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Un long entretien en deux parties avec un enseignant en classe d’accueil pour enfants d’immigrés non-francophones ("les dispositifs d’accueil sont très souvent situés dans les Rep"), in Questions de classe(s)

16 septembre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Enseignant dans les dispositifs d’accueil pour les élèves migrants depuis 15 ans et membre du collectif d’animation de Questions de classe(s), Grégory Chambat revient dans cet entretien en deux parties sur la situation de la scolarisation de ces élèves d’un point de vue administratif et historique (1ère partie) mais aussi d’un point de vue pédagogique, dans le concret du vécu des établissements scolaires (2ème partie).

Extrait de questionsdeclasses.org du 12.09.15 La scolarisation des enfants migrants : enjeux sociaux et perspectives historiques (1ère partie)

 

Q2C - Malgré toute la bonne volonté des enseignants, ce n’est pas évident de s’adapter à toutes ces contraintes quand beaucoup de jeunes collègues arrivent chaque année sans expérience (les dispositifs d’accueil sont très souvent situés dans les Rep). Comme tu le vois, les mots « surcharge », « difficulté », « contraintes » et d’autres reviennent souvent... Qu’en penses-tu ? Comment transformer ces « contraintes » en plaisir partagé ?

G. C. - Administrativement, on ne peut pas s’attendre à ce que tout les élèves soient là le 1er septembre, c’est bien au rectorat d’anticiper le fait que lorsqu’il y a une structure d’accueil dans un établissement, il faut de la place dans les classes de rattachement. Je vis cette situation dans mon collège : avec 29 élèves en 6ème cette année, il n’y aura aucun accueil sur ce niveau. Il faudrait un volant supplémentaire pour les DHG (Dotations horaires des établissements) dans le secondaire par exemple.

G. C. - Comme d’habitude le point de vue de Claude Lelièvre est particulièrementr pertinent et stimulant, tout comme le livre de Marie-Rose Moro qu’il évoque et qu’il faut lire (Marie-Rose Moro Enfants de l’immigration, une chance pour l’école, Bayard 2012).

Je ne sais pas s’il faut parler de « chance », en tout cas ces enfants nous forcent à porter un autre regard sur l’école, le système, l’institution. L’inclusion de ces élèves, qui a remplacé la notion d’intégration, renverse la perspective. Elle invite non pas à ce que ce soit l’individu qui s’adapte et s’intègre au système mais elle exige de l’institution que ce soit elle qui s’adapte à l’individu pour répondre à son rôle et sa mission : permettre à chacun d’étudier et de se réaliser.

Extrait de questionsdeclasses.org du 12.09.15 : Entretien : La scolarisation des enfants migrants, dans la classe et dans les établissements (2ème partie)

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