "Le mal-être des directeur·trices ne vient pas de l’absence de statut et de pouvoirs, mais bien d’un manque de temps, d’un manque de personnels administratifs statutaires pour les aider et d’une surcharge récurrente de travail".

Communiqué

Direction d’école : le ministre passe en force

Extrait de cafepedagogique.net du 06.07.21

 

L’emploi fonctionnel de directeur d’école de nouveau au coeur des débats
C’est une annonce “inacceptable“ affirme le SNUIPP dans un communiqué. Le syndicat FSU des enseignants de 1er degré tempête contre l’annonce par l’administration, au moment de terminer une réunion du groupe de travail Direction d’école vendredi dernier autour des obligations réglementaires de service des personnels, de la volonté de J-M Blanquer de mettre en place des emplois fonctionnels de directeurs sans attendre le vote de "la loi Rilhac".

Ceux-ci s’appliqueraient pour les écoles maternelles de 13 classes et plus, ainsi que pour les écoles élémentaires de 14 classes et plus, soit un total d’environ 6% des écoles. “L’équipe disparaitraît ainsi derrière un super directeur (trice) qui sera par ailleurs bien isolé lorsqu’il ou elle devra assumer toutes ses décisions“, ajoute le syndicat qui évoque des conséquences sur le fonctionnement d’une école "dénaturée".

La CGT dénonce elle aussi un “coup de force“ dans lequel “le ministre se passe de la loi Rilhac pour imposer cette mesure réglementaire“, évoquant une transformation des directeurs en supérieurs hiérarchiques des enseignants, ce que le SNUIPP nomme un “petit détour vers l’autorité hiérarchique“. La CGT dénonce des emplois fonctionnels qui se feraient “selon un détachement, une grille salariale annoncée comme ‘très avantageuse‘, avec des missions et des contrats limités dans le temps et renouvelables“, sans obligation au départ mais imposés au futurs recrutés. La CGT y voit d’ailleurs “une première marche vers un futur élargissement du dispositif“.

Le SGEN-CFDT, lui, a vécu “une fin de réunion pour le moins inattendue“ avec le “nouveau scénario“ proposé par la DGRH pour la direction d’école dès 2022. Ce “fonctionnaire sous statut d’emploi“ faisait partie des pistes envisagées par le SGEN. Le syndicat estime en outre que “cette évolution peut permettre de mieux répondre aux besoins des équipes pédagogiques, mais qu’ “il faudra que ces besoins soient définis collectivement, le directeur, la directrice prenant la responsabilité de la validation finale de par l’autonomie qui lui serait donnée pour le faire.“

Selon le SNUIPP, “le ministère a annoncé un objectif d’attribution de décharges supplémentaires de direction d’école tout en se contentant d’indiquer pour quelques mesures le "surcoût" en emplois“ (1/8 de décharge pour les écoles de 1 à 2 classes ; ¼ de décharge pour 3-4 classes : 1000 emplois ; ½ de décharge pour les 5-9 classes : 3 500 emplois ; décharge totale à partir de 10 classes : 2 100 emplois), mais précise que “le ministère n’a présenté aucun plan pluriannuel permettant la mise en œuvre concrète de ces décharges“.

Ils ont également abordé la question de la gestion des 108h (les 3h/semaine que doivent les enseignants en sus des 24h devant la classe entière, ndlr). Selon le SGEN “le ministère entend changer les choses en donnant plus de liberté aux équipes pédagogiques en fonction de leurs besoins. Les blocs horaires seraient désormais modulables et compensables“. Or ces blocs horaires ne seraient déjà pas respectés (...) en raison notamment du temps consacré aux familles ou aux équipes éducatives en lien avec l’inclusion des enfants en situation de handicap", précise le SGEN .

Le communiqué du SGEN ici

Le communiqué du SNUIPP ici

Le communiqué de la CGT ici (PDF)

Extrait de touteduc.fr du 06.07.21

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