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Claude Lelièvre et l’avenir du Plus de maîtres que de classes

11 mai 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Claude Lelièvre, Historien de l’éducation

La refondation dans la refondation ?

[...] Il se situe ainsi dans la continuité de ce qui a été défini comme le « cœur de la refondation » par la priorité qu’il accorde aux « fondations », au « primaire ». Mais dans une continuité relative si l’on regarde de près ses modalités concrètes , notamment sa ’’proposition phare’’ telle qu’il l’a énoncée lors du débat de l’entre-deux-tours : « Dans les ZEP, je veux qu’on réduise le nombre d’élèves par classe en CP et CE1 , 12 élèves par classe, 12000 postes d’enseignants ».

C’est sans doute un bon slogan de campagne électorale, qui peut attirer et fixer l’attention. Mais cela pose aussi sans doute plus de problèmes que de solutions effectives. S’il s’agit de classes de 12 élèves, cela pose la question du dédoublement des salles de classes (apanage des communes). Surtout, cela fermerait la voie à la co-intervention (à la base du dispositif ’’plus de maîtres que de classes’’ qui a commencé à être mis en place durant le quinquennat précédent et qui apparaît le plus souvent intéressant). On peut aussi noter qu’avoir deux enseignants permet non seulement de mieux différencier et d’apporter des réponses aux difficultés propres à chacun, mais amène aussi ces mêmes enseignants à échanger et à co-élaborer leurs séquences et leur travail.

Selon l’équipe ’’éducation’’ d’Emmanuel Macron (avec sa cheville ouvrière Anousheh Karvar, toujours aussi ’’ministrable’’) la ’’mesure phare’’ d’Emmanuel Macron se mettrait en place progressivement : en septembre, en CP, dans les REP+ et une partie des REP par redéploiement des 5000 postes consacrés au « plus de maîtres que de classes » créés sous le quinquennat précédent. Ensuite, les recrutements seraient fléchés sur ce dispositif pour les rentrées 2018 et peut-être 2019, avec financement pour la création de 5000 postes ( cf « Le Monde. La Lettre de l’éducation n° 918). Mais pourquoi, comme l’a souligné une note récente du Centre Alain Savary, mettre fin une fois de plus (à l’instar de ce que fait trop souvent le politique) à une innovation avant même qu’on puisse vraiment apprécier ce qu’elle génère ?
[...]

Extrait de blogs.mediapart.fr du 09.0517 : La refondation dans la refondation ?

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