> 6 - ACTEURS /POSITIONS > POSITIONS > Positions syndicales > Budget : les réactions syndicales. Selon le SNUipp, faute de nouvelles (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Budget : les réactions syndicales. Selon le SNUipp, faute de nouvelles créations de postes, "les élèves de REP+ en CP dédoublé cette année se retrouveraient dans un CE1 « ordinaire » à la rentrée prochaine"

2 octobre 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Budget : l’école primaire, une priorité au rabais
Pour la première fois depuis six ans, le budget de l’Education nationale ne bénéficiera d’aucune création de postes.

Avec l’ajout notable de la mission « jeunesse et vie associative », il franchit certes
la barre symbolique des 50 milliards hors pensions, mais les acrobaties de
présentation peinent à masquer un manque cruel d’ambition.

Si 3 881 créations de postes devant élèves sont bien annoncées pour le premier degré, ces créations proviennent des recrutements effectués en 2017.
Elles seront financées au détriment des collèges et des lycées qui vont subir la suppression de 2 600 postes d’enseignants et de 200 postes de personnels
administratifs.

Ce budget en trompe l’œil camoufle l’absence globale de création de postes.
La priorité au primaire claironnée par le ministre aura donc bien du mal à se concrétiser et se concentrerait sur le seul dédoublement des CP en REP qui coûtera 3 400 postes. Les élèves de REP+ en CP dédoublé cette année se retrouveraient ainsi dans un CE1 « ordinaire » à la rentrée prochaine, alors que l’efficacité des effectifs réduits suppose de la continuité.

L’absence de locaux disponibles, bien réelle par ailleurs, sert de prétexte
à l’insuffisance des moyens créés pour dédoubler l’ensemble des 12 000 classes de CP et CE1 en éducation prioritaire.
L’essentiel des créations étant consacré au dédoublement, comment dès
lors abaisser le nombre d’élèves dans les autres classes, enrayer les problèmes de remplacement, abonder les postes de Rased, poursuivre le dispositif prometteur
du « Plus de maîtres », développer la scolarisation des moins de trois ans et
remet tre en place une véritable formation des enseignants ?

Cerise sur le gâteau et pour la première fois depuis 2011, le nombre de postes
offert au concours 2018 du premier degré baisserait de 2161.
C’est un changement de cap majeur qui hypothèque des recrutements en nombre suffisant pour la rentrée suivante

Extrait de snuipp.fr du 29.09.17 : Budget : l’école primaire, une priorité au rabais

 

Communiqué SNES
Budget 2018
Retour des suppressions d’emplois dans le second degré

Les grandes orientations du PLF 2018 ont été rendues publiques. Dans le second degré notre ministre exprime tout son art de la soustraction invisible : les suppressions de postes sont à l’ordre du jour.

2600 emplois de stagiaires sont supprimés alors que, depuis 2009, les effectifs d’élèves ne cessent de croître1. L’argumentation du ministre est cynique : il évoque la prise en compte du « niveau réel des recrutements en 2017. [Une] diminution [qui]n’aura pas d’impact sur les moyens d’enseignement, qui seront stabilisés dans le 2nd degré public et privé »

Le métier traverse une très grave crise de recrutement, notamment du fait sa perte d’attractivité en termes de salaires et de conditions de travail, et la seule réponse qui est donnée est de rayer d’un trait de plume des emplois que l’on n’a pas réussi à pourvoir ! Une telle déclaration constitue un renoncement face à la crise du recrutement mais va également aggraver la situation avec un nombre de postes en diminution dans les concours dont on sait que c’est un mauvais signal donné aux étudiants.

Le ministre indique que « les moyens d’enseignement seront stabilisés » . Un tour de passe-passe :est-ce à dire que les emplois supprimés seraient transformés en heures supplémentaires à prendre en charge par les personnels en poste ? La réalité sur le terrain, ce sera une dégradation dans les établissements alors que les classes à 30 en collège et à 35 en lycée deviennent la norme, que le potentiel de remplacement a été laminé et que les personnels sont sommés d’accepter toujours plus d’ heures supplémentaires.

Tout cela est la traduction d’une politique purement comptable, dont l’objectif unique reste la réduction de la dépense publique, sans que l’investissement dans la formation de la jeunesse soit à la hauteur des enjeux de lutte contre les inégalités sociales et d’élévation du niveau de qualification.

Le SNES-FSU continue de demander une programmation des créations d’emplois sur la durée et des mesures pour enrayer la crise du recrutement. N’en déplaise au ministre, le budget 2018 pour le second degré est un très mauvais signal qui plombe l’avenir. [...]

Extrait de snes.edu du 28.09.17 : Communiqué

 

Philippe Tournier : « Les personnels de l’éducation veulent oublier les polémiques »

Philippe Tournier est secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN-UNSA)

[...] Redoutez-vous une réorientation budgétaire du secondaire vers le primaire ?
C’était déjà annoncé en 2007, puis en 2012... D’évidence, l’enseignement primaire est sous-financé en France, mais dans son cadre actuel, l’enseignement secondaire ne peut guère coûter moins cher. Réduire son coût obligerait à le réformer drastiquement, mais cela se heurterait vite à la réalité d’une marge de manœuvre très faible en matière de gestion des ressources humaines. Même si on ne créait plus aucun poste dans le secondaire, il faudrait très longtemps avant que cela aboutisse à un rééquilibrage massif. Le seul moyen d’un rééquilibrage massif et rapide est l’apport de ressources supplémentaires.

Extrait de lalettredeleducation.fr : Philippe Tournier. Les personnels

 

Sur le site OZP (les articles sont classés chronologiquement jusqu’en 2004, et parfois un peu au-delà) :

le mot-clé Position syndicale (gr 3)/ (670 articles)

le mot-clé *Dédoublements CP-CE (et GS) (gr 5)/

Répondre à cet article