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Le temps de trajet des enseignants est plus long en éducation prioritaire (Depp)

27 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

Depp
Enseigner, un métier de proximité
Note d’information - N°19.27 - juin 2019

En France métropolitaine, près d’un tiers des enseignants du premier degré public résident et travaillent dans la même commune. Globalement, la moitié travaille à moins de 13 minutes de leur domicile. Dans le second degré, le temps de trajet des enseignants est un peu plus long puisque la moitié met au moins 21 minutes à rejoindre son établissement.
Dans l’ensemble, les enseignants ont un temps de trajet médian de 17 minutes, comme l’ensemble des salariés français. Compte tenu de la répartition des établissements sur le territoire, les enseignants résident dans tous types de territoire. Ils effectuent des trajets plus courts en kilomètres, mais plus longs en temps lorsqu’ils habitent dans des zones densément peuplées. Ainsi, les jeunes enseignants ont des temps de trajet plus longs que leurs aînés, notamment car ils résident plus souvent dans des zones urbaines.
À Paris, les enseignants résident majoritairement dans les arrondissements périphériques lorsqu’ils travaillent dans Paris. Parmi les enseignants qui vivent à Paris et travaillent dans un département francilien, un tiers se dirige vers un établissement de la Seine-Saint-Denis.

Extrait de education.gouv.fr de juin 2019

EXTRAITS

[...] Des temps de trajet plus longs pour les enseignants des établissements en éducation prioritaire
La moitié des enseignants en établissement classé en éducation prioritaire (REP-REP+) habitent dans une commune située à plus de 17 minutes de la commune de leur école, 22 minutes si c’est un collège. C’est un peu plus que pour les enseignants dans un établissement public hors éducation prioritaire qui font un trajet médian de 12 minutes en école et de 19 minutes en collège. Ce résultat est à mettre en regard de la localisation prépondérante des établissements en REP-REP+ en zones densément peuplées. En effet, la distance médiane est plus basse en REP-REP+ qu’hors éducation prioritaire dans le premier degré (6,4 kilomètres contre 6,6 kilomètres), mais surtout dans le second degré (9,4 kilomètres contre 11,4 kilomètres). De plus, les enseignants en REP-REP+ résident tout aussi fréquemment dans la commune de leur établissement que les autres enseignants, voire plus souvent pour les enseignants en collège.

[...] Un tiers des déplacements domicile-travail des enseignants résidant à Paris et travaillant dans un département francilien, en direction de la Seine-Saint-Denis
Parmi les enseignants, 2 % effectuent leur déplacement domicile-travail dans Paris
 ; figure 9. Pour ces derniers, des temps de trajet ont été calculés dans Paris intra-muros à pied et/ou en transport en commun à partir des adresses de domicile et d’établissement des enseignants. Ces déplacements sont plus longs que pour l’ensemble des enseignants : 22 minutes dans le premier degré public, 16 minutes dans le premier degré privé. Dans le second degré privé et public, ils mettent environ
25 minutes pour rejoindre leur établissement.
Les enseignants parisiens résident majoritairement dans les arrondissements
périphériques (13e, 15e, 18e, 19e et 20e) sauf dans le 16e où le nombre de flux entrants pour travailler est le plus conséquent. C’est également le cas des arrondissements centraux, où le nombre de flux entrants est plus important que les sortants et les intra-arrondissements. Dans les arrondissements périphériques, une grande proportion des enseignants résident et travaillent dans le même arrondissement.
Les enseignants effectuant des déplacements entre Paris et l’Île-de-France représentent 3 % de l’ensemble des enseignants. Ils sont 11 700 à habiter à Paris et à travailler dans un département de l’Île-de-France. 9 000 navetteurs font le chemin inverse, c’est-à-dire qu’ils résident dans un département de la petite et grande couronne et travaillent dans un établissement parisien. Sur ces 9 000, près de huit enseignants sur dix viennent d’un département de la petite couronne (92, 93 ou 94). Parmi les enseignants vivant à Paris et travaillant dans un établissement francilien, un tiers se dirigent vers le département de la Seine-Saint-Denis. Ils sont moins nombreux à travailler en grande couronne (25 %), qu’en petite couronne (75 %).

 

Voir au milieu de la colonne de gauche la liste des MOTS-CLES de cet article,
en particulier le mot-clé du groupe 3 : *Enseignant (Métier) (gr 3)/

Voir en haut de la page le chemin de la RUBRIQUE de cet article : Enseignants (Rapports officiels et Etudes)
(Note du QZ : Cette rubrique porte le numéro 1. Faut-il y voir une priorité accordée par l’OZP au métier enseignant ? D’autant plus que le site OZP ne comprend pas de rubrique ni de mot-clé spécifiques pour le métier d’élève... :-)

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